INTRODUCTION
Toutes les cellules de
l'organisme ont besoin d'un apport constant d'énergie afin de remplir leurs fonctions
spécifiques(contraction, sécrétion, synthèse, etc.) L'ingestion d'aliments
procure les substances de base à partir desquelles de l'énergie et de nouvelles
molécules pourront être obtenues. La plupart des aliments ne peuvent entrer
dans la voie sanguine et être utilisés par les cellules de l'organisme à moins
d'être dégrades en molécules plus simples. Le système digestif modifie les
aliments ingérés par des processus chimiques et physiques de façon à ce qu'ils
puissent finalement traverser la paroi du tube digestive et entrer dans les
systèmes sanguins et lymphatique. Le système vasculaire transporte ces
molécu1es d'orig1ne alimentaire vers le foie par la veine porte, puis les
distribue aux cellules de tout 1’organisme. Après leur entrée dans les cellules,
les molécules provenant des aliments digérés, peuvent être anabolisées
ressemblées en grosses molécules) en protéines, glucides et lipides on être
catabolisées (dégradées en petites molécules) afin d'être transformées en
énergie utilisable pour les activités de l'organisme.
Le
système digestif est constitué d'un tube appelé tube digestif, ou canal
alimentaire, qui s'étend de la bouche à 1’anus. Aussi longtemps que la
nourriture demeure à 1’interieur du tube digestif, elle est techniquement
considérée comme étant à l'extérieur de l'organisme. Afin d'entrer dans
l'organisme, les aliments doivent traverser la paroi du tube digestif. Les
sécrétions provenant des glandes salivaires, gastriques, intestinales, du foie
et du pancréas, se déversent dans le tube digestif et participent à la
digestion de la nourriture.
Les
activités du système digestif peuvent être divisées en six processus
fondamentaux:
1. Ingestion de la nourriture par
la bouche
2. Mouvement des aliments le long
du tube digestif.
3. Préparation
mécanique des aliments pour la digestion.
4. Digestion chimique des
aliments.
5. Absorption
des aliments digérés dans les systèmes circulatoire et lymphatique.
6.Eliminition des substances non digestibles, et
des déchets par la défécation.
1. ANATOMIE DU SYSTEME DIGESTIF.
A partir de
l'œsophage et ceci jusqu'à l'anus, la paroi du tube digestif se compose d'une
structure de base comportant quatre couches (tuniques). Cependant, à
l'intérieur des diverses régions du tube digestif, on retrouve des
modifications significatives de cette structure de base.
a). Tunique muqueuse
La tunique muqueuse est une muqueuse qui
tapisse l’intérieur du tube digestif. Elle est constituée de trois couches:
1, Une couche formée d’un un épithélium cylindrique simple (épithélium
pavimenteux stratifie dans la bouche et œsophage) qui, est en contact avec le
bol a1imentaire.
2. Un chorion
composé de tissu conjonctif lâche auquel s'attachent les cellules épithéliales.
Généralement 1es vaisseaux sanguins, les ganglions lymphatiques et les petites
glandes sont localisées à l’intérieur de cette couche.
3.A
1'extérieur du chorion, il existe une mince couche de fibres musculaires lisses
appelées muqueuse musculaire.
b) Tunique sous‑muqueuse
Cette tunique est une couche épaisse composée de tissu conjonctif lâche.
On la retrouve en profondeur dans la muqueuse et elle contient des vaisseaux
sanguins et lymphatiques, des nerfs et dans certaines régions, des glandes.
c) Tunique musculaire
Dans la plupart des régions du tube digestif la tunique musculaire forme une double couche de tissu musculaire. Les fibres musculaires de la couche interne sont disposées en cercles, (transverse) au tour du tube digestif tandis que les fibres externes s'orientent longitudinalement, selon son grand axe. A plusieurs niveaux, les fibres circulaires s'épaississent pour former des sphincters; ces derniers contrôlent le mouvement des aliments d'une région du tube digestif à une autre. A la partie supérieure de l'œsophage et à la partie inférieure du rectum, la tunique musculaire se compose de muscles squelettiques (muscles volontaires, striées). Dans le reste du tube digestif on retrouve des muscles lisses (muscles involontaires). Les contractions rythmiques de ces muscles produisent le péristaltisme; ce mouvement sert à déplacer les aliments vers l'anus.
d) Tunique séreuse ou adventice
La tunique la plus externe du tube digestif se compose principalement d'une
couche de tissu conjonctif. Dans l'œsophage, cette couche conjonctive se mêle
au tissu conjonctif des structures avoisinantes et s'appelle l’adventice. Dans
le reste du tube digestif le tissu conjonctif est recouvert d'un épithélium
pavimenteux simple qui est en continuité avec le péritoine viscéral. La tunique
externe s'appelle alors la séreuse.
Plexus nerveux intraparietaux
Entre
les tuniques qui forment la paroi du tube digestif se trouvent des
interconnexions complexes de neurones constituant des plexus nerveux
intraparietaux. Ceux‑ci coordonnent la plupart des activités du tube et
rendent possible l'action des réflexes intratubulaires.
L’innervation intrinsèque du tube
digestif est assurée par les plexus entériques (plexus d'Auerbach et de
Meissner). Le plexus d’Auerbach assure la motricité des couches musculaires le
plexus de Meissner, celle de la sous muqueuse. Ces plexus sont reliés au
parasympathique.
La bouche est le premier
segment du tube digestif. C'est une cavité irrégulière dont la capacité varie
suivant que 1es mâchoires sont rapprochées ou plus ou moins écartées 1’une de
l’autre.
La
cavité buccale est divisée par 1es arcades gingivo- dentaires en deux parties,
l’une, périphérique, on vestibule de la bouche, l’autre centrale, ou cavité
buccale proprement dite.
a/‑Vestibule de la bouche
Le vestibule de la bouche est un espace incurvé en forme de fer à
cheval, compris entre les arcades alvéolo‑dentaires d'une part, les
lèvres et les joues d'autre part. La cavité vestibulaire s'ouvre à l’extérieur
par l'orifice buccal. Elle est tapissée par la muqueuse buccale qui prend sur
les arcades alvéolaires le nom de gencives.
La paroi externe ou jugale de la cavité
vestibulaire présente à la hauteur du collet de la première où de la deuxième
grosse molaire supérieure, l'orifice buccal du canal de Stenton (ou la glande
parotide débouche).
La cavité vestibulaire communique avec la cavité buccale proprement dite
par les espaces inter dentaires et par un assez large intervalle compris entre
le bord antérieur de la branche montante, du maxillaire et les dernières
molaires. Cet intervalle est assez grand pour livrer passage à une sonde
destine à faire pénétrer des matières alimentaires ou médicamenteuses dans la
cavité buccale proprement dite, quand le malade ne peut ouvrir la bouche.
b/‑ Cavité buccale Proprement dite,
La cavité buccale proprement dite est limitée en avant et sur les côtés
par les arcades gingivo‑dentaires que nous venons d'étudier en haut par
la voûte palatine, en bas par le plancher buccal sur lequel la langue fait
saillie. En arrière, la cavité buccale communique avec le pharynx par un
orifice l’isthme du gosier, circonscrit par le voile du palais en haut, les
piliers antérieurs du voile sur les côtés, et la base de la langue en bas.
VOUTE PALATINE.‑ La voûte palatine est bordée en avant et sur les
côtés par l'arcade gingivo‑dentaire supérieure. Elle se continue en
arrière, sans limites bien précises, avec le voile du palais.
PLANCHER BUCCAL.‑ Nous distinguerons au plancher buccal deux
parties: 1. la langue que nous décrirons brièvement ici.
1.La langue est un organe charnu mobile saillant dans la cavité buccale.
Elle est constituée par: un squelette, des muscles qui lui confèrent sa
mobilité, enfin une muqueuse qui contient les récepteurs sensoriels de la
gustation:
1.Le squelette est formé par l'os hyoïde et par une membrane fibreuse
très résistante fixée à l'os hyoïde et donnant insertion aux muscles de la
langue :
2.Les Muscles se sont eux qui confèrent à la langue sa grande mobilité;
celle‑ci joue un rôle dans la mastication, la déglutition et la
phonation;
3.La muqueuse de la langue est caractérisée par la présence des organes
du goût, les papilles gustatives. Celles‑ci sont disséminées sur toute la
surface de la langue; elles seront étudiées avec les organes des sens.
2.
le sillon alvéolo‑lingual; compris entre la langue et l'arcade dentaire
inférieure.
b.) Dentition Les dents sont des organes de consistance très dure, de coloration
blanche, implantés sur le bord alvéolaire des maxillaires.
CARACTERES
GENERAUX Chaque dent se compose de trois parties: la racine incluse dans
l’alvéole, la couronne qui fait saillie hors du bord alvéolaire, le collet par
lequel la racine s’unit à la couronne. De plus elle est creusée d’une cavité
centrale dite cavité pulpaire, qui s’ouvre par un creusé au sommet de la
racine.
La cavité
pulpaire contient la pulpe de la dent composée d’un tissu conjonctif rougeâtre
et d'une ramification des vaisseaux et nerfs dentaires correspondants. La
cavité pulpaire est entourée par une substance dure, de couleur jaune, appelée
dentine ou ivoire. L'ivoire est lui-même recouvert sur la couronne par un tissu
transparent, plus dur encore que 1’ivoire, l’émail et sur la racine par un
tissu restant jaune, opaque, le cément.
Caractères particuliers des différentes catégories de dents:
On divise des dents d'après leur forme
particulière, en incisives, canines, petites, molaires ou prémolaires et
grosses molaires.
1 INCISIVES.
Les
incisives sont au nombre de quatre pour chaque mâchoire. Les incisives
supérieures sont plus grandes que les inférieurs.
2. CANINES.‑ La racine
des canines supérieures est plus longue que celle des inférieures et légèrement
déviée en dehors. Les canines sont placées en dehors des incisives et sont au
nombre de deux par mâchoire
3.
PREMOLAIRES OU BICUSPIDES.‑ Les
prémolaires sont au nombre de quatre par mâchoire et placées en arrière de la
canine. On les distingue dans chaque demi‑machoire en première et
deuxième prémolaires, en allant d'avant en arrière.
4. GROSSES MOLAIRES.‑ Les grosses
molaires supérieures ont trois racines: deux externes et une interne. Les
grosses molaires inférieures n'ont que deux racines 1’une intérieure, l'autre,
postérieure.
On compte dans chaque demi‑machoire
trois grosses molaires qui sont désignées sous les noms de première deuxième et
troisième molaires, en allant d'avant en arrière. La troisième grosse molaire,
toujours plus petite que les autres, est appelée dent de sagesse.
Le périoste ou ligament alvéolo‑dentaire est formé de fibres
tendues des parois de l'alvéole au cément de la racine. Il est en continuité
avec la couche profonde de la gencive.
La gencive enserre le collet de la dent. La muqueuse gingivale se
dédouble en effet autour de l'orifice de l'alvéole en deux lames: l'une,
profonde, constitue le périoste alvéolo-dentaire; l'autre, superficielle, monte
sur 1a partie extra-alvéolaire de la racine jusqu'au collet et lui forme une
gaine très adhérente.
Arcades dentaires.‑ Les dents implantées sur les maxillaires
dessinent deux courbes paraboliques, les arcades dentaires.
DENTS TEMPORAIRES
ET DENTS PERMANENTES. Le nombre des dents varie au cours de l'évolution. Chez
l'enfant de trois à cinq ans, on compte vingt dents: huit incisives, quatre
canines et huit prémolaires. Ces dent tombant de la sixième à la onzième année
et sont appelées pour cette raison dents temporaires ou dents de lait.
A cette première dentition temporaire succède une deuxième dentition
permanente comprenant vingt dents de remplacement des dents temporaires et
douze grosses molaires.
Vaisseaux
et nerfs, des gencives et des dents. – Les artères provenant de l'alvéolaire du
rameau dentaire de la sous‑orbitaire pour la mâchoire supérieure du
dentaire inférieur pour la mâchoire inférieur. Les dents de la mâchoire
supérieure sont innervées par les nerfs dentaires postérieurs, moyen et
antérieur, branches du maxillaire supérieur ; celle de la machoire
inferieur par le nerf dentaire inférieure branche du maxillaire inférieure.
La carie dentaire
C’est
la lésion de la dent la plus courante. Attaquant l’émail et 1’ivoire, elle
ronge les dents pour laisser les cavités dentaires qui nécessite un plombage.
Probablement la formation des caries est multifactorale.
1.
Il y a un rôle essentiel a l’action des acides formés avec la fermentation de
la nourriture colle entre les dents. Ceux‑ci attaqueraient l'émail des
dents et y favoriseraient l’établissement des germes présents dans la cavité
buccale.
2.L’infection
des dents est important. Il y a une action combiné des germes et des acides.
3.
La chélation, est une décalcification non acides. Elles peut provoquer
l'hydrolyse de la fraction organique de l'émail.
C’est
au cours de la mastication que les aliments sont imprégnés de la salive dans la
cavité buccale. La salive facilite le glissement, contient une enzyme dégradant
l’amidon (amylase), et est bactéricide. La sécrétion est déclenchée par voie
réflexe à partir de la bouche des mouvements de mastication et des stimuli
psychiques. La quantité sécrétée
atteinte 1,5 1itre par glande.
La Parotide : la plus important avec un poids de 25 grammes en
moyenne. Elle se place en avant de l’oreille sur la branche montante de la
mandibule et du muscle masséter. A la partie antérieure de la glande, le
conduit parotidien, le canal de STENON se détache, long de 5 à 6cm avec un
calibre de 3 a 4 mm. Il chemine en dessous de l’arcade zygomaticomalaire en
superficie du muscle massetère et du corps adipeux de la joue, perfore le
muscle buccinateur en avant du muscle masséter s'abouche dans le vestibule en
regard de la 2è molaire supérieure (papule parotidienne). La glande est
entourée par 1’apovneurose parotidienne et contienne le nerf faciale (VII) a
son interieur. Les artères de la parotide sont les branches de la carotide
externe et de l’auriculaire postérieur.
La Glande sous-maxillaire : est
située a l’angle du mandibule. Grosse comme une amande elle pesse 7 grammes. La
glande sous‑maxillaire est contenue dans une excavation ostéo‑musculo‑aponévrotique,
appelée log sous‑maxillaire. Le canal excréteur de la glande sous‑maxi11aire
appel canal de Wharton est un conduit long de 4 a 5 cm et large de 2 a 3 mm.
Les artères de la glande sous‑maxillaire viennent de la faciale et de la
sous‑mentale.
‑La glande sublinguale, est située dans le plancher buccal. Elle
est allongée et elle pèse environ 3 grammes et mesure 3cm de longueur, 15mm de
hauteur et de 7 à 8 mm de largeur. La glande sublingual est une agglomération
de glandules et possède autant de canaux excréteurs (canal de Bartholin, canaux
de Walther) qu i1 y a de petites glandes dans ce groupement. Les artères sont
fournies par la 1inguale.
C’est un tuyau suspendu à la base du crane, d'une longueur de 12 a 15cm
en arrière des fosses nasales de la
cavité buccal et il communique avec le larynx et 1'oesophage. Le diamètre est
de 4 a 5cm en moyenne. Sa description détaillée a été faite dans le Système
Respiratoire.
C'est un conduit
musculo-membraneux, qui s'étend du pharynx à l'estomac, sert au transport du
bol a1imentaire. Chez l'adulte il a une longueur de 25 à 30 cm et la distance
entre les dents antérieures de la jonction oesophago‑gastrique est de
40cm environ. L'œsophage comporte, 3 rétrécissements le rétrécissement
supérieur à la hauteur du cartilage cricoïde, il à une fonction d'occlusion et
représente l'endroit le plus rétréci de l'œsophage (14cm). Le rétrécissement
moyen ou aortique est déterminé par le croisement avec la crosse aortique. Le
rétrécissement inférieur ou diaphragmatique, correspond à l'orifice œsophagien
du diaphragme, il se relâche pendant la déglutition. Les couches de la paroi
œsophagienne sont analogues à celles du reste du tube digestif c'est‑à‑dire
la sous‑muqueuse, muqueuse, la musculeuse et l'adventice. On distingue 3
portions au niveau de l’œsophage:- cervicale ‑ thoracique ‑
abdominale.
Lors de sa
traversée diaphragmatique, l'œsophage est accompagné en avant par le nerf vague
gauche, en arrière par le nerf vague droit qui forment le plexus œsophagien. La
portion abdominale longue de 1 a 3 cm se continue avec le cardia, orifice
supérieur de l'estomac. La pression abdominale y joue un rôle de sphincter
fonctionnel du cardia.
IMPLICATION
CLINIQUE
La
dysphagie
La dysphagie est un gène à la déglutition
(difficulté d'avaler). Elle peut traduire tout obstacle organique ou
fonctionnel du pharynx jusqu'au cardia. La dysphagie se fait d'ordinaire sentir
d'abord pour les solides, puis les aliments pâteux, enfin les liquides. Elle
est le signe majeur de la pathologie œsophagienne.
C'est
toujours la première manifestation du syndrome œsophagien constitué par la
triade: dysphagie, régurgitation (rejet d'aliments mastiqués mais non digérés)
et sialorrhée (exagération de la sécrétion salivaire).
L’estomac est un segment dilaté du tube
digestif, intermédiaire à l'œsophage et au duodénum. Dans l’estomac le bol
alimentaire se décompose chimiquement par le suc gastrique en formant le chyme
qui est brassé dans l’estomac et évacue par intermittence. (C’est ce qu’on voit
avec les vomissements ordinaires). La grosse tubérosité a cote de l’œsophage
est le fundus. Les murs sont les grandes
et petites courbures. L’estomac termine
par sa partie pylorique qui après une portion dilatée, l’antra, se termine par
le sphincter du pylore.
La capacité gastrique est plus
au moins 120 a 1600 ml. Avec une longueur de 25cm, largeur de 10 a 12 cm. La séreuse de l’estomac ou péritoine se
distingue en un feuillet viscéral adhérent aux viscères et un feuillet pariétal
recouvrant la paroi de la cavité abdominale.
La tunique musculaire est la
composante motrice de l’estomac, elle se construit à partir des fibres
musculaires lisses qui comme ailleurs dans les intestins forment une couche
annulaire interne et une couche longitudinale externe ainsi qu’une couche
oblique (dans l’estomac seulement) entre les deux. Les plexus nerveux
d’Auerbach et Meissner se trouve entre les muscles comme ailleurs.
C’est au niveau de la
muqueuse gastrique qu’est secrète la pepsinogene, enzyme protéolytique qui est
activé par l’acide chlorhydrique (pH 1,5 – 2) est transformé en sa forme
active, la pepsine. Elle produit le facteur intrinsèque qui permet l’absorption
de la vitamine B12. La surface de la
muqueuse montre les plis gastriques, de nombreuses fossettes punctiliformes ou
allongés appelées cryptes muqueuses de l’estomac. Dans chaque crypte
s’abouchent plusieurs glandes gastriques qui secrètent du mucus pour protéger
la muqueuse de sa propre digestion.
La sécrétion du suc gastrique se distingue
en 2 phases :
La sécrétion nerveuse,
déclenchée par le nerf vague est déterminée par des influences sensorielles
(goût, odorat, vision). Elle se produit
également au niveau de l’estomac vide ; la section du nerf vague le fait
disparaître.
La sécrétion gastrique stimulée
par la prise de nourriture, se déclenche quand les aliments arrivent dans
l’estomac. Elle est déterminée par des
hormones (gastrine) qui sont secrétées au niveau de la partie pylorique.
IMPLICATION CLINIQUE
Ulcère gastro-duodenale
L’ulcère gastroduodenal est une perte de substance localisée en un ou
plusieurs endroits de l’estomac ou duodénum.
L’ulcère résulte du déséquilibre local entre deux facteurs
opposés : les réactions de défense de la paroi gastrique avec sa sécrétion
de mucus et les processus destructifs de sécrétion acide et enzymatique qui met
en contact cette même paroi l’acide chlorhydrique et la pepsine.
Le traitement classique est de supprimer l’acide (soit par les antiacides,
soit par les anti-sécréteurs etc.) mais aujourd’hui on admet l’importance des
petites brèches dans la muqueuse provoque par une bactérie – helicobacter
pylori.
Le tri thérapies (association
d'un anti-sécrétoire et de deux antibiotiques) permettent actuellement
d'obtenir des taux d'éradication supérieurs ou égaux à 85 %.
L'intestin grêle est un segment du tube digestif, mesurant en moyenne 7m
de long, à peu près cylindrique, allant du pylore au gros intestin.
On distingue à l'intestin grêle deux parties
principales: une partie relativement fixe, le duodénum et une partie mobile, le
jéjuno-iléon.
a/‑ Le duodénum
C'est la partie initiale de 1’intestin grêle.
Ce segment du tube digestif est enroulé en forme d'anneau autour de la tête et du col du pancréas et profondément
situé sur la paroi abdominale postérieure, en avant de la colonne vertébra1e et
des gros vaisseaux prévertébreux.
Le duodénum commence au pylore et son origine est indiqué par le sillon
duodéno‑pylorique. Il finit en formant avec la partie mobile de
l’intestin grêle un angle appelé angle duodéno‑jejunal (angle de Treitz).
La longueur de duodénum est de 25 cm.(ou 12 pouces d’ou vienne le nom de
« duoden ») On distingue au duodénum quatre portions
-une
première portion (portion sous hépatique) oblique en arrière, en haut et un peu
à droite;
-une
deuxième portion descendante (ou pré rénale) et verticale;
-une troisième portion (portion horizontale) dirigée horizontalement de
droite à gauche,
-une quatrième portion ascendante, à peu près verticale, un peu penchée
vers la gauche et qui se termine à l'angle duodéno‑jéjunal.
La
grande caroncule est une saillie conique mesurant de 5 à 10mm de longueur et de
5 à 6mm de largeur. Elle est creusée d’une cavité appelée ampoule de Vater. Au
fond de l'ampoule s'abouchent le canal cholédoque et le canal de Wirsung (du
pancréas).
La petite caroncule (qui n’est pas toujours présent) est une saillie
également conique, de 1 à 3 mm de hauteur, située à 3 cm environ au‑dessus
et un peu en avant de la grande caroncule. Le sommet de la petite caroncule est
occupé par l'orifice d'abouchement du canal de Santorini (du pancréas).
b/‑ Jéjuno-Iléon
Le
Jéjuno-Iléon s'étend du duodénum au gros intestin. Il commence à l'angle
dùodéno‑jéjunal et se termine dans le côlon ascendant.
Sa longueur est d'environ 6.5 m
et son calibre est de 3 cm au niveau de l'angle de treitz et diminue
graduellement jusqu'au gros intestin (2 cm). Le jéjuno‑iléon décrit
environ 15 à 16 grandes flexuosités appelées anses intestinales.
On
trouve dans le jéjuno‑iléon des plaques de Peyer. Ce sont des amas de
follicules des lymphocytes clos qui siègent particulièrement dans la deuxième
moitié de jéjuno-iléon et le long du bord libre de l’intestin. Ils servent dans
l'immunité.
d/‑ Le
mésentère:
Le
mésentère est un long méso péritonéal qui relie le jéjuno‑iléon à la
paroi.
Le contenu du mésentère: on
trouve entre les deux feuillets péritonéaux du mésentère:
-l'artère mésentérique supérieure, ses branches intestinales et leurs
ramifications.
-
La grande veine mésentérique, les ganglions lymphatiques, le plexus nerveux et
de la graisse.
Les lymphatiques qui sortent de la paroi du
jéjuno‑iléon sont les chylifères d'Asellius.
IMPLICATION
CLINIQUE
Occlusion
intestinale
C‘est
un blocage total et durable de l’intestin entraînant un arrêt des selles et
surtout des gaz. L'arrêt des matières et des gaz peut être du soit à un obstacle
qui gène leur progression dans la lumière intestinale (occlusion mécanique);
soit à un trouble de la motilité intestinale (Occlusion fonctionnelle).
Les occlusions mécaniques sont les plus fréquentes :
Les occulsions fonctionnelles sont liés
à. un trouble de la motricité intestinale a l'absence de tout obstacle
mécanique. A l’origine de ces occlusions fonctionnelles intervient un
dérèglement du système nerveux moteur, ou les troubles hydro électrolytiques ou
toxiques.
Les conséquences des
occlusions est la triade de vomissements, constipation et ballonnement
abdominale (métiorisme) à cause d’une diminution des capacités d’absorption.
Le
gros intestin est la dernière partie du tube digestif. Il s’étend du
jéjuno-iléon a 1’anus.
Le
jéjuno-iléon ne se débouche pas a l’extrémité même du gros intestin mais un peu
au-dessous de cette extrémité. Il en
résulte la formation au‑dessous de l’orifice de communication entre
l'intestin grêle et le gros intestin, d'un cul‑de‑sac, le cæcum. Au
cæcum fait suite le colon. Celui ci
monte d’abord verticalement jusqu'à la face inférieure du foie (Colon
ascendant); là, il se coude (angle droit ou hépatique du côlon) et se porte à
peu près transversalement de droite à gauche, jusqu'à l'extrémité inférieure de
la rate (angle gauche ou splénique) descend verticalement jusqu'à la fosse
iliaque gauche (côlon descendant); au‑dessous du côlon descendant, le
gros intestin se porte à travers la fosse iliaque gauche et le petit bassin
jusqu'à la hauteur de la troisième vertèbre sacrée, en décrivant des
flexuosités de forme et d'étendue variable (colon ilio‑pelvien ou
sigmoïde); enfin, le côlon illo‑pelvien se continue par le rectum qui
s'ouvre à l'extérieur par l'orifice anal.
La longueur du gros intestin est
en moyenne de 1,60m. Son calibre diminue du cæcum, à l'anus. C'est ainsi que
son diamètre mesure de 7 à 8 cm à l'orifice du côlon ascendant, 5cm sur le
côlon transverse et de 3 à 5 cm sur le côlon iliaque. A nouveau, le gros
intestin augmente un peu de calibre sur le côlon pelvien et présente, à la
hauteur du rectum une dilatation, l'ampoule rectale.
Le gros intestin se distingue de l'intestin grêle
par 4 caractères principaux:
1.Il
est plus volumineux que l'intestin grêle
2.i1 est parcouru
dans toute sa longueur par des bandelettes musculaires longitudinales, appelées
tænia
3. dans
l'intervalle des bandelettes, le côlon présente des bosselures séparées par,
des si11ons transversaux.
4.le
long des bandelettes longitudinales s'implantent de petits corps graisseux
appelés appendices épiploiques.
L'appendice vermiculaire est
un prolongement du cæcum qui naît de sa paroi interne à 2 ou 3 cm au‑dessous
de l'orifice iléo-cæcal. Il mesure environ de 7 à 8 cm de longueur et de 7 à 8
mm de diamètre. Il a généralement la forme d’un tube cylindrique.
L'appendice se dispose par
rapport au cæcum, d'une manière fort variable. Le plus souvent, il descend le
long de la face médiale du cæcum (situation normale ou descendante);‑
parfois, il se porte suivant une direction oblique ou transversale soit sur la
face antérieure du cæcum (situation pré-cæcale), soit sur sa face postérieure
(situation rétro‑caeco‑colique);parfois, encore, il contourne de
gauche à droite le fond du cæcum et monte sur sa face latérale (situation
sous-cæcale);tantôt, enfin, il se 'porte, obliquement ou transversalement en
dedans au‑dessous de l'iléon (situation interne).
Quand le cæcum et l'appendice sont en situation
normales celui‑ci répond d’après MacBurney, sur la paroi en un point qui
occupe le milieu d’une ligne menée de l’épine iliaque antero-superieur droite a
l’ombilic (point de MacBurney).
Il y a une artère appendiculaire qui passe en arrière
de l’iléon.
IMPLICATION
CLINIQUE
L’appendicite
aiguë.
L’appendicite
aiguë est l’inflammation subite de l’appendice.
Elle est reconnue sur l’association : - d’une douleur spontanée de
l’ombilic qui passe à la fosse iliaque droite avec nausée parfois vomissements
et constipation. Les signes généraux sont discrets : fièvre 38, pouls
accéléré.
L’inflammation de l’appendice
est attribuée en grande partie à l’obstruction de son lumière, qui rend le
drainage difficile si bien que les germes se multiplient sur place et
provoquent l’ulcération puis l'infection des parois, des compromis de la
circulation sanguine et sans opération la perforation. Cette obstruction peut
être due à divers facteurs: petites mucosités, vers intestinaux, longueur
excessive de l’appendice, petit corps étranger etc.
Colon Ascendant: Il est compris entre
le cæcum et, l'angle droit ou hépatique du colon. Il mesure de 8 à 15 cm de
longueur et communique avec l'iléon par un orifice situe au‑dessus de la
paroi interne du cæcum. Cet orifice ileo‑colique est muni d’une valvule
iléo‑colique ou valvule de Bauhin.
Colon transverse: Il s'étend de droite
à gauche, du colon ascendant au côlon descendant. Sa longueur varie entre 40 et
80cm.
Le grand épiploon : Le côlon transverse est relié à l'estomac par
un relie péritonéale appelé grand épiploon, ou épiploon gastro‑colique.
Le grand épiploon descend de l'estomac vers le bassin en avant de l’intestin et
en arrière de la paroi abdominale antérieure. 11 est irrégulièrement
quadrilatère on à forme d’un tablier. L’épiploon est très important pour
localise les infections dans l’abdomen et pour bouché les trous intestinaux.
Colon descendant: il commence à l'angle splénique du colon et se termine à la crête
iliaque, où il se continue avec le côlon pelvien. Sa longueur moyenne est de 12
cm. Dans 1a grande majorité des cas, le colon descendant est appliqué sur la
paroi abdominale postérieure par le péritoine qui revêt ses faces antérieures
et latérales.
Colon illo‑pelvien ou
sigmoide: Il s'étend de la Crète iliaque gauche, où il fait
suite au côlon descendant, à la troisième vertébré sacrée où il se continue
avec le rectum. On lui distingue deux parties : l'une, fixe, le côlon
iliaque et l'autre, mobile, le côlon pelvien ou anses sigmoïdes.
Le Rectum: c'est le segment terminal du tube
digestif. Il fait suite au côlon ilio‑pelvien et commence lorsque finit
le mesocolon, c'est‑à‑dire à la hauteur du corps de la troisième
vertèbre sacrée. Il se terminé à l'anus.
Vaisseaux et nerfs du gros intestin
a),Artères
Artères du côlon: elles proviennent de la mésentérique supérieure et de
la mésentérique intérieure.
Veines du côlon: elles sont disposées comme
les artères et se rendent à la veine porte.
Veines du rectum sont les veines
hemorroidales. Il existe un plexus
hemorroidal qui réalise ainsi une très importante anastomose entre les veines
de la grande circulation et la veine porte.
La
péritoine ou séreuse abdomino-pelvienne est la plus complexe de tout les
séreuses viscérales. Il est, en relation avec un grand nombre de viscères.
L=foie St=estomac C=colon P=pancréas I=intestin
Ces 2
feuillets, en parfaite continuité délimitent la cavité péritonéale, entièrement
close elle contient 50 à 100 cc de liquide séreux. On distingue 3 sortes de
replis : le meso. (mesentaire), le ligament et l’épiploon.
IMPLICATION
CLINIQUE
Péritonite aiguë
Inflammation
aiguë du péritoine, cette affection met toujours en jeu la vie du malade. L'énorme
surface de résorption que représente l'étendue de la séreuse péritonéale et la
richesse des plexus nerveux sous péritonéaux expliquent la gravite de la
péritonite aiguë. En effet, les produits toxiques élaborés par les germes sont
résorbés très vite, passent dans la circulation sanguine et lymphatique.
Les cause les plus
fréquentes des péritonites aiguës sont chez nous des perforations d'un viscère
en contenu septique comme dans la fièvre typhoïde et dans l’amibiase
intestinale, 1 'inflammation d'un viscère abdominal (appendicite aiguë non
traitée) et la présence des blessures abdominales (origine traumatique).

Le
foie est une volumineuse glande qui secrète la bile élabore du glycogène et
produit, par transformation du glycogène du sucre en glucose.
A.
Anatomie du foie
a)
Situation.‑ Le foie occupe la loge sous phrénique droite limitée par le
diaphragme en haut et en dehors, le côlon transverse et le mésocolon transverse
en bas, la région coelique en dedans. Cependant le foie déborde en dedans la
loge sous-phrénique, le foie occupe l'hypocondre droit et se prolonge dans
l’épigastre et dans l'hypocondre gauche.
b) couleur et
consistance Le foie est rouge brun.I1 a une consistance assez ferme et
cependant il est friable, fragile et se laisse déprimer par les organes
voisins.
c)Poids et dimensions.‑ Le foie est
l'organe le plus volumineux de l’organisme. Son poids est d'environ 1500
grammes sur le cadavre. Chez le vivant,
le foie contient en plus 800 à 900 grammes du sang.
Il
mesure en moyenne 28 centimètres dans le sens transversale, 16 dans le sens
antéro‑postérieur et 8 d'épaisseur dans la région la plus volumineuse du
lobe droit.
Constitution du foie - Lobules,
Le
foie se compose d'une multitude de petits segments, les lobules hépatiques. Les
lobules sont séparés les uns des autres par des fissures inter lobulaires,
interrompues chez l'homme par des zones d'union entre les lobules voisins.
Les fissures inter lobulaires
sont occupes par du tissu conjonctif et par des vaisseaux inter lobulaires.
Elles s'élargissent au point de jonction de trois ou quatre 1obu1es et prennent
a1ors le nom d’espaces inter lobulaires, ou espaces portes, ou espaces de
Kiernon.
Le
tissu hépatique se compose d’une multitude de lobules hépatiques dont le
diamètre moyen est de 1 a 2mm et dont 1a section transversale est hexagonale.
Aux angles se trouvent des branches de la veine porte, de l'artère hépatique et
des voies biliaires, entourées d'un peu de tissu conjonctif. Les hepatocytes
sont arranges en lignes ou « sinusoïdes hépatiques » et le sang passe
ces cellules pour les echange metaboliques.
Les sinusoides contiennent des cellules étoilées de Kupffer. Elles ont
une action phagocytaire et appartiennent au système de défense cellulaire. Le
sang atteint les veines centrolobulaire puis les veines sus‑hépatiques et
veine cave inferieur. Entre entre les cellules hépatiques sont les canalicules
biliaires.
Vaisseaux
sanguins
Le foie reçoit deux courants
sanguins différents. celui de l’artère hépatique et celui de la veine porte.
Tout le sang du foie s'évacue ensuite à travers les veines sus‑hépatiques
à la veine cave inférieur
a) La veine porte
C'est un tronc veineux volumineux qui draine
la totalité du sang veineux provenant du tube digestif. Cette veine se ramifie
à l'intérieur du foie en un très grand nombre de branches qui cheminent au tour
des lobules hépatiques puis baignent les cellules hépatiques. Le système de la
veine porte apporte au foie un sang
riche en substances alimentaires que les cellules hépatiques vont
transformer et stocker: ce système représente donc la circulation fonctionnelle
du foie.
b)
L'artère hépatique
Elle naît
de l'aorte par l'intermédiaire du tronc cœliaque. L’artère hépatique amène au
foie un sang riche en oxygène indispensable à la vie et à l'activité des
cellules du foie. C'est la circulation nutritionnelle de l'organe.
b. Les fonctions du foie‑,
le foie est la plus volumineux des glandes annexes du tube digestif. Il
effectue des échanges métaboliques importants et possède des rapports étroits
avec le sang et la circulation.
1.Fonction
glandulaire : Le foie élabore environ 1 litre de bile par 24 heures. La
sécrétion a surtout lieu pendant la nuit.
Propriétés de la bile: De couleur jaune ou d’or, la bile a une réaction
alcaline. Elle contient de l'eau, de la lécithine, du cholestérol, des sels
biliaires, de la bilirubine et au mucus. La bile en provenance de la vésicule
biliaire est plus concentrée et contient plus de mucus.
Rôles de la bile:
Elle disperse les graisses (comme un savon) de manière à former une émulsion
plus facilement attaquée par la lipase. De plus, elle est antiseptique.
Le cycle entéro‑hépatique:
La plus grande partie de la bilirubine est à nouveau résorbé par l’intestin
sous forme d'urobilinogène et passe dans le sang. Elle est reprise par le foie
pour être ré excrétée dans la bile. Une petite partie de la bilirubine part
dans les matières fécales, qui doivent leur couleur à la stercobiline. Une
petite portion de l’urobilinogène est excrétée dans l'urine. Si le cycle de la
bilirubine est perturbé, le taux de bilirubine augmente dans le sang, ce qui
entraîne une coloration jaune des conjonctives oculaires et finalement de la
peau (ictère, jaunisse). L'ictère hémolytique est causé par une production
excessive de bilirubine, due à une destruction exagérée des globules rouges.
2.Fonctions métaboliques Le foie joue un rôle important dans le
métabolisme des glucides et des protéines.
Formation de glycogène.:‑Dans
les cellules hépatiques les sucres sont transformés en glycogène. En cas de
besoin ces réserves peuvent être mobilisées et restituées sous forme de
glucose. La mise en réserve de glycogène et la libération de sucre sont sous
l’influence des systèmes nerveux et hormonal. L’insuline favorise la fonction
d'accumulation. L ‘adrénaline de la médul1o surrénale et le glucagon dos
islots du pancréas mobilisent le glycogène hépatique.
Synthèse des protéines :
Dans le foie, les acides aminés sont assembles pour former des protéines
spécifiques.
Elaboration de l'urée: Les
cellules hépatiques fabriquent de l'urée à partir des produits de déchet du
catabo1isme des protéines. L’urée est conduite aux reins par voie sanguine et
elle est excrétée dans l’urine.
Detoxification: Le foie inactive
certaines hormones et de nombreux médicaments.
3. Fonctions, sanguines et
circulatoires:
a.Réservoir sanguin: Le foie est situe immédiatement en amont du cœur
droit. Il peut jouer de grandes
quantités de sang dans la circulation.
b.Hematopoiese : Pendant la vie embryonnaire le foie est un organe
hématopoïétique important : les globules rouges et les globules blancs y
sont formés.
c.Hémolyse : Les cellules étoilées de Kupffer prennent part à 1a
destruction des globules rouges âgés : la bilirubine est un produit de
dégradation de l'hémoglobine.
d.Stockage de fer: Le fer libéré par la destruction de l'hémoglobine est
en partie accumulé dans le foie.
e.Coagulation sanguine: Le fibrinogène indispensable à la coagulation du
sang, est synthétisé dans le foie. Le tissu hépatique accumule la vitamine K,
qui contribue à l'élaboration dans le foie de la prothrombine, également
indispensable à la coagulation.
IMPLICATION CLINLQUE Les ictères,
L'ictère (jaunisse) est un symptôme qui se
traduit cliniquement par une coloration jaune généralisée des téguments et des
muqueuses, provoquée par une imprégnation par les pigments biliaires en excès
dans le sang. Biologiquement, on peut parler d'ictère lorsque la bilirubinémie
totale dépasse le chiffre de 2mg par 100ml. Faire 1e diagnostic d'un ictère,
c'est avant tout en rechercher 1e plus rapidement possible 1’etiologie afin de
porter une indication thérapeutique précise.
Une
des fonctions du foie est la sécrétion de bile. La bile est recueillie par les
voies biliaires:
a/-Les voies biliaires intra-hépatique :
Ce sont une série de très fins
canaux au contact des cellules hépatiques. Ceux‑ci se réunissent pour former
des canaux de plus volumineux dont le trajet accompagne les ramifications de la
veine porte et de l'artère hépatique. Les canaux biliaires se réunissent
finalement pour former deux gros troncs les canaux hépatiques droit et gauche
dont la confluence forme le canal commun;
b/‑ Les voies biliaires extra
hépatiques
Elles
comprennent deux parties: la voie, biliaire et la voie biliaire accessoire. La
voie biliaire accessoire est constitué par un réservoir, la vésicule biliaire
et un canal, le canal cystique. La vésicule biliaire est un réservoir
membraneux appliqué sur la face inférieure du foie où la vésicu1e creuse la
fossette cystique. Elle est allongée, puriforme, et mesure 8 à 10 cm de long
sur 3 à 4 cm de large. On distingue à la vésicule trois parties: un fond un
corps et un col. Le cana1 cystique fait communiquer la vésicule biliaire avec
le canal cholédoque. Le cholédoque traverse 1e pancréas et vient s'aboucher
dans le duodénum par un orifice commun avec le canal pancréatique principal. L'orifice
commun est en tourné par un muscle circulaire appelé sphincter d'Oddi.
Le
pancréas est une glande à sécrétions externe et interne, relié au duodénum par
ses canaux excréteurs.
Situation
et moyen de fixité.‑ Il est couché transversalement en avant des gros
vaisseaux prévertébraux et du rein gauche depuis la deuxième portion du
duodénum jusqu'à la rate.
Direction.‑ Sa direction est légèrement oblique de bas en haut et
de droite à gauche.
Forme
couleur consistance :
Le pancréas est un organe allonge de droit a gauche, aplati d’avant en
arrière d’une coloration blanc rosé à l'état frais et d’une consistance assez
ferme. Il y a une extrémité droite volumineux, renflée appelée tête : à la
tète fait suite une partie plus étroite et al1ongée le corps: Le corps est uni
à la tête par un segment rétréci appelé col et se termine à gauche par une
extrémité mince, la queue.
Dimensions et poids. Le pancréas mesure
environ 15 cm de long. Il atteint au niveau de la tête sa plus grande hauteur,
qui est de 6 à 7 centimètres et sa plus grande épaisseur qui varie entre 2 a 3
cm.
Le pancréas pèse de 70 a 80 grammes.
Le
pancréas est composé des acinus exocrine (merocrines), les canaux excréteurs et
les îlots de Langerhans, partie endocrine qui produit l’insuline.
Conduits excréteurs du pancréas :
Le pancréas a deux conduits excréteurs :
l’un principal est le canal de Wirsung; l’autre, accessoire, est le canal de
Santorini. Le cana1 de Wirsung: ce conduit parcourt 1a glande d'une extrémité à
l’autre. Il commence à l'extrémité gauche ou queue et parcourut le corps du
pancréas, à peu près suivant son grand axe, en décrivant de 1égères sinuosités.
Arrive au col, il s’infléchit en bas, à droite et en arrière, traverse la tête
du pancréas, ensuite la paroi duodénale où il est accolé au canal cholédoque
qui est au‑dessus de lui, et s'ouvre dans le duodénum au niveau de la
grande caroncule par le sphincter d’Oddi.
- Le canal de
Santorini traverse la partie supérieure et n’est pas toujours present.
Fonction du Pancréas: elles sont décrites suivant les doubles
sécrétions. La sécrétion exocrine est étudiée dans la physiologie digestive
(suc pancréatique) et l'endocrine dans le chapitre du système endocrinien.
La
rate est un organe lymphoïde. Sa description aurait du, semble-t-il, trouver
place à la suite de l'appareil vasculaire. Si nous l'étudions dans un même
chapitre avec le tube digestif, le foie et le pancréas, c'est uniquement en
raison des rapports, qu'elle présente avec l'estomac, le pancréas, le côlon,
les vaisseaux de ces organes et les replis péritonéaux qui 1es relient entre
eux.
a. Situation et
moyens de fixité La rate est située dans
La loge sous‑phrénique gauche autrement dit
dans l'hypocondre gauche.
Nombre‑ Il n'existe normalement qu'une rate.
Il n'est cependant pas très rare de trouver, dans le voisinage de la rate
normale, de petites rates surnuméraires, en nombre variable.
b. Forme, direction, couleur et consistance .‑
On a comparé la forme de la rate à celle d'un grain de café, avec une surface
convexe regardant en dehors et une surface plane regardant en dedans et en
avant. La point caracteristique est l’incisure ou la dent dans sa surface
mediale – un incisure qu’on puisse palper a travers le mur abdominale.
La surface de la rate est lisse. Sa couleur est
rouge foncée. Cet organe est encore remarquable par sa mollesse et surtout par
sa grande friabilité.
c. Dimensions et poids : Les plus grandes
dimensions sont en longueur 12 centimètres, en largeur 8 cm en épaisseur, 4cm.
La rate pèse en moyenne 200 grammes.
Comme un ganglion lymphatique, la rate
comprend une capsule fibreuse résistante et des travées qui partagent 1'organe
en compartiments. Les compartiments renferment deux sortes de pulpes
spléniques. La pulpe rouge, est la plus abondante des deux et contient des
lymphocytes et des macrophages, en plus des globules rouges qui 1ui confèrent
sa couleur. La pulpe blanche est formée de petites masses éparses et rondes,
chacune entourant une artériole. Cette pulpe ne renferme pas de globules rouges
et serait le lieu de l'activité lymphocytaire.
Le sang entre dans
la rate par le hile puis il circule à travers toute la pulpe, avant d'atteindre
les sinus veineux de la pulpe rouge.
La rate accomplit
les fonctions caractéristiques du tissu 1ymphoide et d'autres fonctions
particulières : la formation d'érythrocytes chez 1'embryon, la filtration
du sang et, la mise en réserve de sang.
Formation
d'érythrocytes chez l embryon. La rate fabrique des érythrocytes au courant du développement embryonnaire;
elle perd cette capacité après la naissance, sauf si un sujet souffre de
l ‘hémolyse.
Filtration du sang : La rate filtre le sang,
un peu comme 1es ganglions lymphatiques filtrent la lymphe. Les macrophages de
la rate détruisent les érythrocytes trop vieux, et enlèvent des petites
particules du sang; 1’hémoglobine obtenue des globules rouges peut être
réutilisée. La rate est aussi un lieu de défense immunitaire contre les
antigènes véhiculés par le sang.
Réserve de sang. Les globules sont
emprisonnés dans les sinusoïdes pendant que le plasma sanguin s’infiltre dans
la pulpe. On estime que 350 ml le volume de sang contenu dans ce resevoir. A la
suite d'une stimulation par exemple une hémorragie ‑ environ 200 ml de ce
sang sont expulsés de la rate et entrent dans les vaisseaux.
IMPLICATION
CLINIQUE
Ruptures traumatiques de la rate
Il
s’agit, en règle d'un traumatisme. La rupture est favorisée par le fait que la
rate est un organe très mou, à capsule mince et plein de liquides. La
symptomatologie dans 1es cas typiques va s'agir d’un blessé qui a subi une
contusion de l'abdomen portant sur l'hypocondre gauche. L'examen du malade peut
reveler les signes d'une hémorragie interne: pâleur, vertige, soif,
accélération du pouls, température basse. Les ruptures traumatiques de la rate
nécessitent toujours un traitement chirurgical d'urgence, si non l’hémorragie
continue.
II. PHYSIOLOGIE DU SYSTEM DIGESTIF.
On désigne sous le
nom de nutrition l'ensemble des phénomènes qui contribuent à l'assimilation et
à 1’utilisation, par l’organisme des substances nécessaires à la vie. La
fonction de nutrition fait intervenir non seulement l'activité du tube digestif
(pour l'assimilation des substances apportées par l’alimentation) mais
également l’activité des appareils circulatoire et respiratoire (pour l'apport
aux cellules des éléments qui leurs sont nécessaires) et de l'appareil
excrétoire (pour l’élimination des déchets). C'est donc grâce à la fonction, de
nutrition que l'organisme maintient 1’ intégrités des substances vivantes et
assure son activité. L'activité des autres appareils étant étudiée avec chacun
d'eux, nous n'aurons en vue ici que l'étude des phénomènes digestifs.
La digestion est l'ensemble des transformations subies par les aliments
ingérés afin de permettre leur utilisation par l'organisme. Ces transformations
sont de deux ordres: mécaniques et chimiques.
La nourriture ingérée doit continuellement se
déplacer le long du tube gastro‑intestinal afin de subir les effets des
enzymes digestives sécrétées par les différentes régions du tube. De plus, le
contenu du tube doit être constamment pétri et mélangé pour que toutes les
particules viennent en contact avec la paroi du tube, ce qui favorise
l'absorption des aliments digérés.
Deux types fondamentaux de mouvements,
responsables du mélange et du déplacement, se produisent à 1'intérieur du tube.
Le premier type de mouvement, nommé
segmentation, résulte des contractions intermittentes des muscles
stationnaires, situées le long d’une section du tube, lesquelles compartiment
cette section en zones contractées et en zones relâchées. Au cours de la
segmentation, les zones contractées se relâchent et les zones relâchées se
contractent, ce qui cause le mélange complet du contenu du tube.
Un second type de mouvement responsable du déplacement est le
péristaltisme, par lequel les muscles entourant une portion du tube se
contractent pour créer une onde. Cette contraction produit un anneau
d'étranglement qui se déplace, le long du tube forçant ainsi les matériaux qui
s'y trouvent à se déplacer vers 1’avant. Les ondes pérista1tiques cheminent
normalement vers l'anus et l’on soupçonne que ceci est du a l'organisation et
au mode d'action des plexus nerveux intra pariétaux.
a. La mastication
Ce
mouvement met à nouveau en contact le bol alimentaire avec les dents, les
gencives et la partie antérieure du palais et 1e cycle se répète à nouveau. La
mastication réduit les matériaux ingérés en morceaux plus petits et plus
faciles a digérer qui sont mélangés complètement avec 1a salive sécrétée dans
la bouche par les glandes salivaires. Ce mélange, de nourriture et de salive
humidifie les aliments et rend ceux‑ci plus facile à malaxer
La déglutition. est déclenchée
par un bol alimentaire pousse dans le pharynx par la langue. Ce bol stimule les
zones réceptrices de 1a déglutition, qui sont localisées tout autour de
1’ouverture du pharynx et les influx se rendent au tronc cérébral et
déclenchent les séries des contractions musculaires, automatiques :
1) le pa1ais mou
est attire vers le haut et obture la partie postérieure des fosses nasales en les
isolant de 1a bouche.
2) les cordes vocales situées dans le larynx se ferment fortement, le
larynx monte et l’épiglotte bascule en arrière pour empêcher les aliments de
descendre dans la trachée;
3) le sphincter musculaire, qui maintient normalement a l’état ferme
l’extrémité supérieure de l’œsophage, s’ouvre; cette ouverture est
immédiatement suivie par 1’ascension du larynx qui maintient l'œsophage ouvert.
4) Les muscles du pharynx se resserrent ensuite pour chasser le bol
alimentaire du pharynx dans l'œsophage.
Contrôle nerveux
de la déglutition.
On
constate que les récepteurs de la déglutition transmettent des influx,
provenant de la partie postérieure de la bouche et de la gorge surtout par
l’intermédiaire du nerf trijumeau jusqu'à la substance réticulaire du bulbe où
se trouve localisé le centre de la déglutition. Ensuite, les influx provenant
des nerfs vagues activent la partie proximale de l'œsophage afin de chasser les
aliments vers l'estomac.
Chaque
mouvement de déglutition comporte deux temps :
Un temps pharyngien caractérise par la
projection du bol alimentaire dans l'œsophage et par la fermeture de toutes,
les voies aériennes (fosses nasales par élévation du voile du palais et du
larynx par abaissement de l'épiglotte);
Un temps œsophagien marqué par le cheminement
du bol a1imentaire dans l’œsophage. Ce
cheminement est assuré par les mouvements péristaltiques de l’œsophage.
Une fois que 1es
aliments ont atteint le tiers moyen de 1'oesophage, la distension œsophagienne
déclenche une onde péristaltique typique appelée, onde péristaltique secondaire
de l’œsophage; cette onde chasse les aliments jusqu’à l'estomac.
Le délai nécessaire pour que les aliments passent
du pharynx à l’estomac est égal à 5 à 10secondes.
Les fonctions motrices de 1'estomac sont au nombre de trois:
1) mise en réserve de grandes quantités d’aliments immédiatement après
un repas,
2) mélange de ces aliments avec les sécrétions
gastriques,
3)évacuation
des aliments de 1’estomac dans 1’intestin grêle.
Fonction de
réservoir de l’estomac : Les aliments qui quittent l'œsophage pour arriver
dans l’estomac pénètrent d’abord dans le corps gastrique qui est un sac
extrêmement élastique qui peut mettre en réserve de très grandes quantités d'aliments.
Mélange dans l'estomac ‑
Chyme. Les glandes gastriques qui recouvrent la majeure partie de la muqueuse
du corps gastrique sécrètent de grandes quantités de sucs digestifs; ces sucs
entrent en contact immédiat avec les aliments mis en réserve. Des ondulations
péristaltiques faibles appelées ondes de tonus ou ondes de mélange cheminent
sur la paroi gastrique toutes les 20 secondes environ. Quand les aliments sont
parfaitement mélangés avec les sécrétions gastriques, le mélange prend 1’aspéct
d'une pâte blanchâtre d'aspect laiteux a 1aquelle on donne le nom chyme.
Propulsion du chyme a travers le pylore et
évacuation de l’estomac.: Au niveau de l'extrémité terminale de 1'estomac,
région connue sous le nom pylore, la couche muscu1aire est très hypertrophiée
et forme un sphincter musculaire très fort, appelé sphincter pylorique. Le
tonus ou les ondes de mélange sont rarement assez fort pour chasser le chyme a
travers le pylore dans le duodénum. L'évacuation gastrique contrôlée
principalement par 1'intensité des ondes péristaltiques fortes.
Parmi 1es différents facteurs qui déterminant su
une onde péristaltique sera ou non capable de faire passer le chyme a travers
le pylore 1.la fluidité du chyme augmente le passage et 2. la présence de
substances acides ou irritantes dans l'intestin grêle diminue le passage. Les
sécrétions gastriques sont très acides, mais l’acide du chyme qui pénètre le
duodénum est en général neutralisé par les sécrétions pancréatiques qui
s'évacuent aussi dans le duodénum. Si il y a trop d’acide l'irritation de la
paroi du duodénum déclenche un réflexe entéro‑gastrique, ce réflexe
inhibe lui aussi les ondes péristaltiques gastriques arrêtant ainsi
l'évacuation de l’estomac. C'est de cette façon que 1e duodénum se protège
lui-même contre là présence d'un excès d'acide.
3. La présence de
lipides dans l'intestin grêle stimule une hormone appelée enterogastrone. Cette
hormone est immédiatement absorbée dans le sang et apportée à l'estomac. A ce
niveau, elle inhibe le péristaltisme gastrique et elle ralentit l'évacuation
gastrique. Ce mécanisme fournit le temps nécessaire pour que la digestion des
lipides se produise dans 1’intestin gre1e.
d.La
motilite de l’intestin grele :
Mouvements de propulsion. C'est au niveau de l’intestin grêle que la
forme la plus typique de péristaltisme se réalise ; en effet la distension
d'une partie quelconque de l'intestin grèle par le chyme déclenche une onde
péristaltique. Le péristaltisme est beaucoup p1us marque quand 1es nerfs
parasympathiques sont stimulés, alors que la stimulation des nerfs sympathiques
peut inhiber considérablement et même bloquer complètement le péristaltisme.
Contractions de
mé1ange - Segmentation. La présence de chyme dans 1'intéstin grêle déclenche le
type de contraction appelé segmentation.
Le mouvement de
segmentation et 1es mouvements péristaltiques de l'intestin grêle sont
contrôlés par les plexus nerveux intra-muraux.
Evacuation
du contenu intestinal par la valvule iléo-cæcale (valvule de Bauhin). Il
convient de noter que l’intestin grêle fait saillie à l'intérieur du côlon.
Cette projection de la valvule empêche le contenu du colon de régurgiter dans
1’intestin grêle. Entre l’estomac et la valvule les contenus de l’intestin est
sterile. Le colon est pleine des bacteries (coliformes).
Les fonctions du
côlon consistent:
1) à absorber l'eau et les électrolytes du chyme,
2) a mettre en réserve les matières fécales jusqu'à
ce qu’elles puissent être expulsées.
3) la fabrication des vitamies par une action
bacteriologique (vit K).
En général 500 millilitres de chyme arrivent dans le côlon chaque jour;
sur ce volume, 400 millilitres, principalement constitués par de l'eau et des
électrolytes sont réabsorbés avant l'apparition de la défécation, laissant
ainsi un volume moyen de matières fécales égal à 100 millilitres chaque jour.
Mouvements de propulsion. Les
mouvements péristaltiques typiques qui apparaissent au niveau de l'intestin grêle,
n'apparaissent pas au niveau du côlon; en effet, le colon ne présente pas de
mouvements péristaltiques la plupart du temps.
Cependant
quand le colon est trop rempli, on note l'apparition de plusieurs mouvements
péristaltiques forts appelés mouvements de masse qui apparaissent l’un après
l’autre. Ces mouvements chassent les matières fécales sur de longues distances,
parfois sur toute la longueur qui sépare le côlon ascendant, du colon
descendant. Après quelques minutes, les mouvements de masse disparaissent, pour
réapparaître à nouveau quelques heures plus tard quand une partie du côlon est
à nouveau trop rempli. Certains de ces mouvements de masse sont provoqués par
l’ingestion de nourriture (reflexe colo-gastrique).
IMPLICATION
CLINIQUE
La
diarrhée
La diarrhée peut se définir par l'émission quotidienne de selles trop liquides et trop abondantes. On
peut distinguer 5 grands types de diarrhée:
La
diarrhée osmotique est due à la présence intraluminale de substances
osmotiquement actives, non absorbées provoquant une hypersécrétion d'eau.
La diarrhée sécrétoire : une hypersécrétion
d'eau et d'électrolytes dans le grêle ou le côlon est provoqué par différentes
étiologies qui sont les entérotoxines bactériennes, les maladies inflammatoires
et parasitaires, etc.
les diarrhées provoquées par des troubles de
la motricité intestinale
la diarrhée par trouble primitif de
l'absorption
la diarrhée par mal digestion gastrique, ou
pancréatique ou intestinale.
f. La défécation. Quand les mouvements de masse du côlon sont parvenus à amener les
matières fécales dans le rectum, un réflexe particulière, le réflexe de
défécation, se produit; ce réflexe détermine l'évacuation du rectum et de la
partie basse du côlon. Le remplissage du rectum excite les terminaisons nerveuses
qui envoient des signaux à la partie basse de la moelle épinière. Ces signaux
déterminent des réflexes qui sont transmis par 1es nerfs para‑sympathîques
sacrés au côlon descendant, au côlon sigmoïde au rectum et au sphincter interne
de l’anus, déterminant ainsi un relâchement du sphincter et une contraction de
la paroi intestinale. Ce réflexe détermine une évacuation de l'intestin si le
sphincter externe de l’anus est aussi relâché.
IMPLICATION
CLINIQUE
La
constipation
Ce symptôme se définit par l'association d'un
ralentissement de transit et d'une déshydratation des selles. Cliniquement, il
se traduit par des défécations rares (3 défécations par semaine au maximum).
Deux mécanismes physiopathologiques prédominent et sont souvent associés :un
trouble de la progression au niveau du côlon (soit par hypomotilité globale,
soit par hyperspasmodicite avec augmentation de contractions segmentaires), un
trouble de 1’évacuation au niveau du sigmoïde et du rectum.
Dans de nombreux cas en
occident, il se produit par un régime trop raffiné qui ne laisse aucun déchets
passer au colon pour stimuler la défécation.
En autre il y a une nourriture synthétique pour les astronautes qui ne
nécessite pas des selles pendant une semaine.
Ces régimes mènent aux maladies comme diverticulose.
|
Hormone |
Siége
de sécrétion |
Organe
cible |
Action |
Facteur
qui stimule la sécrétion |
|
Gastrine |
Estomac |
Estomac |
Stimule
les glandes gastriques a secréter |
Distension
de l’estomac par un repas |
|
Sécrétine |
Duodénum |
Pancréas |
Stimule
les secrétions |
Chyme
acide sur la muqueuse duodénale |
|
Cholecysto
kinine |
Duodénum |
Vésicule
biliaire |
Stimule
la contraction |
Présence
des acides gras dans le duodénum |
|
Peptide |
Duodénum |
Estomac |
Diminue
l’activité motrice |
Présence
des lipides dans le duodénum |
Ils résultent de
l’action des différents sucs digestifs sur les diverses catégories d'aliments.
On distingue schématiquement trois grands types d'aliments :
1es glucides ou sucres, éléments
fournisseurs d'énergie. Ils sont constitués par un nombre variable de molécules
élémentaires unies les unes aux autres. Suivant le nombre de ces molécules on
distingue les sucres simples(à une seule molécule), les sucres doubles (à deux
molécules), les sucres complexes,(plusieurs molécules et jusqu'à plusieurs
centaines).
Les lipides ou corps gras, également
fournisseur d'énergie. Leur constitution chimique est complexe et comprend pour
la majorité d'entre eux la combinaison d'un alcool (le glycérol) et d'acides
gras.
Les
protides, ou protéines, éléments constitutifs de la matière vivante. Ici encore,
leur composition est complexe et comporte la combinaison de molécules simples
(les acides aminés) formant des peptides (polypeptides notamment)puis des
protéines; ces derniers constituants sont les plus complexe.
b.L’action de la salive
La salive ne contient qu’une
seule enzyme c’est à dire un produit chimique dégradant les aliments. Cette
enzyme est l’amylase salivaire qui divise les sucres complexes et les
transforme en sucres doubles.
c.L’action du suc
gastrique
Le
suc gastrique contient:
- de l’acide hydrochlorique qui active les enzymes digestifs, règle le
fonctionnement pylorique et stimule la sécrétion pancréatique ;
- du mucus qui protége l’estomac contre ses propres sucs digestifs;
- du pepsinogene qui en présence d’acide chlorhydrique divise les
protéines en polypeptides et provoque la coagulation du lait.
- le facteur intrinsèque indispensable pour
l'absorption de la vitamine B12.
(La sécrétion gastrique est
déclenchée par le contact des aliments avec la paroi gastrique qui agit par un
double mécanisme : nerveux et hormonal (sécrétion de gastrin). L’estomac
élabore la sécrétine hormone qui stimule la sécrétion pancréatique.)
d.L’action du suc pancréatique :
Le suc pancréatique contient
- des enzymes protéolytiques (surtout le trypsine) qui dégradent les
protéines (déjà attaquées par le suc gastrique) et achèvent leur dégradation en
polypeptides et en composent plus simple (dipeptides) ;
- des enzymes glycolytiques (amylase)qui attaquent les sucres complétant
l’action de l’amylase salivaire et aboutissant à la formation des sucres
doubles
- des enzymes lipolytiques ou lipases qui attaque les graisses et les
divisent en glycérol et acides gras. Les
enzymes lipolytiques n'agissent qu'e’ présence de la bile.
- Le bicarbonate, qui neutralise l’acide de l’estomac et rende tous
l’intestin grêle alcaline.
e. L’action de la bile
La bile est sécrétée par le foie de façon
continue mais n’est déversée dans le tube digestif qu'en période de
digestion. Dans l’intervalle des repas la
bile est stockée dans la vésicule biliaire.
La bile content.‑,
Des
pigments biliaires, ‑résidus de 1a destruction des globules
rouges;
des sels biliaires qui ont seuls un
rôle digestif.
La bile agit essentiellement sur les
graisses. Elle ne leur fait subir que des transformations physiques : elle
les émulsionne, c'est‑à‑dire qu'elle les transforme en particules
très petites ce qui facilite l'action des sucs digestifs.
Le vidage de la vésicule biliaire est
déclenché par une hormone élaborée par le duodénum lors du contact avec les
aliments; cette hormone est la cholécystokinine.
f.
L’action des sucs intestinaux.
C’est
au niveau de l'intestin que s’effectuent 1es processus ultimes de la
dégradation des aliments. Le suc intestinal contient:
-des
enzymes protéolytiques qui achèvent la dégradation des protéines en leurs
composés élémentaires, les acides amines.
-des enzymes glycolytiques qui achèvent la
dégradation des glucides en sucres simples ;
-des enzymes lipolytiques qui achèvent la
dégradation des lipides en glycérol et acides gras et 1es transformant en
particules très fines en vue de l'absorption.
g
Résultats des phénomènes chimiques de la digestion
Au
terme de l’action des sucs digestifs les différents a1iments ont été scindés en
leurs constituants les plus simples ; les protéines en acides aminés, les
glucides en sucres simples, les lipides en glycérol et acides gras.
Le
résultat final de l’action des enzymes digestives est de ramener les
constituants de l'alimentation à des formes pouvant être absorbées et
assimilées. Il y a peu d'absorption à partir de l'estomac. L'eau n'est pas
absorbée en quantité appréciable à partir de l'estomac, mais l'alcool peut
traverser la paroi stomacale en grande quantité.
L'intestin grêle est le
principal organe digestif et absorbant. Environ 90 % de la nourriture ingérée
est absorbée au cours de son passage à travers l'intestin grêle. Une partie de
l'eau est absorbée en même temps que les aliments mais la plus grande partie
soit absorbée après l’arrivé des aliments dans le gros intestin, si bien que le
bol alimentaire de liquide qu'il était dans 1’intestin grêles, devient de plus
en plus solide dans le côlon.
Les produits absorbés de l'intestin sont transportés par deux voies
principales: les veines du système porte qui conduisent directement au foie et
les vaisseaux lymphatiques de la région intestinale (les chylifères) qui
finalement, conduisent au sang en passant par le système lymphatique et le
canal thoracique.
Nous
étudierons les différentes absorptions suivantes.
Les produits de la digestion des glucides
sont absorbés du jéjunum dans le, sang du système veineux portal sous forme de monosaccharides,
principalement des hexoses(glucose, fructose, mannose et galactose).
Les
monoacylglycérols et les acides gras laissent la phase huileuse de l'émulsion
lipidique et diffusent dans les micelles (emulsification) formées d'acides
biliaires, de lécithine et de cholestérol fournis par la bile. Les micelles
sont absorbées surtout par les lymphatiques.
Dans les conditions normales, les
protéines alimentaires sont presque
totalement dégradées en leurs acides amines constituants et ces produits finals
de la digestion de la protéine sont alors rapidement absorbés à partir de
l'intestin et passent dans le sang portal. Il est possible que 1’hydrolyse (les
dipeptides) soit complétée dans la paroi intestinale.
Il existe deux
grandes classes de vitamines.
‑ vitamines hydrosolubles
‑ vitamines liposolubles
a) Vitamines hydrosolubles
Les vitamines hydrosolubles ont des structures
chimiques remarquablement diverses, mais ce sont toutes des molécules polaires
donc hydrosolubles. Toutes 1es vitamines hydrosolubles sauf une la cobalamine
(vitamine B12) sont synthétisées par les végétaux ; elles sont donc
fournies par les légumes les grains entiers, les 1égumes verts feuilles, la
levure et aussi les viandes et le lait. Parce qu'elles sont solubles dans
l'eau, les vitamines du complexe B et la vitamine C ne sont pas emmagasinées et
elles doivent être continuellement présentes dans la ration alimentaire. La vitamine
B12 est une exception; le foie humain normal peut emmagasiner des réserves de
cobalamine pour plusieurs années. Toutes vitamines hydrosolubles, sauf la
vitamine C, servent de coenzymes ou cofacteurs dans les réactions enzymatiques.
b) Vitamines liposolubles
Comme 1’indique leur nom, les vitamines liposolubles sont des molécules
hydrophobes. Leur sort dans le système gastro‑intestinal est le même que
celui des graisses alimentaires. En général, les vitamines liposolubles sont
absorbées normalement de la même façon que les graisses elles‑mêmes.
Donc, la stéatorrhee (diarrhée graisseuse) et les désordres du système biliaire
peuvent entraîner la malabsorption des vitamines liposolubles. Une fois
absorbées, les vitamines liposolubles sont transportées au foie dans les
chylomicrons et emmagasinées soit dans le foie (vitamines A, D et K) soit dans
le tissu adipeux (vitamine E) pour diverses périodes de temps. Ces vitamines
sont transportées dans le sang par les lipoprotéines ou protéines de 1iaison
spécifiques, car elles ne sont pas directement solubles dans l'eau du p1asma
comme le sont les vitamines hydrosolubles. Les vitamines liposolubles ne sont
donc pas excrété dans l'urine, mais elles prennent plus vraisemblablement la
voie biliaire et elles sont excrétées dans le fèces. Parce que l'organisme, est
capable d'emmagasiner les vitamines liposolubles en excès les doses massives,
du moins de vitamines A et de vitamine D, peuvent engendrer de la toxicité.
La plupart des
minéraux (le sodium et le potassium sont des exceptions notables) forment des
sels et d'autres composés qui sont relativement insolubles; ils ne sont pas
facilement absorbe et la plupart des minéraux ingérés sont excrétés dans les
fèces.
La plus nette absorption de l'eau se passe
dans les gros intestin mais la majeure absorption de 1’eau se fait dans
l’intestin grêle en moyenne 10 litres par jour. Ce taux peut être augmenté en 1
litre par heure ou plus. Les contenus de l’intestin grêle restent semi-fluides
car la substance liquide contenue dans les sucs digestifs est déversée dans la
lumière intestinale et en outre l'eau se déplace à travers la muqueuse
intestinale dans les deux directions et en dehors de la lumière. Normalement il
y a une nette sortie de la lumière, mais si le fluide contenant de nourriture
est particulièrement basse ou si la solution absorbée est incomplète, il y aura
une addition d'eau dans le contenu intestinal.
La prise des
aliments ressoude des besoins de l'organisme qui se traduisent par les
sensations de faim et de soif. L'élimination des déchets alimentaires se fait
essentiellement par l'émission des selles.
1 .La faim est le besoin de manger. Elle se
traduit, de façon périodique par des sensations mal définies siégeant au creux
épigastrique et dont l'existence est due à plusieurs facteurs:
‑
contractions de l'estomac et du duodénum,
‑ baisse du
taux de sucre sanguin,
‑ excitation
de l'activité du cerveau.
L'appétit
est une sensation non désagréable qui provoque le désir de manger. L'appétit
est stimulé par la vue, le goût, l'odeur des aliments. L'absence d'appétit est l'anorexie,
son excès est la boulimie.
2.La
soif est le besoin de boire. Son apparition s'explique par les pertes de
liquides que subit en permanence l'organisme: élimination des urines, de vapeur
d'eau par la transpiration, la respiration.
La
soif a son siège au niveau de la cavité buccale et dépend de la sécheresse des
muqueuses. La soif est un besoin plus impériaux que la faim car l'eau est un
constituant essentiel de nos cellules. On ne peut survivre que très peu de
temps sans boire. (Maximum 4 minutes sans respirer, 4 jours sans eau et 40 jours
sans nourriture)
3.Les
Phénomènes accompagnant le transit intestinal
Deux phénomènes traduisent
1’existance du transit intestinal:
-l'émission
de gaz intestinaux: ils sont dus aux fermentations microbiennes au niveau du
gros intestin, aussi que l’air avalé. Leur volume varie de 300 à 1000 ml par 24
heures; ils sont évacués régulièrement;
-
l'émission des selles: la selle, d'un poids de 150 à 200 g est émise en une ou
deux fois chaque jour. Normalement la selle est moulée, consistante, homogène
et émise en même temps que des gaz. Elle est constituée des résidus
alimentaires non digestibles et de microbes. Son volume diminue
considérablement lors de l'administration des régimes sans résidus.
INTRODUCTION
L’appareil urinaire a pour
fonction d’assurer 1’épuration du sang duquel il extrait les déchets pour les
rejeter à l’extérieur sous forme d'urine
L'appareil
urinaire se compose de deux organes qui élaborent l'urine, les reins. Les
conduits d'évacuation des reins ou uretères déversent l’urine dans un
réservoir, la vessie. L’urine, s'accumule dans la vessie au fur et mesure de sa
sécrétion par les reins. La vessie évacue son contenu à l’extérieur par, un
autre conduit appelé urètre. Cette, évacuation est périodique; elle est appelée
miction.
Les
reins sont au nombre de deux l’un droit l'autre gauche. Leur forme est celle
d'un haricot. Leurs dimensions moyennes sont de 12cm de long, 6 cm de large 3 cm
d'épaisseur. Leur coloration est rouge, leur consistance ferme, leur surface
lisse et régulière.
b. Situation
Les reins sont situés dans l'abdomen. Ils sont appliqués contre la paroi
postérieure de celui‑ci et placés de part et d'autre de la colonne vertébrale.
Ils sont entourés de tissu graisseux et occupent la loge rénale.
Les
reins sont les organes les plus profonds de l’abdomen et ils sont recouverts en
avant par les éléments du tube digestif (estomac, pancréas, côlon). En arrière,
ils sont appliqués directement sur les dernières côtes et 1es muscles de la
paroi postérieure de l'abdomen. En dedans ils voisinent avec l'aorte et la
veine cave inférieure.
c. Structure
On peut distinguer trois régions générales dans
chaque rein: le cortex, la médulla et le bassinet.
Le cortex est la couche externe du rein, juste sous la capsule rénale.
Les glomerules et tubes contournés se trouvent ici.
La médulla se situe en profondeur par rapport au cortex. On y observe
plusieurs (jusqu'à 18) pyramides rénales qui sont couvertes par le cortex et
leurs sommets (papilles) se projettent vers le hile dans les petits calices du
bassinet. On trouve les anses de Henlé et les tubes collecteurs dans la
medulla.
Le
bassinet : La papille de chaque pyramide se projette dans un calice mineur
en forme d'entonnoir. Plusieurs calices mineurs se rejoignent pour former un
calice majeur. Les calices majeurs se réunissent pour former le bassinet qui
est l'extrémité supérieure élargie de l'uretère. Par conséquent, l'urine passe
en gouttelettes à travers les minuscules pores des papilles, dans les calices
mineurs, puis dans les calices majeurs, le bassinet et finalement dans
l'uretère qui la transporte à la vessie.
Le
rein apparaît au microscope comme formé par la juxtaposition d'un très grand
nombre d'éléments tous semblables et appelés néphrons. Chaque rein en contient
1000,000. Chaque néphron est un élément qui élabore l'urine et il est constitué
par:
Un nephron
‑ un segment initial appelé corpuscule de
Malpighi, formé par un peloton de vaisseaux capillaires (le glomérule), entouré
par une enveloppe à double paroi (la capsule de Bowman);
‑ un segment
distal formé par un tube long et flexueux comportant lui-même différentes parties
et qui décrit un trajet en épingle à cheveux avant de se terminer au centre du
rein ou il s'abouche dans la voie excrétrice.
En fait ces tubules rénaux, unités fonctionnelles des reins où se forme
l'urine, sont constitués des structures appelées néphrons et de tubes
collecteurs. Chaque néphron comprend deux parties: (1) un réseau de capillaires
disposés parallèlement et nommé glomérule et 2) un tubule. Les différentes
régions du tubule diffèrent anatomiquement les unes des autres. Tout le long du
tubule, l'épithélium présente des variations histologiques en fonction du rôle
à remplir.
L'extrémité
proximale forme une coupe à double paroi appelée capsule de Bowman (ou capsule
glomérulaire) qui recouvre le glomérule. On appelle corpuscule rénal de Malpighi,
l'ensemble formé par la capsule et le glomérule. Les corpuscules rénaux sont
situés dans le cortex.
La couche externe (ou pariétale) de la capsule de Bowman est constituée
d'un épithélium pavimenteux simple reposant sur une fine membrane basale nommée
lame basale. Les capillaires du glomérule sont semblables aux autres
capillaires puisqu'ils sont formés d'un endothélium a une seule couche de
cellules pavimenteuses ; mais leur caractère unique réside dans le fait
qu,'il existe beaucoup de petits pores qui perforent les cellules
pavimenteuses. A cause de l'existence de ces pores l’endothélium glomérulaire
est qualifié d'endothélium fenestré.
Le corpuscule rénal est
l’endroit ou la majorité des substances quitte le sang pour pénétrer dans le
néphron. Cependant, ce ne sont pas toutes les molécules qui sont capables de
traverser 1a barrière de filtration. Les pores de 1'endothélium empêchent le
passage des cellules sanguines et des molécules dont le diamètre excède 16 nm;
la lame basale et la membrane à fissure servent de barrière aux molécules plus
petites ne permettant qu'à celles dont le diamètre est inférieur à celui des
protéines plasmatiques, (7 nm) de passer.
Au‑delà de la capsule de
Bowman le néphron forme un tube étroitement enroulé et dont la lumière est en
continuité avec 1’espace capsulaire; on l'appelle tubule contourné proximal
parce qu'il est situé dans le cortex, près de la capsule et qu'il est tordu. La
paroi du tubule contourné proximal comprend une seule couche de cellules
épaisses cubiques ou cylindriques. Les surfaces libres de ces cellules faisant
face à la lumière du tube, présentent plusieurs microvillosités. C'est la seule
région du néphron qui présente des microvillosités.
Au‑delà du tubule contourné
proximal, le néphron forme l'anse de Henlé qui passe dans une pyramide de la
medulla du rein. La partie du tube qui conduit à l'anse de Henlé s’appelle la
branche descendante de l'anse de Henlé. Puisque dans la branche l'épithélium de
la paroi du tube se transforme en cellules pavimenteuses minces, on appelle
cette région le segment mince de l’anse de Henlé. Au‑delà de l'anse de
Henlé, la branche ascendante de l'anse de Henlé quitte la médulla pour entrer à
nouveau dans le cortex. Comme elle est composée principalement de cellules cubiques,
on l'appelle aussi le segment épais de l'anse de Henlé.
Au-delà de la branche
ascendante, le néphron est très replié; cette portion est appelée tubule
contourné distal. Là où le tubule contourné distal est en contact avec les
cellules juxtaglomérulaires, on trouve une concentration de noyaux et les
cellules paraissent plus grandes qu'ailleurs dans le tubule dista1. Cette
région forme 1a macu1a densa.
Cellules
juxtaglômérulaires et macula densa forment une structure nomme complexe
juxtàglomérulaire (ou appareil). On pense que les cellules, juxtag1omérulâires
sécrètent une enzyme, la rénine pour agir sur 1a basse de la pression sanguine.
Par ses effets sur une protéine plasmique nommée angiotensinogène, la rénine
agit indirectement sur la pression sanguine du rein en l'augmentant. Cette
pression sanguine élevée pourrait jouer un rôle important dans le
fonctionnement du rein puisque la pression sanguine dans le glomérule doit être
maintenue à un niveau assez élevé pour permettre la filtration des substances
au niveau de 1a capsule de Bowman.
Les tubules contournés distaux
de plusieurs néphrons se jettent dans un tube collecteur commun qui transporte
à nouveau l'urine dans les pyramides rénales de la médulla. De 10 à 25
collecteurs débouchent dans la papille de chaque pyramide et se vident dans un
calice mineur. La forme des cellules des parois des tubes collecteurs est
cubique ou cylindrique.
d. Vaisseaux du
rein
L'artère rénale naît de 1'aorte et se ramifie à l'intérieur du rein.
C’est à la fois l'artère nourricière et l'artère fonctionnelle du rein. Le fait
important est l'absence de toute communication de l'artère rénale avec les
artères voisines ou des branches de l'artère rénale entre elles ce qui fait que
l'obstruction d'une artère rénale ou d'une branche de celle ci entraîne la mort
du territoire correspondant.
La veine
rénale est formée par la confluence des veines qui drainent les différentes
parties du rein depuis le réseau veineux capillaire jusqu'à des veines de plus
en plus grosses. La veine de chaque rein se jette dans la veine cave
inférieure. Contrairement au système artériel, le réseau veineux intra‑rénal
est formé de veines qui communiquent largement entre elles.
Les voies urinaires sont constituées par l'ensemble
des conduits que 1’urine traverse depuis les reins jusqu'au milleu extérieur.
Les voies urinaires comprennent donc: les calices le bassinet, l’uretère, la
vessie, l'urètre.:
a. Les calices
Le tube qui termine chaque néphron (appelé tube collecteur) s’abouche
au centre du rein sur une zone saillante appelée pyramide de Malpighi. Il
existe de 6 à 10 pyramides. Le sommet de chaque pyramide est coiffé par le
début de la voie excrétrice qui s'insère à son pourtour et forme le petit
calice, tube creux recueillant l’urine émise par la pyramide.
Les petits calices s'unissent entre eux et forment
des tubes plus larges, les grands_ calices. Il existe en général trois
grands calices dans chaque rein, un supérieur, un moyen, un inférieur.
b. Le bassinet,.
Le bassinet résulte de 1'union des grands calices.
Il constitue au niveau de chaque rein un réservoir qui collecte l'urine
sécrétée par le rein et la déverse dans l’uretère; le bassinet est un organe
contractile; les contractions aident à la progression de l'urine dans les voies
urinaires.
c. l’uretère
L'uretère est un conduit très
long qui va du bassinet à la vessie. Sa longueur est d'environ 25 cm, son
diamètre de 3 à 5mm. L'uretère descend
d'abord dans la région lombaire, ou il est appliqué directement sur la paroi
postérieure de l'abdomen.
L'uretère
pénètre enfin dans la vessie dont il traverse la paroi selon un trajet oblique
long de 1 cm environ. Il s'abouche sur la face postêro‑inférieure de la
vessie. Les orifices des deux uretères sont distants de 2 cm environ 1'un de
l'autre.
L'uretère est un conduit contractile., animé
d'ondulations péristaltiques qui permettent le cheminement de l'urine vers
la vessie.
d. La vessie
La vessie est un resevoir dans
lequel l'urine s’accumule dans l'intervalle des mictions. Lorsqu'elle est vide
la vessie est aplatie de haut en bas. Lorsqu'elle est pleine, elle devient
ovoïde à grosse extrémité postérieure et antérieure. La capacité de la vessie
est variable: en moyenne le besoin d’uriner est ressenti pour une contenance de
300 ml environ; c'est la capacité physiologique. Mais la vessie est très
extensible et sa capacité maximum peut être plus grande. La vessie est située
dans le petit bassin dont elle est l’organe le plus antérieur. Elle est située
immédiatement derrière le pubis et la symphyse pubienne.
La paroi vésicale présente trois orifices: les
orifices des deux uretères et un orifice médian celui de l'urètre. Ces trois
orifices dessinent un triangle auquel on donne le nom de trigone (de
Lieutaud).
La paroi de la vessie comporte une couche de fibres, musculaires ;
l'ensemble de ces fibres est appelé détrusor. Le détrusor est tapissé
intérieurement par une muqueuse.
Le besoin d'uriner apparaît lorsque la capacité physiologique
est atteinte. L'évacuation de la vessie est assurée par la contraction du
dêtrusor.
e. L'urètre
C'est le canal excréteur de la vessie. Son aspect est différent dans les
deux sexes.
Chez l'homme l'urètre est long
de 16 cm en moyenne et son trajet comporte différentes portions: dès son
origine au niveau de la vessie, il s'enfonce dans la prostate et traverse cette
glande; c'est l’urètre prostatique où débouchent les canaux éjaculateurs, dont
nous verrons le rôle lors de l’étude de l'appareil génital. A sa sortie de la
prostate, l'urètre est entouré par un muscle, le sphincter strié de l’urètre
dont la contraction permet de résister au besoin d'uriner. L'urètre traverse
ensuite les éléments du périnée (urètre périnéal). Il pénètre alors dans un organe
érectile, le corps spongieux (urètre spongieux) dont il suit le trajet sur
toute la longueur de la verge. Il se termine à l'extrémité antérieure de la
verge au niveau du gland par un orifice, le méat urétral. (L’urètre est aplati
horizontalement dans la verge mais le méat est vertical. Ceci donne une torsion au jet de l’urine pour
que ceci reste convenablement, un unique jet lors de la miction.)
Chez la femme, l'urètre est très court. Sa longueur
ne dépasse pas 3 cm. Il descend en avant du vagin et l'ouvre à la partie
antérieure de la vulve. Il est lui aussi doté d'un sphincter strié qui assure
la continence volontaire. (Les infections urinaires par l’ascendance le long
l’urètre par les bactéries sont beaucoup plus fréquentes chez les femmes à cause
du fait que l’urètre est aussi court.)
Les activités excrétrices et régulatrices
des reins dépendent surtout du fonctionnement des glomérules et des tubules
rénaux (néphrons et tubes collecteurs). Lorsque le sang traverse les reins, une
partie de plasma subit une double filtration, d'autre part, à l'intérieur des
tubules rénaux. Ce processus qui est dû, en premier, à la pression dans les
vaisseaux sanguins du rein n'est pas très sélectif et presque tous les
constituants du plasma, à l'exception des grosses molécules de protéines
(albumine), peuvent pénétrer dans les tubules rénaux. Lorsque le filtrat
parcourt les tubules, l'eau, les électrolytes, le glucose et les autres
substances nécessaires au corps sont réabsorbés et retournent au sang à la fois
par transports actif et passif.
En outre, des matériaux
existant dans le sang et n'ayant pas été filtres à 1'origine au niveau des
tubes rénaux peuvent y avoir été sécrétés à l’intérieur. La réabsorption et la
sécrétion sont sélectives et les mécanismes hormonaux rendent les reins
capables d’exercer un contrôle sévère sur 1es qualités des divers matériaux,
comme l'eau et les électrolytes qui sont absorbés pour retourner au sang ou qui
sont secrétés dans la 1iquide tubulaire.
Lorsque la réabsorption et la
sécrétion sont achevées, le liquide restant à l'intérieur des tubules rénaux
(urine) est transporté vers les autres structures du système urinaire pour être
excrété. Ainsi, l'urine est constituée d'eau et de matériaux qui ont été
filtrés ou sécrétés au niveau des tubules rénaux sans avoir été réabsorbés.
Les étapes
nécessaires de la physiologie rénale sont:
1. Filtration glomérulaire
De 16% à 20% du plasma sanguine pénètrent
dans les reins sont filtrés à partir des capillaires glomêrulaires vers les
capsules de Bowman des néphrons et constituent le filtrat g1omêrulaire. Les
protéines ne se retrouvent pas dans l'urine normal mais leurs apparence est une
indication precoce des maladies renale.)
a. Pression nette de filtration
La pression sanguine à l'intérieur des
capillaires du glomerule (pression capillaire glomérulaire) joue un role
important dans la filtration. Cette pression, d'environ 60mm Hg ou plus, est plus
forte que la pression dans la plupart des capil1aires et favorise donc la
filtration au au niveau des capsules de Bowmann.
b. Facteurs influencant la filtration glomérulaire
A tout moment de
filtration glomérulaire dépend de la relation entre la pression sanguine des
glomérules qui favorise la filtration et les pressions qui s'y opposent,
incluant la pression osmotique exercée par les protéines du plasma dans les
glomérules. Des changements dans les diamètres des artérioles afférentes qui
arrivent aux glomérules et des changements dans la pression sanguine artérielle
peuvent influencer cette relation. De telles modifications peuvent faire varier
la pression sanguine dans les capillaires glomêrulaires et ainsi affecter le
taux de filtration glomérulaire.
c. Rôles de la pression artérielle et des
mécanismes autorégulateurs
On pourrait supposer que des
variations de la pression artérielle devrait entrainer des changements
comparables de la pression dans les capillaires glomérulaires et qu'en
conséquence il y ait des répercussions dans le taux de filtration glomérulaire.
Cependant, la pression artérielle n'a pas une influence aussi grande
qu'on pourrait le supposer sur le taux de filtration glomérulaire. Les reins
développent des mécanismes autoregalateurs internes capables de maintenir un
taux de filtration gloméralaire relativement stable alors que la pression
artérielle subit de grandes variations.
Les tubules rénaux réabsorbent à différents degrés, plusieurs composants
du plasma qui ont été filtrés des glomérules dans la capsule de Bowmann la
réabsorption de plusieurs substances (surtout l’eau et plusieurs ions
inorganiques ) est controlée par des mécanismes hormonaux, et la quantité de
ces substances reabsorbees par les tubules rénaux varie selon les besoins de
l'organisme. Si la quantité d’une substance transportée par un tel système
augmente substantiellement dans le plasma et, par la suite, dans le filtrat
glomérulaire, il est possible qu’elle ne soit pas réabsorbée complètement, et
apparaisse finalement dans l'urine excrétée. 9Pqr exemple glucose dans un cas
de diabète sucrée.)
Un
certain nombre de substances, incluant le glucose, les acides aminés et les
vitamines, ainsi que les ions sodium, calcium et chlore, sont réabsorbés par
transport, actif par le tubule rénal. Un mécanisme de transport actif
nécessitant de l'énergie fait alors sortir le sodium des cellules dans, le
liquide interstitiel. A partir du liquide interstitiel, le sodium peut se
diffuser passivement dans les capillaires péritubulaires.
Certaines substances comme l’urée peuvent être réabsorbées passivement.
Les tubules rénaux peuvent aussi réabsorber passivement plusieurs produits étrangers.
Puisque les cellules épithéliales des tubes rénaux semblent être relativement
perméables aux substances solubles dans 1es lipides, et puisque plusieurs
drogues et les polluants de l'environnement sont des composants non polaires
solubles dans les lipides, les tubules les réabsorbent assez facilement a la
suite de la réabsorption de l’eau. Un diurèse force c’est un manière de se
débarrasser des ces produits étrangers.
Les substances
peuvent entrer dans les tubules rénaux non seulement par filtration gomérulaire
mais aussi par sécrétion tubulaire. La sécrétion tubulaire permet le passage de
substances des capillaires péritubulaires vers les tubules rénaux. Comme dans
la réabsorption tubulaire, les mécanismes de sécrétion tubulaire peuvent être
actifs ou passifs et peuvent être contrôlés physiologiquement. Les ions
hydrogène et potassium sont parmi ces substances, comme plusieurs produits
chimiques qui n’existent normalement pas dans l’organisme(par exemple la
pénicilline).
Tableau
1 : Fonction de différentes parties du néphron dans la formation de
l'urine.
|
Segment du néphron |
Fonction |
Substances réabsorbées |
|
Glomérule |
Filtration |
Eau |
|
Tube contourné proximal |
Réabsorption par transport actif |
Na, ions, glucose, acides amines |
|
|
Réabsorption par diffusion (Secondaire au
transport actif) |
Cl HCO3 50% d’urée |
|
|
Réabsorption obligatoire de l’eau par osmose |
Eau |
|
Anse de Henlé (Branche descendant) |
Réabsorption par diffusion |
NaCl |
|
Branche ascendant |
Réabsorption par transport actif |
NaCl |
|
Tube contourné distal |
Réabsorption par transport actif |
Na, ions. |
|
Collecteur |
Réabsorption par osmose (contrôlée par ADH) |
Eau |
|
|
Sécrétion par diffusion |
Ammonium (NH4OH) |
|
|
Sécrétion par transport actif |
K H et certaines médicaments. |
Les fonctions du
rein sont complexes et peuvent être groupées sous diverses rubriques.
A
élimination des déchets
Les
déchets solubles dans 1’eau (urée, acide urique etc.) sont e1imines par le rein
qui les concentre.
B.Maintien de
la constance du milieu intérieur (homeostase)
Les cellules qui composent notre organisme ne peuvent vivre et
fonctionner que si le milieu 1iquide qui les baigne garde une composition
constante. C'est le rein qui assure cette constance en régissant:
1. L’équilibre de l’eau :
Le rein maintient stable le capital en eau de l'organisme. Son pouvoir d'adaptation
est considérable et il réagit rapidement soit à une surcharge, soit à une
restriction en eau.
2. L'équilibre
des éléments minéraux
Le rein règle l'élimination de toutes les substances minérales de façon
à maintenir constante la composition du plasma.
3 ' L'équilibre
entre acides et bases
Le
fonctionnement des cellules aboutit à la formation continue d'acides. C'est le
rein qui élimine, pour l'essentiel, l'excès d'acides et qui épargne le capital
basique de l'organisme (bicarbonates).
IMPLICATION
CLINILILE
Anurie
L'anurie est l'absence d'urine dans la vessie. Il
existe de très nombreuses causes d'anurie:
- une obstruction des voies urinaires
- des perturbations circulatoires ou humorales:
chute de 1a tension artérielle (au‑dessous de 7cm Hg le glomérule ne
filtre plus), déséquilibres ioniques (baisse du sodium sanguin)
‑
les transfusions avec erreur de groupage sanguin
‑
les septicémies (compliquant les avortements provoquês)
‑
des intoxications
‑ les grands
traumatismes notamment les écrasements lors de bombardement comme à Bukavu.
Transmission d'urine à la vessie. L'urine formée par les reins, traverse
le bassinet des reins, l'urine est ensuite amenée par les uretères à la vessie.
L'urine chemine dans les uretères animés d'un mouvement de péristaltisme; ce
mouvement est une constriction intermittente qui apparaît au niveau du bassinet
et descend le long de l'uretère vers la vessie. Cette constriction chasse les
urines devant elle. Les urines sont en général transportées du bassinet à la
vessie en moins d'un demi minute.
Dans certains cas, une infection grave ou une anomalie congénitale sont
à l'origine d'une absence de contraction de la paroi urétérale. Il en résulte
une accumulation des urines dans le bassinet du rein; dans ces cas on note un
gonflement du bassinet (hydronéphrose) et une infection qui peut s'étendre aux
reins. La stagnation de l'urine peut en outre aboutir à la précipitation de
substances cristalloïdes; parmi ces substances on trouve surtout divers composés
du calcium qui peuvent aboutir à la formation de calculs du rein. Ces calculs
peuvent remplir partiellement ou totalement le bassinet; ils sont à l'origine
des douleurs très violentes et peuvent s'opposer à l’écoulement de l’urine.
Mise en réserve de l'urine
dans la vessie : La vessie est un réservoir destine à empêcher
l’écoulement constant de 1'urine. L'urine sort de la vessie par l’urètre
entouré de sphincters musculaires: le sphincter interne, contr1é par le système
nerveux autonome, et le sphincter externe contrôlé par le cortex cérébral. En
général, ces sphincters demeurent à l'état de contraction si bien que l'urine
ne peut pas s'écouler à l'extérieur de la vessie sauf quand le sujet éprouve le
besoin d’uriner.
La vessie peut contenir un volume
d'urine très variable, compris entre 1 millilitre et presque 1 litre. Tant que
la vessie ne contient pas plus de 200 à 400 ml (300ml en moyenne) environ, 1a
pression intravessicale n'augmente pas de façon importante. Ce phénomène ne
résulte de la propriété du muscle lisse vésical de s'étirer de façon
considérable sans faire apparaître une tension importante au sein de ses
fibres. C'est la raison pour laquelle une fois que la vessie contient plus de
200 à 400 ml d'urine, la pression commence à s'élever; cette pression peut
atteindre jusqu'à 40 mm Hg quand la vessie contient environ 600 à 700 ml
d'urine.
……………..Evacuation
de la vessie. Réflexe de miction. L'expression miction désigne l'évacuation de la
vessie et chez l’adulte, elle est liée à la combinaison de phénomènes nerveux
volontaires et involontaires qui peuvent s'expliquer de la façon suivante:
quand le volume d'urine contenu dans la vessie dépasse 200 à 400ml, des
terminaisons nerveuses particulières intravésicales appelées
"tensiorécepteurs" sont excitées. Ces récepteurs, envolent des volées
d'influx nerveux dans les nerfs viscéraux afférents jusqu'à la moelle épinière;
ces inf1ux évoquent à 1a fois une sensation consciente de besoin d'uriner et un
réflexe inconscient, appelé réflexe de miction. Les centres nerveux du réflexe
inconscient sont situés dans la partie basse de la moelle. Le signal réflexe
est ensuite transmis par les nerfs parasympathiques à la paroi vésicale et au
sphincter interne de l'urètre. La vessie se contracte alors que le sphincter
interne se relâche. Dans ces conditions le seul obstacle à l'écoulement de
l'urine est apporté par la contraction du sphincter externe de l'urètre. Si le
sujet peut uriner, le cortex cérébral détermine un relâchement du sphincter
externe de l'urètre en inhibant les influx qui agissent normalement sur ce
sphincter par l’intermédiaire des nerfs honteux et les urines peuvent
s’écouler.
Si un sujet souhaite uriner avant que le
réflexe de miction soit apparu, il peut en général déclencher ce réflexe par
contraction de la paroi abdominale; Cette contraction refoule les viscères
abdominaux contre la vessie et excite momentanément Certaines
tensoriorecepteurs de la paroi vésicale déclenchant le réflexe.
Il est possible que le réflexe de miction apparaisse, alors qu'il n'est
pas possible au sujet d’uriner. Dans ce cas, le réflexe persiste en général une
minute environ et le besoin d'uriner disparaît. Le réflexe demeure inhibé
ensuite pendant quelques minutes à une heure jusqu’a ce qu'il réapparaisse. Si
le réflexe de miction ne peut pas encore déclencher l'écoulement des urines il
sera à nouveau mis au repos pendant un certain délai.
Cependant au fur et à mesure
que la vessie se remplit le réflexe de miction finit par si puissant que le
besoin d'uriner devient impérieux. Il en est de même pour les adultes qui
présentent une section de la moelle ; chez ces sujets le cortex cérébral
ne peut pas agir sur la contraction du sphincter externe de l’urètre et ils
urinent automatiquement chaque fois que la vessie se remplit. Cependant ces
malades sont souvent capables de déclencher ce réflexe par excitation cutanée
de la région génitale, ce qui leur permet de contrôler le moment où la vessie
doit être évacuée au lieu d'attendre qu’elle se vide de façon automatique.
IMPLICATION
CLINIQUE
Rétention
urinaire aiguë
C’est 1'impossibilité totale et soudaine d'uriner
malgré tous les efforts que fait le malade pour satisfaire son envie. La vessie
est tendue, douloureuse, palpable (globe vésical). Cet accident angoissant
impose le sondage vésical évacuateur d’urgence. Il faut rechercher ensuite la
cause de cet accident aigu et la traiter; il peut s'agir, chez l'homme, d'une
affection de la prostate ou d'un rétrécissement de l’urètre et, dans les deux
sexes, de troubles neurologiques.
L'urine
est un liquide jaune ambre d'odeur spéciale, de réaction en général acide et
dont la quantité émise par 24 heures est en moyenne de l.500 ml.
IMPLICATION
CLINIQUE
Oligurie :
Le terme d’oligurie se refere à un volume
urinaire insuffisant pour préserver la vie, habituellement inférieur à 400
m1/24 heures chez un adulte de taille moyenne.
L'oligurie s'observe dans certaines formes d'insuffisance rénale, de
cirrhose et des états de choc. Un certain degré d'oligurie s'observé au cours
de la plupart des affections fébriles.
La composition de l'urine figure sur le tableau suivant ou elle peut
être comparée à ce11e du plasma.
Tableau II
Constituants Urine Plasma
(quantité
pour (quantité pour
1 000 ml) 1000 ml)
Eau 950ml 900ml
Protides 0 75g
Glucides 0 1g
Lipides 0 6g
Urée 25g 0,25g
Acide urique 0,5g 0,03g
Créatinine 1,5g 0,0lg
Chlorures 5 à
15g 3,65g
Sodium
4,5g 3,25g
potassium 1,5g 0,2 g
Calcium 0,15 g 0,1g
Acide hippurique 0,5 g 0
Ammoniaque 1 g 0
Ce tableau montre le rein élimine certains éléments du sang en
augmentant leur centration (Urée par exemple) retient sans les éliminer
d’autres éléments (protides en particulier), enfin fabrique des produits
(ammoniaque par exemple) puisque ceux ci n'existent pas dans 1e sang.
INTRODUCTION
On rencontre, dans
le corps, certains organes de petite taille dont le rôle n'apparaît pas à
l'examen anatomique et qui semblent ne faire partie d'aucun système déterminé,
par exemple la thyroïde ou les capsules surrénales. Cependant l'ablation de ces
organes chez un animal entraîne des conséquences extrêmement graves. Chez
l’homme un mauvais fonctionnement, une atrophie ou une hypertrophie, provoque
toujours des troubles physiologiques profonds.
C'est au début du
siècle qu'on a commencé à se faire une idée du rôle de ce qu'on appelle alors
les glandes endocrines. Elles sécrètent, dans le sang, des substances
particulières qui influencent soit le métabolisme général., soit certains
organes plus ou moins éloignée. Ces substances particulièrement actives ont été
appelées Hormones, d'un radical grec signifiant "exciter".
On connaît
actuellement une trentaine d'hormones et leur mode d'action est plus ou moins
bien compris. Il en existe sans doute d'autres.
Le système endocrinien est
un système régulateur qui coordonne et intègre de nombreux processus de
l'organisme; son rôle est donc similaire à celui du système nerveux. En fait
les systèmes nerveux et endocrinien sont très étroitement liés. Comme le
système nerveux le système endocrinien de façon importante au maintien de
l'homéostasie en favorisant la constance relative des nutriments des sels du
volume des liquides, de la tonicité et de la température dans l'environnement
interne de l'organisme. Il influe également sur la croissance, le
développement, la reproduction et d'autres fonctions de l'organisme.
Les
glandes endocrines sont des glandes généralement dépourvues de canaux et
formées de cellules épithéliales dont les sécrétions se déversent dans l'espace
qui entoure les cellules avant de passer dans le sang. (Les glandes exocrines,
par contre, libèrent leurs sécrétions par des canaux situés à l'intérieur des
surfaces externes comme la peau ou des surfaces internes comme celles des voies
digestives). En plus des glandes endocrines clairement identifiées telles que
la thyroïde ou les glandes surrénales, d’autres structures comme les reins et
le tube gastro-intestinal, pressentent une activité endocrinienne.
Les
secrétions des structures endocrines (les hormones) sont des messagers chimiques
que le sang transporte jusqu’aux cellules ou ils exercent leur action. Les hormones ne peuvent être regroupées dans
une classe définie de substances chimiques
L’association
réversible d’une hormone et d’une protéine porteuse (dans le sang) fournit à
l’hormone a la fois un système de stockage et un system régulateur. Seule un
faible parti lié à la protéine constitue une réserve facilement
disponible. La liaison d’une hormone a
une protéine porteuse peut protéger l’organisme contre la concentration
excessive de l’hormone et peut retarder sa dégradation. Cette liaison peut également éviter que
certaines petites molécules hormonales soient excrétées par les reins.
Seules
certaines cellules appelées cellules cibles répondent à une hormone particulière. Les cellules cibles d’une hormone sont dotées
de récepteurs auxquels peuvent s’attacher les molécules hormonales. Les
récepteurs de nombreuses hormones sont situes sur les membranes de leurs
cellules cibles. D’autres récepteurs des
hormones liposolubles sont situes à l’intérieur des cellules cibles.
Il
y a 2 grands mécanismes d’action des hormones :
1.L’utilisation
des médiateurs intracellulaires :
2. ‑Activation
des gènes dans les cellules
On appelle, hormone une substance chimique sécrétée directement dans le
sang par des glandes dites endocrines ou glandes à sécrétion interne. Cette
substance est transportée par le courant, circulatoire et son action s’exerce
toujours en un endroit différent de son lieu de production.
Cette action est spécifique, l'hormone n’agit que sur certains organes
ou certains processus métaboliques bien déterminés, sur leur membrane, des
sites récepteurs particuliers pour cette hormone. Les hormones ne sont pas des
enzymes. Les enzymes provoquent des réactions chimiques par leur seule
présence. Les hormones, au contraire, sont incapables de déclencher une
réaction, mais elles modifient les vitesses des réactions en présence
d'enzymes.
Les
hormones agissent à très faibles concentrations, genéralement moins de 10-8
molaire. Mais elles sont rapidement inactivées. Lorsqu'une hormone doit avoir
une action prolongée, il faut donc qu'elle soit synthétisée de façon continue.
Cette particularité permet un contrôle très précis de l'action hormonale
puisqu’un arrêt de production par la glande est suivi presque immédiatement par
l'arrêt de l'effet hormonal.
La
corrélation hormonale
Il existe des systèmes très précis de contrôle et de coordination entre
les différentes hormones. Cette régulation peut se faire de plusieurs façons.
a) Régulation par convergence tissulaire
Un même organe ou un même, processus
métabolique est souvent placé sous le contrôle de plusieurs hormones qui
agissent simultanément.
ACTION
SYNERGIQÙE
Deux ou plusieurs hormones agissent dans le même processus et
simultanément, soit qu'elles se renforcent mutuellement, soit qu'elles
n'agissent que si elles sont présentes ensemble. Ainsi le développement du
corps se trouve sous le contrôle de l'hormone de croissance et de l'hormone
thyroïdienne.
ACTION
ANTAGONISTE
Deux hormones
influencent le même processus métabolique mais en sens opposé. Le résultat
global de leur action dépend donc de l'équilibre entre les concentrations.
Ainsi l'insuline et le glucagon pour le métabolisme du glucose, ou la
parathormone et la calcitonine pour le taux de calcium et de phosphate sanguin.
b) Régulation par contrôle inter glandulaire
La
sécrétion d'une glande endocrine est souvent commandée et contrô1ée par une
autre glande endocrine. Une hormone peut donc contrôler une autre hormone.
Ainsi
la sécrétion de l'hormone thyroïdienne est commandée par une autre hormone
produite dans le lobe antérieur de l’hypophyse.
c)
Contrôle par rétroaction de l’hormone
Dans
de nombreux cas, la concentration d'une hormone dans le sang influence l'action
de la glande qui la sécrète. Un accroissement de la concentration de l'hormone
freine sa production.
d) Contrôle neuroendocrinien
La
production de certaines hormones se fait sous la commande du système nerveux.
La sensation de froid produit, par l'intermédiaire de L'hypothalamus, un
accroissement d'hormone thyroïdienne qui augmente le métabolisme basal. Il en
résulte un accroissement de la chaleur interne.
Les
fonctions de l'hypophyse sont contrôlées et régulées par l'hypothalamus, zone
de la base du cerveau située immédiatement au-dessus de 1’hypophyse.
L'hypothalamus est le véritable « cerveau endocrinien » de l'organisme
puisque, par l'intermédiaire de 1’hypophyse, il contrôle toutes les glandes
endocrines de l'organisme.
Les noyaux de l'hygothalamus
Au
sein de l'hypothalamus ont été individualisés un certain nombre de noyaux qui sont
les lieux d'élaboration des hormones hypothalamiques.
Connexions avec l’hypophyse
Les liaisons entre hypophyse et hypothalamus diffèrent, selon qu'il
s’agit de l'antéhypophyse ou de la post‑hypophyse:
-
Les liaisons avec l'antéhypophyse sont mixtes, neurovasculaires: les hormones
hypothalamiques sont acheminées le long des axones qui se dirigent vers
l'hypophyse puis déversés dans le réseau vasculaire de l'hypophyse qui les
conduit jusqu’aux cellules de la glande;
- les liaisons
avec la post‑hypophyse sont purement nerveuses, les hormones
hypothalamiques sont acheminées uniquement le 1ong des axones jusqu'au lobe
postérieur de la glande où elles sont stockées.
Les hormones hypothalamiques
Elles sont
nombreuses:
1.le
facteur de contrôle de la thyréostimuline (TSH): ce facteur est appelé T.R.H.;
il stimule la sécrétion et la libération de la T.S.H. hypophysaire;
2.le facteur de
contrôle de la corticostimuline: ce facteur appelé C.R.F. favorise la synthèse
et la libération d'ACTH par l'hypophyse;
3.les
facteurs de contrôle de l’hormone somatotrope. Ils sont au nombre de deux:
- un facteur stimulant la G.H.R.H. qui favorise la synthèse et la
libération de l'hormone de croissance;
-
un facteur inhibiteur, la G.H.R.I.H.ou S.R.I.F. ou somatostatine qui
empêche la libération de l'hormone de croissance.
4.le facteur de contrôle des hormones
gonadotropes; ce facteur appelé, L.H.R.R provoque la sécrétion de F.S.H et de
L.H.
5 les facteurs de contrôle de la prolactine, au nombre de deux: un
facteur stimulant, le P.R.F
un facteur inhibiteur le P.I
F
6.les facteurs de contrôle de la M.S.H. au
nombre de deux:
un facteur stimulant, le
M.R.F.
un facteur inhibiteur, le
M.I.F
Anatomie
L'hypophyse est une petite glande appendue à la base de l’encéphale,
sous le plancher du troisième ventricule par une tige étroite, la tige
pituitaire. Elle est logée dans une cavité osseuse du sphénoïde, à la base du
crane, la selle turcique. Sa taille est celle d’un pois pesant environ 500mg.
L'hypophyse est constituée de trois parties dont les fonctions sont~ tout à
fait diffèrent :le lobe antérieur le lobe moyen, le lobe
postérieur.
Le lobe antérieur ou antéhypophyse, sécrète de très nombreuses hormones.
1.
L'hormone de croissance (GR)
Elle est appelée aussi hormone somatotrope
Elle stimule la croissance par action sur le
cartilage de conjugaison, zones de croissance des os. C'est elle qui. Est
responsable de la taille de l'individu et elle assure le développement
harmonieux du corps. L'ablation de l'hypophyse chez le jeune entraîne l’arrêt
de la croissance; un excès d'hormone somatotrope chez le sujet en voie de
croissance entraîne un gigantisme.
Elle favorise la
cicatrisation.
IMPLICATION
CLINIQUE
Gigantisme
‑Acromégalie
C'est la croissance anormalement importante
d'un individu. Le gigantisme est lié au développement anormal des cellules éosinophiles
de l'hypophyse et à l'hypersécrétion d'hormone somatotrope. Le gigantisme
arrive chez lés sujets dont les cartilages épiphysaires ne sont pas ossifiés.
L'acroméga1ie est une affection caractérisée par
une hypertrophie non congénitale des mains, des pieds et de la tête. Elle a
pour substrat physiopathologique une production excessive, après la croissance
(c'est‑à‑dire après l’ossification des cartilages épiphysairés),
d’hormone somatotrope par 1'antéhypophyse.
2.
Les stimulines
Elles agissent sur
les autres glandes endocrines. Ce sont:
=la corticostimuline ou A.C.T.H.: elle stimule la synthèse des
corticostéroïdes et leur, sécrétion mais n’agit pas sur 1’aldostérone;
=la thyréostimuline ou
T.S.H.: elle provoque une hypertrophie de la: thyroïde et une stimulation de la
synthèse et de la libération des hormones thyroïdiennes;
= les
gonadostimulines:
a) la FSH: chez la femme elle provoque 1a maturation folliculaire, chez
1e mâle, elle stimule la spermatogenèse;:
b) la LH: chez la femelle, elle provoque en synergie avec la FSH,
l'ovulation, la formation du corps jaune et les sécrétions hormonales de celui‑ci;
chez le mâle, elle stimule le fonctionnement des cellules de Leydig. Il est
remarquable de constater que les gonadostimulines sont identiques dans les deux
sexes et que leur action diffère chez l'homme et la femme.
c),la prolactine: elle
favorise la croissance des glandes mammaires, déclenche et entretient la
lactation après l'accouchement.
3. Les hormones lipolytiques
Au nombre de deux,
l'alpha‑LPH et beta‑LPH, elles provoquent la diminution de la masse
adipeuse en mobilisant les graisses de réserve.
Physiologie du lobe intermédiaire
Chez l'homme, son
rôle physiologique reste déterminer.
Physiologie du lobe postérieur
Le lobe postérieur ou post‑hypophyse sécrète deux hormones: la
vasopressine et l'ocytocine. En réalité, ces deux hormones sont sécrétées par
l'hypothalamus et sont simplement stockées par la post‑hypophyse.
1. La
vasopressine
Elle est aussi appelée hormone antidiurétique, pitressine ou ADH.
Elle a deux actions:
‑
elle provoque une vasoconstriction et une hypertension artérielle;
- elle diminue la diurèse en augmentant la réabsorption de l'eau au
niveau du tube rénal. Sa sécrétion dépend étroitement de la teneur en eau et en
électrolytes du sang artériel. Ainsi l'hormone est libérée chaque fois
qu'existent: une augmentation de la concentration des électrolytes dans le sang
artériel, une diminution du volume sanguin circulant (déshydratation, hémorragie).
En
absence de ADH il y a une diurèse et diabète insipide.
2. L'ocytocine
Elle provoque la contraction des fibres musculaires lisses et notamment
celles de l'utérus. Elle joue donc un rôle dans l’accouchement et intervient,
en association avec la prolactine dans le déclenchement de la lactation.

Anatomie
descriptive
C'est la plus volumineux des glandes endocrines.
Elle
est située à la face antérieure du cou, au‑dessous du larynx et appliqué
directement contre la trachée.
Elle est constituée par deux lobes latéraux réunis l'un à l'autre par
une portion rétrécie, l'isthme. Son poids est de 20 à 26 g. Sa consistance est
ferme, sa coloration rosée.
La glande thyroïde est constituée par la juxtaposition de nombreux i1ots
cellulaires appelés vésicules thyroïdiennes. Chaque vésicule thyroïdienne a une
forme grossièrement sphérique et est, constituée ainsi :
Le centre est occupé par une masse de substance gommeuse, dépourvue de toute
cellule. Cette substance est appelée substance colloïde ; chaque amas de
substance colloïde est entouré d'une seule couche de cellules thyroïdiennes ;
ce sont elles qui élaborent la substance colloïde ; entre les vésicules
thyroïdiennes existe un très riche réseau capillaire.
Les
hormones thyroïdiennes
Les
hormones élaborées par les cellules thyroïdiennes sont stockées au sein de la
substance colloïde. Celle‑ci est constituée d'une substance protéique
appelée thyréoglobuline résultant de la combinaison des hormones thyroïdiennes
avec une globuline.
Les hormones thyroïdiennes sont: la di‑iodô‑thyronine
ou T2, la tri‑lodo‑thyronine ou T3 et la tétra‑iodo‑thyronine
ou T4 ou thyroxine. Cette dernière représente à elle seule 75% des hormones
circulantes. Ces hormones qui sont mises en réserve dans la thyréoglobuline
sont libérées et déversées dans le sang au fur et à mesure des besoins. La plus
active est la T3.
Le fait essentiel à connaître est, la très grande richesse en iode des
hormones thyroïdiennes. L'iode est indispensable au fonctionnement de la glande
et toute carence en iode entrain l’apparition d’un goitre.
Les travaux récents ont permis la découverte, d’une autre hormone
totalement différente la thyrocalcitonine Cel1e-ci agit uniquement sur le
métabolisme du calcium.
Physiologie
du corps thyroïde
La glande thyroïde est douée de mu1tiples fonctions qui sont la
conséquence des actions qu’elle exerce sur le métabolisme des cellules.
1.
Actions métaboliques
D'une façon générale 1a thyroïde active les
processus de combustion au niveau cellulaire; elle fait en quelque sorte
tourner plus vite la "centrale thermique" humaine. Ainsi :
Elle augmente l'énergie
libérée par les cellules. L'ablation de la glande diminue le métabolisme.
cellulaire, l'administration d'hormones thyroïdiennes 1’augmente. Ces processus
sont mesurés par le métabolisme de base qui est diminué en cas
d'hypofonctionnement thyroïdien et augmenté en cas d'hyperfonctionnement de la
glande;
Elle agit sur l'utilisation
par les cellules des glucides, des lipides, des protides; cette utilisation est
augmentée en cas d’hyperfonctionnement thyroïdien, et diminué en cas
d'hypofonctionnement de 1a glande;
Cette augmentation du
métabolisme généra1 entraîne l'élévation des échanges respiratoires du débit
sanguin circulant et du débit cardiaque; 1’hypothyroidie entraîne 1es
phénomènes inverses;
La thyroïde intervient dans
la régulation de la régulation de la température centrale car les hormones
thyroïdiennes provoquent une augmentation de la production de la chaleur par
l’organisme; e11e intervient enfin dans le métabolisme de l'iode constituant
indispensable des hormones thyroïdiennes.
2. Action sur la croissance
La thyroïde a
une action de stimulation sur la croissance bien mise en évidence, par
l'expérimentation animale.
Dans l'espèce
humaine, l'insuffisance thyroïdienne entraîne un retard de croissance
considérable avec absence de développement sexuel et intellectuel (crétinisme).
3. Actions sur les tissus
La thyroïde agit .
= sur les cartilages de conjugaison dont elle prépare l’ossification;
cette action explique l'effet de la glande sur la croissance;
=sur l'appareil génital: la glande est
indispensable pour l'apparition de la puberté;
=sur les poils, les ongles et les dents: elle
favorise la poussée des poils et des ongles et la croissance des dents;
=sur les cellules du système nerveux supérieur dont
elle favorise le fonctionnement.
4.
Action de la thyrocalcitonine
La
thyrocalcitonine entraîne une baisse du taux de calcium sanguin d'une part en
inhibant la résorption du tissu osseux d'autre part en augmentant l'élimination
urinaire du calcium. La thyrocalcitonine a donc une action antagoniste de là
parathormone.
Commande
de la glande thyroïde
La thyroïde obéit à une hormone sécrétée par
le lobe antérieur de l'hypophyse, la thyréostimuline (TSH). La sécrétion de
celle‑ci est régulée par le taux des hormones thyroïdiennes circulantes.
Pour la
thyrocalcitonine sa sécrétion dépend exclusivement du taux de calcium sanguin.
L'insuffisance de
fonctionnement de la glande provoque le myxœdème. L'excès de fonctionnement de
la glande entraîne une hyperthyroïdie dont la forme la plus sévère est la
maladie de Basedow. Il faut signaler que dans les milieux pauvres en iode (les
régions d'endémie goitreuse), c'est le GOITRE qui est la première pathologie
thyroïdienne rencontrée.
Les
anomalies de la fonction thyroïdienne peuvent être, étudiées par:
1.la mesure du métabolisme de base:
il est augmenté dans l'hyperthyroïdie, diminué dans l'hypothyroïdie;
2. le dosage du cholestérol sanguin:
Il est diminué dans l'hyperthyroïdie, augmenté dans l'hypothyroïdie;
3. le réflexogramme achilléen
Il est allongé dans l'hypothyroïdie, raccourci dans l'hyperthyroïdie;
4.le dosage des hormones thyroïdiennes (T4 et T3)
IMPLICATION
CLINIQUE
Goitre
On appelle
goitre simple une augmentation du volume thyroïdienne.
Le terme
goitre endémique est employé lorsque plus de 10% de la population présente une
augmentation diffuse ou localisée de la thyroïde. Le goitre simple est parfois
lié au un déficit iodé, l'ingestion de substances goitrigènes, ou une déficience
démontrable d'une voie de synthèse hormonale. Il faut souligner que chez nous
la déficience en iode est la cause la plus fréquente de goitre dans les régions
endémiques qui sont les Uélé, 1'Ubangui les Iles Idjwi dans le Sud Kivu.
Anatomie
Ce sont des
petites glandes ovalaires, au nombre de 4 situées deux par deux à la face
postérieure des lobes latéraux du corps de la thyroïde. Très petites, elles ont
la taille d'un pois. Des anomalies de nombre, de forme et de situation sont
très fréquentes.
Les glandes parathyroïdes
assurent la régulation du métabolisme de ca1cium et du phosphore elles sont
indispensables à la vie.
1.
La parathyroidectomie
Quand elle est totale, elle entraîne une tétanie aiguë
qui provoque des accès convulsifs, des contractures musculaires et entraîne la
mort par arrêt respiratoire. Quand la parathyroidectomie est incomplète, il
apparaît une tétanie fruste, caractérisée par les mêmes symptômes qui évoluent
par crises.
L’hormone
parathyroïdienne
Elle est appelée aussi parathormone (PTH). C'est une protéine dont la
structure est maintenant bien connue.
Elle assure la régulation du métabolisme du calcium et du phosphore en
agissant. sur le système osseux, le rein et l'intestin:
au niveau de l'os, la parathormone provoque une résorption osseuse ce
qui libère le calcium (d'où l'hypercalcémie de l'hyperparathyroidie) et le
phosphore de l'os;
Ces actions ont donc tendance à élever la calcémie. La parathormone
apparaît donc comme l'antagoniste de le thyrocalcitonine.
Au total, les deux hormones tendent à maintenir constants; les taux du
calcium et du phosphore dans l'organisme et le rapport entre ces deux éléments
qui doit rester rigoureusement constant.
Commande
des parathyroïdes
La sécrétion glandulaire est réglée uniquement
par le taux du calcium sanguin dont la baisse stimule la sécrétion hormonale et
dont la hausse la freine.
Anatomie
Les glandes surrénales sont au nombre de deux une droite et une gauche
situées chacune au voisinage du pôle supérieur du rein correspondant. Elles
sont sensiblement triangulaires, hautes de 3cm, larges de 2cm, épaisse de 1 cm.
Leur coloration est jaune chamois. Elles pèsent elles deux entre 10 et 12g.
A la coupe, les surrénales apparaissent comme
constituées de deux parties totalement différentes.
Une zone périphérique (zone corticale ou cortex surrénalien ou
corticosurrenale) située en superficie de glande de coloration jaune. Elle est formée de trois couches superposées
de cellules glandulaires: les zones globuliforme, fasciculé et réticulée.
Une zone centrale (zone médullaire ou médul1o‑surrénale), de
coloration brune et entièrement recouverte par le cortex.
Physiologie de la corticosurrenale
La suppression de la corticosurrénale chez 1’animal et chez l'homme
entraîne la mort, dans un délai de 3, a 6 jours dans un tableau associant des
troubles digestifs et un collapsus cardiovasculaire. Les examens biologiques
montrent des troubles graves de l'équilibre et du métabolisme de l’eau, du
sodium, et du potassium.
1. Les hormones corticosurrénales
La
corticosurrénale sécrète de nombreuses hormones désignées sous le nom généra1
de corticostéroïdes ou de corticoïdes. Toutes ces hormones ont en commun le
même noyau chimique (le noyau stérol) et le même mode de synthèse à partir du
cholestérol.
Les
hormones cortico‑surrénaliennes peuvent, en leur rôle être classées en
trois grands groupes:
Les hormones minérales ou minera1ocorticoides. Ce sont 1es hormones de 1’eau et du sel. Elles
règlent en effet dans 1’organisme 1'équilibre de 1'eau, du sodium et du
potassium en régulant leur élimination. L'hormone essentielle de ce groupe est l'aldostérone;
elle diminue l'élimination par le rein de l'eau et du sodium et accroît
celle du potassium. La surrénalectômie entraîne du fait la suppression de la
sécrétion d'aldostérone une polyurie une déshydratation, une hypotension
artérielle et dans le sang une baisse des taux de sodium, du chlore et une
élévation du potassium. Une sécrétion exagérée d’aldostérone à été démontrée
dans certaines tumeurs de 1a corticosurrenale ; il en résulte une
hypertension arterielle qui s'accompagne d’une baisse importante du taux de,
potassium sanguin (hypokalêmie).
Les hormones métaboliques ou
glucocorticoïdes. Elles agissent sur
le métabolisme des glucides, dés protides et des lipides. Elles favorisent la
fabrication par l'organisme de glucides (aliments énergétiques) à partir des
protides (éléments plastiques) et la mise en réserve des glucides au niveau du
foie sous forme de glycogène. Elles inhibent la fabrication des lipides et
modifient la distribution du tissu graisseux. L’hormone essentielle de ce
groupe est le cortisol ou hydrocortisone; la surrénale élabore en
bien moindre quantité de la cortisone. Les glucocorticoïdes ont
également mais à un degré moindre, des propriétés minêralocorticoides. Cette
dualité d'action fait du cortisol ou hydrocortisone la plus active des hormones
puisque sa seule administration permet le maintien en vie de l'homme ou de
l'animal après surréna1ectomie; c’est donc le traitement substitutif de choix
en cas de carence de la sécrétion normale.
Les
hormones androgènes Ce sont des hormones proches
des hormones génitales males. Le rôle physiologique de ces hormones est faible
en regard des androgènes sécrétés par le testicule.
2.Localisations
fonctionnelles
I1 est admis
actuellement que:
‑
les minéralo‑corticoides sont élaborés au niveau de la zone glomérulée du
cortex,
- les glucocorticoïdes sont élaborés au niveau de
la zone fasciculée,
‑ les androgènes sont élaborés au niveau de
la zone réticulée.
3.
Les commandes de la glande surrénale
Les
corticosurrénales obéissent à une régulation complexe:
- Une commande par
l'hypophyse: le lobe antérieur de l'hypophyse sécrète une hormone stimulante,
la corticostimuline ou ACTH dont l'injection augmente la
sécrétion surrénalienne. L'ACTH agit uniquement sur la sécrétion des
glucocorticoïdes;
- Une commande humorale qui n'intervient que pour la sécrétion
d'aldostérone; cette hormone est totalement indépendante de l'hypophyse. La
sécrétion est déclenchée par les taux en sodium et potassium des liquides
extracellulaires et par le volume sanguin circulant et la pression artérielle.
La sécrétion d'aldostérone est augmentée par la baisse du taux de sodium
sanguin, l'augmentation du taux de potassium, la diminution du volume sanguin
circulant la baisse de la, pression artérielle.
Contrairement à la cortico-surréna1e, la médullo surrénale n’est pas
indispensable a la vie. L'ablation de la medullo-surrenale entraîne une chute
de tension artérielle rapidement compensée.
1. Les hormones medullo-surrenaliennes
La medullo-surrénale sécrète deux hormones: 1’adrènaline et la
noradrénaline ; celles ci sont designees sous le terme plus general de
catecholamines. La sécrétion normale est représentée pour 90% par l’adrénaline
et pour 10% par la noradrénaline.
2.Actions des hormones medullo-surrenaliennes :
-actions cardiovasculaires : les deux hormones etrainent une
hypertension artérielle mais chacune par un mécanisme différent; la
noradrénaline agit en entraînant une vasoconstriction généralisée, l'adrénaline
agit en augmentant le rythme cardiaque, la force des contractions cardiaques,
et le débit cardiaque.
-actions métaboliques les catécholamines ont une action brève et
intense. L’action essentielle porte sur le métabolisme des sucres : les
catécholamines entraînent une hyperglycémie et une augmentation de la
consumption des glucides par les muscles.
- actions sur les viscères: les catécholamines entraînent une
contraction de la rate (spleno-contraction) et une contraction des sphincters
viscéraux (vessie et tube digestif).
3.Mode d'action des catécholamines agissent à l’échelon cellulaire en se
fixant sur des structures spéciales de la membrane cel1ulaire appelées
récepteurs. Il existe deux types de récepteurs : alpha et beta. Les
différences d'action entre l'adrénaline et la noradrénaline s'expliquent par
une action différente de l'une et l'autre hormone sur chaque type de récepteur.
Les récepteurs a
et b sont respectivement situés au niveau des vaisseaux
et du cœur
Rappelons de plus que la noradrénaline est le
médiateur chimique du système sympathique et que, de ce fait, la
medullo-surrénale agit en connexion étroite avec le système sympathique.
4.Commandes de la medullo-surrénale
La surrénale possède une sécrétion permanente faible mais réagit
rapidement en cas d’agression contre l’organisme. Les phénomènes qui
déclenchent sa mise en jeu sont : l’hypotension arterielle, l'effort musculaire, le froid, les émotiôns la
douleur, l'hypoglycémie. La sécrétion s’effectue par voie nerveuse, par
excitation du système sympathique.
IMPLICATION
CLINIQUE
Maladie
d’Addison
C’est l’insuffisance chronique de 1a
corticosurrenale. C'est une maladie à évolution lente qui entraîne certains
états de maigreur et surtout de fatigue chronique, ainsi qu'une coloration
bronzée (ou très noir) de la peau.
La
symptomatologie est dominée par une grande fatigue générale ou asthénie et une
mélanodermie. La fatigue et hypotension sont fortement liés au déficit en
aldostérone. L’amaigrissement est présent et est du en partie aussi du déficit
en aldostérone et en partie de la diminution du cortisol.
Anatomie
Elle
a été précédemment décrite lors de l'étude du tube digestif.
Outre sa fonction d'élaboration de sucs digestifs, le pancréas est également
une glande endocrine; cette fonction est dévolue à des islots de cellules
spécialisées, disséminées au sein de la glande et appelés îlots de Langerhans.
Ceux‑ci sont constitués par quatre types de cellules:
les
cellules A qui sécrètent le glucagon,
les
cellules B qui sécrètent l'insuline,
les cellules C qui sécrètent la somatostatine
les cellules D qui sécrètent le polypeptide pancréatique.
Actions
du Pancréas et hormones Pancréatiques
1.
L'insuline
L'insuline est l'hormone essentielle sécrétée par le pancréas. Elle
exerce une action capitale dans le métabolisme des glucides, des lipides, des
protides.
Métabolisme des glucides
L'insuline tend à abaisser le taux de sucre sanguin (glycémie) par
plusieurs mécanismes:
- elle favorise la
pénétration du glucose dans les cellules notamment au niveau du muscle;
- elle favorise le
stockage du glucose sous forme de glycogène au niveau du foie;
-
elle inhibe la dégradation du glycogène en glucose;
- elle inhibe la fabrication de glucose à partir
des lipides ou des protides
L'insuline
contribue donc à maintenir constant le taux de la glycémie. Sa sécrétion est
déclenchée par:
- l'élévation de
la glycémie, facteur essentiel.
Métabolisme
des lipides
L’insuline favorise la mis en réserve des lipides
dans les cellules adipeuses. Elle favorise aussi la synthèse d'acides gras à
partir des glucides.
Métabolisme des protides
L’insu1ine
favorise la synthèse des protides et s’oppose à 1eur dégradation.
2.Le
glucagon
Ses propriétés sont antagonistes de celles de 1’insuline:
= métabolisme glucidique: le glucagon augmente la glycémie en 1ibérant
le glucose a partir du glycogène hépatique;
= métabolisme des lipides : le glucagon libère les acides gras à
partir du tissu adipeux.
= métabolisme des protides: le glucagon favorise la fabrication par le
foie de glucides à partir des protides ;
=
autres actions: Le glucagon tend à entraîner une élévation du taux de potassium
sanguin et une élimination urinaire accrue des électrolytes ; il stimule la
sécrétion d’autres hormones (catécholamines, hormone de croissance, insuline,
thyrocalcitonine).
La sécrétion de glucagon est contrôlée par:
- le taux de glucose sanguin, facteur essentiel ;
-.inhibition par
l'insuline.
Par ses deux hormones d'action inverse le pancréas assure la régulation
du métabolisme des sucres et la stabilité de la glycémie.
3. La somatostatine
Son action est actuellement mal connue. Elle inhibe la sécrétion
d'hormone de croissance, d'insuline, et de glucagon de gastrine.
IMPLICATION CLINIQUE
Le
diabète
Le
diabète est le plus fréquent des maladies métaboliques sévères de l'homme.
C’est une maladie qui résulte d’un défaut de sécrétion d'insuline par le
pancréas. Il est du a une dégénérescence des cellules b des îlots de Langerhans.
L'anomalie principale au cours du diabète est une
impossibilité pour 1’organisme d’utiliser des quantités suffisantes de glucose,
dans un but énergétique. Il en résulte une élévation de la glycémie qui peut
atteindre un niveau 3 fois supérieures à la normale. De grandes quantités de
glucose sont éliminées dans les urines; en effet les tubules rénaux ne peuvent
pas réabsorber tout le glucose qui pénètre chaque minute dans le filtrat
glomérulaire. C'est la raison pour laquelle le diabétique perd non seulement de
grandes quantités de glucose dans leurs urines, mais aussi de grandes quantités
d'eau.
Anatomie
Elle a été étudiée dans le chapitre consacré a l'appareil génital. La
fonction endocrine du testicule est dévolue à des cellules particulières, les
cellules de Leydig, groupées en islots entre les tubes séminifères.
Actions
physiologiques :
La fonction endocrine du testicule a été étudiée par les expériences de
castration:
-
Avant la puberté, la castration entraîne la persistance du type infantile:
absence de développement d’organes génitaux, absence d’apparition de la
pilosité pubienne, du développement musculo squelettique masculin, absence de
mue de la voix;
‑
chez l'adulte la castration entraîne une régression très incomplète des
caractères sexuels secondaires (pilosité, force musculaire, comportement).
L'administration au sujet castré d'extraits glandulaires entraîne la
correction complète des troubles lies à la castration.
Les hormones testiculaires
Ce
sont des substances stéroïdes proches chimiquement des androgènes
surrénaliens. L’hormone essentielle est la testostérone; les autres
hormones (androstérone par exemple) sont des produits de transformation de la
testostérone.
Les actions de la testostérone sont multiples:
1. Actions
tissulaires:
-
elle développe les organes génitaux males: déférent, prostate, organes
génitaux;
-
elle confère au développement musculaire et squelettique le type masculin.
-
elle agit sur la peau (plus épaisse chez l'homme) et le développement du
système pileux;
‑ elle agit sur la répartition du tissu graisseux;
- elle agit sur la
musculature du larynx (mue de la voie)
2. Actions sur le
comportement:
Elle augmente la combativité, l'agressivité et
développe la libido.
Commandes
du testicule
Le développement et le fonctionnement du testicule
sont commandés par l'hypophyse qui élabore des gonadostimulines. La
sécrétion de celles‑ci augmente brusquement au moment de la puberté entraînant
le développement génital.
Anatomie
Elle
a été décrite dans le chapitre consacré à l'appareil génital. La fonction
endocrine est dévolue aux cellules folliculeuses qui entourent l'ovocyte
pendant son développement et à partir desquelles se développe le corps jaune.
Physiologie
Comme nous l'avons indiqué dans l'étude du cycle génital, la fonction
endocrine de l'ovaire est cyclique.
La castration ovarienne a des effets différents selon l'age:
‑ effectuée
avant la puberté elle entraîne la persistance d'un tractus génital infantile et
l'absence de puberté;
‑ effectuée
à l'âge adulte elle entraîne la régression du tractus génital et des caractères
sexuels secondaires et l'arrêt du cycle génital.
L'administration d'hormones ovariennes corrige les effets de la
castration. A doses exagérées chez l'enfant elles entraînent une puberté
précoce avec développement précoce de l'appareil génital.
Les
hormones ovariennes
L'ovaire sécrète trois groupes d'hormones: les œstrogènes, la progestérone
et une petite quantité d'androgènes.
1.
Les œstrogènes
Les œstrogènes ont
plusieurs actions:
‑ actions
sur le tractus génital: les œstrogènes entraînent le développement du muscle
utérin, l'hypertrophie de la muqueuse utérine, des modifications de la muqueuse
vaginale et l'hypertrophie des glandes mammaires;
‑ actions
métaboliques: les œstrogènes favorisent la fixation du calcium sur la trame
protéique des os;
- autres actions:
chez la femme, les œstrogènes facilitent le développement des fibromes.
Administrés à l'homme, les œstrogènes entraînent l'atrophie des organes sexuels
et la diminution de la production testiculaire de testostérone.
2. La progestérone
La progestérone est élaborée en dehors de la grossesse par le corps
jaune et pendant la grossesse par le placenta.
Elle
exerce son action sur: l'appareil génital: au niveau de l'utérus, elle entraîne
la transformation de la muqueuse (formation de la dentelle utérine); Il en va
de même au niveau du vagin; au niveau des seins, elle hypertrophie les glandes
mammaires;
les
processus métaboliques: elle facilite le catabolisme des œstrogènes et tend à
élever la température.
‑ le
déroulement de la grossesse: elle inhibe la contractilité de l'utérus et
empêche l'expulsion de l'embryon.
Comme
pour les œstrogènes, on a fabriqué des progestatifs de synthèse douée des mêmes
propriétés que la progestérone.
3.
Les androgènes
L'ovaire
sécrète une minime quantité d'androgènes dont le rôle physiologique est faible;
ils agissent principalement sur la pilosité pubienne et axillaire.
Le cycle hormonal de l'ovaire.
1.
Du premier au quatorzième jour du cycle, la maturation du follicule
ovarien s’effectue sous l'influence d'une hormone hypophysaire appelée F.S.H.
Les cellules du follicule sécrètent des œstrogènes dont le taux augmente
pendant toute cette période. Les œstrogènes entraînent les modifications des
muqueuses utérine et vaginale étudiées avec l'appareil génital;
2. Au quatorzième jour du cycle se produit
la ponte ovulaire (ovulation);
3.
Durant la seconde moitié du cycle, l'activité du corps jaune est
commandée par l'hypophyse grâce à la sécrétion simultanée de deux hormones, FSH
et LH, cette dernière étant prédominante. Le corps jaune sécrète simultanément
de l'œstradiol et de la progestérone et cette association commande les
transformations des muqueuses utérine et vaginal. L'arrêt de ces sécrétions
maque 1a fin du cycle et la survenue des règles.
Pendant la seconde moitié du
cycle l'hypophyse sécrète aussi de la prolactine qui entraîne une congestion
mammaire. La prolactine est sécrétée également en quantité abondante au cours
de la grossesse, ce qui prépare la lactation.
Le déclenchement de l'activité
ovarienne s'effectue à la puberté par commande de l’hypophyse. La cessation de l'activité
ovarienne s'effectue vers 45 a 50 ans, c’est la ménopause, liée à la
disparition des hormones ovariennes.
La
Commande de l'ovaire
Comme nous venons de le voir, elle est assurée par l'hypophyse; la
sécrétion par l'hypophyse des hormones agissant sur l'ovaire est fonction du
taux des hormones ovariennes en circulation.
Les
prostaglandines forment un groupe spécialisé d'acides gras qui servent de
messagers chimiques. Elles agissent en très petites quantités dans l'organisme et
seulement quelques dixièmes de milligrammes de prostaglandines sont
probablement synthétisés chaque jour. Néanmoins les prostaglandines ont été
isolées à partir d'une grande variété de tissus de mammifères en particulier
ceux de l'intestin, du foie, des reins, du pancréas, du cœur, des poumons, de
l'encéphale et des organes reproducteurs mâles et femelles.
Les prostaglandines PGE2 et PGF2, stimulent les contractions utérines et
peuvent être utilisées pour déclencher le travail ou provoquer l'avortement ou
arrêter une hémorragie post partum.
Les
testicules sont constitués de plusieurs milliers de petits tubules, les tubules
séminifères qui forment les spermatozoïdes. Les cellules épithélioides bordant
la paroi externe des tubules séminifères sont appelées épithélium germinal male
et c'est à partir de ces cellules que les spermatozoïdes sont formés. Cette
production s'appelle spermatogenèse au cours de laquelle se produit une sorte
particulière de division cellulaire, la méiose. Chez l'homme ce processus
complet (spermatogenèse) nécessite environ 72 jours et se poursuit sans arrêt à
compter de la puberté qui est une période où la reproduction devient possible
(à 10‑15 ans).
La forme la plus jeune du spermatozoïde en
développement est la spermatogonie. Quand cette cellule a subi plusieurs
divisions, les cellules nouvellement formées se déplacent vers la lumière du
tubule. La première étape du développement du spermatozoïde aboutit à un
spermatocyte primaire; celui‑ci se divise à nouveau pour former deux
spermatocytes secondaires; eux‑mêmes se divisent pour former deux
spermatides. La spermatide se transforme en spermatozoïde, d'abord en perdant
une partie de son cytoplasme, ensuite en réorganisant la chromatine contenue
dans son noyau pour former une tête compacte et enfin en rassemblant le
cytoplasme restant à une extrémité de la cellule qui formera la queue.
Parmi les cellules germinales du tubule se trouvent de nombreuses
cellules volumineuses appelées cellules sustentaculaires. Ces cellules sont
voisines des spermatocytes qui se développent et les spermatocytes demeurent
attachés à ces cellules jusqu'à ce que leur tête et leur queue soient formées.
On pense que les cellules sustentaculaires sécrètent des substances qui sont
nécessaires aux spermatozoïdes pour leur développement, mais on ignore encore
la fonction exacte de ces cellules. Le spermatozoïde peut vivre pendant environ
1 mois dans les tubules séminifères et dans l'épididyme avant d'être rejeté au
dehors par éjaculation.
L'ovogenèse est la
production d'un ovule à l'intérieur des ovaires. Les ovocytes entrent en
prophase de la première division méiotique avant la naissance et arrêtent à ce
stade au moment de la naissance. Chaque ovocyte primaire se trouve dans une
petite sphère composée d’une seule couche de cellules, formant ainsi un
follicule primaire.
Ce n'est qu'au moment de la puberté, qu'un de ces
ovocytes primaires complète la première division méiotique et se transforme en
2 cellules haploïdes de grandeur inégale. Suite à la division de l'ovocyte
primaire, on retrouve une petite cellule ayant très peu de cytoplasme et la
moitié des chromosomes: c'est le premier globule polaire; la deuxième cellule,
beaucoup plus grosse, conserve presque tout le cytoplasme et contient l'autre
moitié des chromosomes: c'est l'ovocyte secondaire. Le premier globule polaire
et l'ovocyte secondaire contiennent chacun 22 autosomes et un chromosome sexuel
X. L'ovocyte secondaire débute immédiatement la seconde division méiotique puis
s'arrête à la métaphase; c'est à ce stade qu'on le retrouve au moment de
l'ovulation.
La
seconde division méiotique ne se poursuit qu'au moment de la fécondation. Si la
fécondation se fait, la méiose est rapidement complétée.
Tout
comme lors de la première division méiotique, la seconde division produit une
grosse cellule, l'ovule, et une petite cellule, le deuxième globule polaire. Le
premier globule polaire subit souvent une seconde division méiotique, ce qui
produit deux nouveaux globules polaires. L'ovogenèse produit donc un ovule et
trois globules polaires. A compter de la puberté, un follicule primaire vient
en général à maturité complète et, par conséquent, un ovocyte secondaire
(appelé ovule lorsqu'il est fécondé) est libéré au moment de l'ovulation,
chaque mois (à peu près tous les 28 Jours).
C'est
le lieu de la spermatogenèse. Ils ont la forme ovale, entourés d'une capsule de
tissu conjonctif, la tunique albuginée. Les prolongements internes (septa) de
la tunique divisent les testicules en compartiments qui contiennent de nombreux
tubules séminifères contournés sur eux‑mêmes, ces tubules contiennent des
spermatocytes. Pendant la spermatogenèse, les spermatocytes se développent en
spermatozoïdes au niveau des tubules séminifères.
Les
tubules se fusionnent pour donner les tubes droits qui se dirigent vers le
postérieur pour former le rete testis. Les tubes du rete testis se déversent à
leur tour dans les canalicules efférents qui entrent dans l'épididyme à leur
sortie des testicules. Les cellules interstitielles de Leydig. se trouvent
entre les tubules séminifères et secrètent, l'hormone sexuelle male, la
testostérone.
Au
début les testicules sont retropéritonéaux et descendent dans le scrotum
pendant leur développement, qui est recouvert en extérieur d'une couche de peau
et à l'intérieur d'une mince couche de muscles lisses appelée dartos.
Lors
de la descente du testicule, les canaux péritonéo-vaginaux se prolongent dans
chacun des scrotums par le canal inguinal accompagné par leur propre système
sanguin. La portion distale du canal péritonêo‑vaginal forme la vaginale,
qui couvre les testicules.
Au testicule est annexé l'épididyme qui est une formation assise sur
l'extrémité supérieure du testicule. Son rôle principal est d'emmagasiner les
spermatozoïdes qui sont poussés dans le canal déférent par les muscles lisses
pendant l'éjaculation. C’est ici que les spermatozoïdes subissent la maturation
qui les rend mobiles et fertiles à leur entrée dans le système reproducteur de
la femme.
IMPLICATION CLINIQUE
La cryptorchidie
Littéralement "testicule caché".
Le ou les testicules peuvent s’arrêter en route dans le trajet qu'il aurait du
suivre normalement : on le dit cryptorchide. Il peut aussi migrer et
suivre un trajet aberrant, on le dit ectopique. Les deux termes désignent en
fait ce qu'on appelle un testicule non descendu (bourses déshabitées).
Le canal déférent. C'est
un prolongement de l'épididyme. Durant tout son trajet il est entouré par une
couche des tissus dérivés de la paroi abdominale pendant la descente
testiculaire en formant le cordon spermatique dans lequel on trouve l'artère
testiculaire, la veine, des vaisseaux lymphatiques et des nerfs. Le canal
croise la partie supérieure de l'uretère et descend le long de la face
postérieure de la vessie où il s'élargit en ampoule et se joint au canal d'une
vésicule séminale pour former le canal éjaculateur, à travers la prostate,
joint l'urètre prostatique. La paroi du canal est assez épaisse et est
constituée de trois couches des muscles lisses.
Pendant
l'éjaculation, le muscle se contracte par vagues péristaltiques afin de
propulser le sperme dans le canal éjaculateur.
Les
vésicules séminales
Ce sont 2 sacs
membraneux situés latéralement par rapport aux canaux déférents sur la face
inféro‑postérieure de la vessie. Elle sécrète un liquide visqueux qui
contribue à la formation du sperme.
3.Glandes reproductrices
accessoires :
‑Prostate: est un organe unique entourant l'urètre juste en
dessous de la vessie. Une capsule de tissu conjonctif fibreux et de muscles
lisses entourent cette glande, certaines de ces fibres musculaires se
prolongent vers 1'intérieur de la glande et la subdivisent en plusieurs lobes
indistincts. Elle sécrète un liquide laiteux non visqueux constituant la
majeure partie du sperme et entre dans l'urètre par de nombreux petits canaux.
4. Structures de support:
bourses, cordon spermatique et pénis
a.Bourse (enveloppes du testicule)
Les enveloppes du
testicule forment, en avant du périnée et au-dessous la verge, un sac allongé
verticalement appelé bourses.
Chez l'enfant, les bourses, sont, plus larges
en haut qu'en bas. Chez l'adulte, elles sont renflées en bas et suspendues
au-dessous du pubis par une partie rétrécie, appelée pédicule. Chez l'adulte,
la moitié gauche descend ordinairement un peu plus bas que la droite.
1.La peau ou
scrotum est fine, très extensible, de couleur foncée et elle est sillonnée de
plis transversaux qui vont du raphé aux faces latérales, en décrivant une
courbe concave en haut et en dedans. Ces plis sont surtout prononcés sur les faces
antérieures et latérales du scrotum.
2. le dartos:
c'est une mince membrane rougeâtre, unie à la face profonde du scrotum; elle se
compose des fibres musculaires lisses, des fibres conjonctives et des fibres
élastiques. Cette couche musculaire est particulièrement développée sur les
faces antérieures et latérales des bourses.
3. la tunique
celluleuse sous-cutanée est mince
4 la tunique
fibreuse superficielle est mince et fragile
5. le crémaster:
il se compose de faisceaux musculaires striés
6. la tunique
fibreuse profonde
7. la tunique
vaginale: c'est une séreuse au tour du testicule.
IMPLICATION
CLINIQUE
Hydrocèle
C'est
l'épanchement séreux situé dans la cavité formée par la tunique vaginale
entourant les testicules. La bourse augmente de volume, le scrotum se distend,
entraînant un gène. La masse est transparente au contact d'une source de
lumière (la transillumination). Il s'agît d'une affection bénigne dont le
traitement est chirurgical et consiste à retourner ou mieux, à réséquer la
vaginale.
b.
Cordon spermatique
On donne le nom de cordon spermatique au
pédicule qui suspend les testicules et l'épididyme. Contenu à l'intérieur de la
tunique fibreuse des bourses, le cordon spermatique se compose de tous les
éléments qui vont au testicule et à l'épididyme ou qui en viennent. Ces
éléments sont: le canal déférent, les plexus veineux spermatiques antérieur et
postérieur, les artères du vas et testicule, des vaisseaux lymphatiques et le
ligament de Cloquet (qui résulte de l'oblitération du canal vagino‑péritonéal
et il est placé en avant du canal déférent).
c.
Pénis ou Phallus (verge)
1 C'est un organe de copulation par lequel les
spermatozoïdes sont introduits dans le système reproducteur de la femme.
Le
corps du pénis est recouvert d'une peau ayant peu de points d'attache. Son
extrémité, le gland a une forme élargie et la peau se prolonge pour former le
prépuce.
Pour divers motifs (religieux, hygiénique et
médicaux) le prépuce peut être enlevé (circoncision).
Le
pénis contient 3 corps cylindriques qui se composent de tissu caverneux
ressemblant à une éponge, les petits espaces se remplissent de sang, lors d'une
stimulation sexuelle, ce qui permet l'élargissement et le durcissement du pénis
lors de l’érection: deux dorsaux (corps caverneux) et un ventral (corps
spongieux).
L'urètre
passe a travers le corps spongieux qui s'élargit son extrémité distale, pour
former le gland.
La
partie proximale du corps spongieux s'élargit faiblement pour former le bulbe
de l’urètre. Ce bulbe s'attache au diaphragme urogénital qui forme le plancher
de la cavité pelvienne. Les 2 corps caverneux se séparent à leur extrémité
proximale pour former la racine pénienne qui sert à attacher le pénis aux
branches du pubis et de l'ischion.
Les
couches du pénis sont: la peau, le dartos, le fascia superficialis et le fascia
profond.
Les
artères : Artères honteuses internes, profondes et dorsales avec les
artères urétrales et bulbaires du pénis. Les, veines se rencontrent dans 2
systèmes superficiel et profond (dorsal et bulbaire). Les lymphatiques se
jettent dans les ganglions inguinaux superficiels et profonds et de l'iliaque
externe. Les nerfs proviennent du centre médullaire 1ombosacré par
l'intermédiaire des nerfs ilio‑hypogastrique, illo‑inguinal et
dorsal du pénis.
Le rôle principal
de ces organes est la reproduction.
IMPLICATION
CLINIQUE
Phimosis
et circoncision
Le phimosis est l'étroitesse anormale de 1’orifice
préputial s'opposant à la découverte du gland. Si le phimosis est serré et
qu'on n'arrive pas à décalotter le gland, il faut pratiquer la circoncision.
La
circoncision est la résection du prépuce.
5. Érection et Ejaculation
La stimulation du
gland par le déplacement de la verge à l'intérieur du vagin détermine un envoi
d’influx depuis le gland jusqu'à la partie sacrée de la moelle épinière et, si
le sujet éprouve en même temps une stimulation psychique convenable pour
accomplir l'acte sexuel, les influx reviennent par voie réflexe en empruntant
les fibres nerveuses parasympathiques qui se rendent aux organes génitaux. Ces
influx dilatent les artères vascularisant le tissu érectile de la verge.
Une
douleur élimine le désir sexuel et bloque l'accomplissement de l'acte sexuel.
Ejaculation : Quand le degré de stimulation sexuelle a atteint un
niveau critique, la moelle épinière envoie des influx par l'intermédiaire des
nerfs sympathiques aux organes génitaux masculins pour déclencher un
péristaltisme rythmique au niveau des voies génitales. Ce processus, appelé
éjaculation, déplace les spermatozoïdes depuis les testicules jusqu'au méat
urétral qui se trouve dans le vagin.
Le sperme est composé de
spermatozoïdes en provenance des testicules ainsi que de liquide produit par
les vésicules séminales la prostate et les glandes bulbo‑urétrales et la
quantité totale de sperme rejetée à chaque éjaculation est égale à environ 3ml;
comme chaque millilitre de sperme contient environ 120 millions de
spermatozoïdes. Un spermatozoïde unique va faire la fécondation si un ovocyte
est libéré par l’ovaire.
Le liquide d'aspect laiteux qui provient de la
prostate est très alcalin et neutralise le liquide acide provenant du vagin,
stimulant ainsi immédiatement les spermatozoïdes; en effet, les spermatozoïdes
sont immobiles en milieu acide mais très actif en milieu alcalin.
IMPLICATION CLINIQUE
Impuissance sexuelle
Il s'agit de l'impossibilité totale ou partielle
pour l'homme d'accomplir, avec la partenaire, l'acte sexuel. Cette impuissance
peut affecter les différents temps de la copulation: absence d'érection,
éjaculation anormale (précoce, retardée, absente, anarchique), absence
d'orgasme.
L'impuissance ne doit pas être confondue avec la
stérilité (impossibilité pour le male de féconder et pour la femelle d'être
fécondée), ni avec l'anaphrodisie (absence de désir sexuel).
L'impuissance peut être due soit
à une lésion ou un trouble organique, mais pour la plupart c’est un trouble
psychologique.
6.
1a puberté
Les testicules
d'un enfant demeurent à l'état de repos jusqu'à ce qu'ils soient stimulés vers
l'âge de 11 à 14,ans par les hormones gonadotropes provenant de l'hypophyse. A
cet age pour des raisons encore mal connues, l'adénohypophyse commence à
secréter 1'hormone folliculostimulante (FSH) et 1’hormone lutéinisante (LH).
Ces hormones déterminent une poussée de croissance testiculaire annonçant le
début de la vie sexuelle masculine. On donne le nom de puberté a ce stade du
développement.
Les caractères sexuels secondaires se caractérisant par l’augmentation
de volume du pénis, du scrotum et des testicules, des poils poussent sûr la
figure, les aisselles, la poitrine et le pubis. La voix devient plus grave et
les muscles squelettiques ont tendance à se développer, tandis que la quantité
de graisse diminue.
Le système reproducteur de la femme se compose des structures qui
produisent transportent protègent et nourrissent les ovules et un milieu
propice au développement d'un embryon.
Ce
sont des organes sexuels primaires de la femme, ils produisent les gamètes
femelles, les ovules. Ils 1iberent des hormones qui influencent le
développement des organes sexuels accessoires et des caractères sexuels
secondaires de la femme.
Chacun a la forme ovale, plus petit que le
testicule, situé en arrière du péritoine.
L'ovaire peut se diviser en une partie externe, le cortex, entourant, la
partie centrale, la médulla, le cortex contient environ 400.000 structures appelées
follicules primaires et chaque follicule comprend un ovule non développé, situe
dans une petite sphère composée d'une seule couche de cellules.
Au cours de sa vie, une femme est fertile durant 30
à 40 ans, généralement chaque mois (28 Jours) un seul follicule devient mature
et se rompt pour libérer un ovule. Il y a donc environ 400 ovules sur le nombre
total disponible qui deviennent matures et propres à la fécondation et ce
durant toute la vie d'une femme. Le reste de follicule régresse et dégénère par
apoptose à divers stades du développement.
2.Trompes de FALLOPE (10‑12 cm de long et 10‑15 mm de large)
L'ovule
après l'ovulation est transporté jusqu'à l'utérus par la trompe de FALLOPE qui
joint la proximité de l'ovaire à l'angle latéro‑supérieur de l'utérus
entre les couches du ligament large. La partie de ce ligament qui attache la
trompe est le mésosalpinx et la partie distale qui s'ouvre dans la cavité
abdomino‑pelvienne tout près de l'ovaire est le pavillon qui est entouré
de nombreuses projections cillées en forme de doigts, les franges du pavillon. Il
existe 2 types de cellules de la muqueuse : des cellules ciliées et des
cellules sans cils. La plupart des cellules avec cils ayant un battement
rythmique vers l'utérus, ainsi une fois dans la trompe de FALLOPE, l'ovule est
transporté vers l'utérus par un faible courant provoqué par le battement des
cils.
IMLICATION
CLINIQUE
Grossesse
extra‑utérine
Quand l'œuf
n'atteint pas la cavité utérine au bout des trois au quatre jours que demande
sa migration normale, dans la majorité des cas il reste dans la trompe où il
s'implante; très rarement il demeure dans la cavité abdominale, exceptionnellement,
il se greffe sur l'ovaire; on dit qu'il y a grossesse extra‑utérine
(GEU).
Pourquoi la
GEU? On connaît des causes anatomiques (sténose post inflammatoire,
malformation tubaire, ... ) et on a invoqué des facteurs fonctionnels (la
possibilité de survenue chez de patientes portant un stérilet ou après
chirurgie tubaire)
L'utérus
est l'organe destiné à contenir l'œuf fécondé pendant son évolution et à
l'expulser quand il est arrivé à son complet développement.
Il présente un peu au-dessous de sa partie moyenne un étranglement
appelé isthme. L'isthme de l'utérus divise cet organe en deux parties: l'une,
supérieure, le corps; l'autre, inférieure le col.
Le corps, assez fortement aplati d'avant en arrière, est triangulaire.
Sa base est en haut et le sommet fortement tronqué répond à l'isthme.
Le col est plus étroit et moins volumineux que le corps. Il se rétrécit
légèrement à ses deux extrémités, à la manière d'un barillet, auquel il a été
comparé.
L'utérus est, en effet, un organe très mobile; aussi sa situation et son
orientation se modifient chez le même sujet d'un moment à l'autre, sous la
pression des organes qui l'environnent.
La position de l'utérus se modifie encore suivant des modalités très
diverses, sous l'influence de l'attitude du sujet, de la pression abdominale,
etc.
IMPLICATION
CLINIQUE
Hystérectomie
C'est
l'ablation de l'utérus. Les indications sont liées aux maladies de cet organe,
fibrome compliqué, tumeurs malignes, et prolapsus.
Le museau de tanche (col uterine) est séparé
de la paroi vaginale par un cul‑de‑sac annulaire, en arrière au cul‑de‑sac
de Douglas.
Configuration
intérieure. Cavité utérine.
La
cavité du corps est lisse, sa forme est triangulaire.
Voici
quelques chiffres à retenir: la longueur de la cavité de l'utérus' de la nullipare
mesure en moyenne 65 millimètres, dont 25 pour le corps, 25 pour le col et 5
pour l'isthme; chez la femme multipare, la longueur de l'utérus atteint de 60
à'65 millimètres, dont 35 pour le corps, 25 pour le col, et 5 pour l’isthme.
Structure de l'utérus.
La
paroi utérine, épaisse d'environ 1 centimètre, se compose de trois tuniques qui
sont de dehors en dedans: une tunique séreuse, une tunique musculaire et une
tunique muqueuse.
1‑ Sur le corps, les fibres lisses sont
disposées sur trois couches: externe, moyenne et interne.
La couche externe, très mince, comprend un plan
superficiel de fibres longitudinales
La
couche moyenne, très épaisse, appelée couche est constituée par des faisceaux
entrecroisés
La couche
interne est surtout formée de fibres circulaires.
2 Sur le col, le muscle utérin est moins épais que
sur le corps. On distingue une couche moyenne de fibres circulaires comprises
entre quelques rares faisceaux longitudinaux, les uns, superficiels, les
autres, profonds.
Tunique muqueuse (endomètre). ‑ La tunique
muqueuse, mince et friable, est adhérente au muscle.
L'utérus est rattaché aux parois du bassin par
trois paires de ligaments qui sont.
1 les ligaments latéraux ou ligaments larges;
2 les ligaments antérieurs ou ligaments ronds;
3 les ligaments postérieurs ou utéro‑sacrés.
Les
ligaments ronds et les ligaments utêro‑sacrés peuvent être considérés
comme des expansions des ligaments larges.
Vagin : Il
existe sur la face intérieure du vagin des plis transversaux qui sont des
épaississements de la muqueuse appelés crêtes ou rides du vagin.
Sur
le plan de structure, la paroi vaginale est constituée par 3 tuniques:
1.
Une tunique externe conjonctive
2.
Une tunique moyenne, musculaire, lisse, formée surtout des fibres
longitudinales en dehors et des fibres circulaires en dedans.
3.
Une tunique interne, muqueuse, très adhérente à la tunique musculaire. La
tunique musculaire lisse qui entoure le vagin est plus mince que celle de la
paroi utérine. La muqueuse vaginale prolifère durant le cycle menstruel d'une
façon similaire à l'endomètre utérin, mais à un degré moindre.
Les organes génitaux externes de
la femme forment collectivement la vulve ou 1e pudendum. Sous l'influence des
œstrogènes, les graisses ont tendance chez la femme à se déposer sur la
symphyse pubienne pour former le mont de Vénus et sa peau se recouvre de poils
après la puberté.
Deux
replis charnus, grandes lèvres se prolongent vers 1’arrière à partir de ce Mont
de Vénus leur surface externe est pigmentée et recouverte de poils, la surface
interne, lisse et dépourvue de poils est humide grâce à la sécrétion de glandes
sébacées. Les petites lèvres sont deux replis médians, par rapport aux grandes
lèvres, antérieurement, elles enveloppent le clitoris (une petite structure
allongée) et sont richement vascularisées. Elles entourent un espace, le
vestibule où aboutissent les ouvertures du vagin, et de l'urètre. Les glandes
de Bartholin et les glandes para‑urétrales de SKENE sont plus
importantes. Ces glandes lubrifient le vestibule et facilitent la pénétration
du pénis.
Le périnée ou plancher pelvien est l’ensemble des
parties molles qui forment en bas l'excavation pelvienne. Il est divise en 2
triangles. Le triangle postérieur, est le triangle anal, encore appelé périnée
postérieur. Le triangle antérieur, traversé par l'urètre chez l'homme, par
l'urètre et le vagin chez la femme, est le triangle uro‑génital, souvent
désigné encore sous 1es noms de périnée antérieur ou de périnée uro‑génital.
MUSCLES
A.PLAN
PRÔFOND
Releveur de l'anus.‑ Le releveur forme un
diaphragme musculaire qui :
a.
Ferme le détroit
inférieur du bassin
b.
Agisse comme les
sphincters supplémentaires pour l’anus et l’urètre
c.
Cause l’angularité a la
jonction de l’anus et rectum.
IMPLICATION
CLINIQUE
Les
prolapsus génitaux
Toute saillie, permanente
ou à l'effort dans la lumière vaginale, a l’orifice vulvaire, ou hors de celui‑ci
de tout ou partie des parois vaginales plus ou moins doublées de la vessie, du
rectum et des culs-de-sac péritonéaux adjacents, ainsi que du fond vaginal
solidaire du col utérin: c'est la définition des prolapsus génitaux.
En
langage populaire c'est la « descente d'organes ».
La prolapsus est du au relâchement des
musc1es du périnée du coin périnéal fibreux et des moyens de suspension
(ligaments ronds, ligaments larges, ligaments utéro‑sacrés).
L'affaiblissement au plancher pelvien est le plus souvent précipité par
un traumatisme obstétrical (gros enfants, accouchements répétés ou ayant
nécessité des manœuvres et détermine des délabrements périnéaux.
7. Le cycle menstruel Le cycle ovarien consiste en une série de changements qui se produisent
dans l’ovaire y compris le développement des follicules, la libération d'un
ovule provenant d'un follicule mature lors de l'ovulation et la formation d'une
structure appelée corps jaune. La 1ongueur du cycle ovarien varie entre 20 et
40 jours, avec une moyenne d’environ 28 jours. On considère souvent que le
cycle ovarien est de 28 jours mène si seulement 30% des femmes ont un cycle de
27 ou 28 jours. Le cycle ovarien est en étroite relation avec le cycle
menstruel qui implique des changements répétitifs à l'intérieur de la muqueuse
utérine et, à un degré moindre, de la muqueuse vaginale.
Développement. des follicules
Sous
l’influence d'une stimulation hormonale appropriée, certains follicules
primaires poursuivent leur développement. L'unique couche de cellules formant la
paroi de chacun des follicules primaires, prolifère pour former des couches de
cellules ovariennes appelées cellules de la thèque. Ces follicules deviennent
alors des follicules secondaires. Au fur et à mesure de leur croissance, une
membrane translucide non cellulaire, la zone pellucide, se forme dans certains
follicules secondaires. Cette zone pellucide sépare l'ovule de chaque follicule
des cellules folliculaires avoisinantes. Lorsqu'un de ces follicules en
croissance s'élargit, il se forme une cavité '(antrum) remplie de liquide.
Cette cavité repousse l'ovule entouré de quelques couches de cellules
folliculaires, sur un côté du follicule. Tant que le liquide s'accumule dans la
cavité, le follicule continue de grossie et se déplace vers la surface de l’ovaire
où il forme une protubérance. Ce fol1icule mature s'appelle follicule de De
Graaf.
Ovulation.
Dans des
conditions hormonales adéquates, les follicules de De Graaf se rompt et libère l'ovule:
c'est l’ovulation. Durant l'ovulation, l'ovule entraîne certaines cellules
folliculaires; ces cellules s'attachent à la membrane pellucide de l'ovule pour
former une sorte de couronne appelée corona radiata. Après l'ovulation, 1’ovule
entouré de la corona radiata sort dans la cavité péritonéale. Les battements
ciliaires des franges du pavillon de la trompe de Fallope produisent un courant
de liquide péritonéal, qui entraîne l'ovule vers la trompe de Fallope.
Formation du corps jaune :
Apres l’ovulation et la perte du liquide folliculaire le follicule De
Graaf subit un affaissement. Peu après, les cellules du follicule rompu
s'hypertrophient; elles prennent une teinte jaunâtre, due en partie à
l'accumulation de granules lipidiques et le follicule devient le corps jaune.
Le sort du corps jaune, dépend de celui de l’ovule. Lorsque l'ovule n'est pas
fécondé, le corps jaune, après 14 jours, dégénère et forme une mince cicatrice
blanche formée de tissu conjonctif, le corps blanc. Lorsque l'ovule est fécondé
et qu'il a grossesse, le corps jaune continue à se développer et reste en place
jusque vers la fin de la grossesse.
Régulation hormonale de l’activité ovarienne
La
régulation de la fonction ovarienne implique l’action des hormones de
libération des gonadotrophines (Gn‑RH) en provenance de 1'hypotalamus, et
des hormones folliculostimuline (FSH) et lutéinisante (LH), produites par
l'hypophyse. Les hormones sexuelles femelles influencent la sécrétion des
hormones de libération. Celles‑ci, a leur
tour, stimulent la sécrétion tant de FSH que de la LH.
Les ovaires
produisent les hormones sexuelles femelles: les œstrogènes et la progestérone.
Bien que les œstrogènes soient sécrétés dans une certaine mesure par divers
types de cellules leurs premières sources sont 1es cellules folliculaires et le
corps jaune. Le corps jaune constitue aussi la principale source de,
progestérone, et les cellules folliculaires sécrètent de minuscules quantités
de progestérone.
Le cycle menstruel proprement dit
Le cycle menstruel
comprend une suite de changements qui apparaissent dans l'endomètre de l'utérus
(et à un moindre degré dans le vagin). Il est étroitement associé au cycle
ovarien; les œstrogènes et la progestérone produits pendant le cycle ovarien
règlent les événements du cycle menstruel.
Au cours de la première partie du cycle ovarien les œstrogènes produits
stimulent la prolifération de la couche
fonctionnelle de 1'endomètre utérin. Des glandes tubulaires se forment et des
vaisseaux sanguins envahissent le nouvel épithélium endométrial. Ainsi,
l'épaisseur et la vascularisation de la couche fonctionnelle de l'endomètre
augmentent. Après l'ovulation et la formation du corps jaune des œstrogènes et
de la progestérone sont produits. Sous l’influence de ces hormones, les glandes
de l'endomètre poursuivent leur développement et commencent à sécréter de
petites quantités d'un liquide riche en glycogène. De plus, les artères de l'endomètre
grossissent et acquièrent une forme spiralée. Tous ces changements préparent
l'endomètre à devenir un milieu nourricier pour l'embryon, s'il y a
fécondation.
S'il
n'y a ni fécondation ni grossesse, le corps jaune dégénère et les taux
d'œstrogènes et de progestérone baissent. La chute des concentrations de ces
hormones et le retrait de leurs effets stimulants provoquent des contractions
prolongées des vaisseaux sanguins de l'endomètre. Il y a alors une diminution
du flot sanguin dans les régions de l'endomètre qui sont irriguées par ces
vaisseaux et une dégénérescence des tissus dans ces régions.
Donc
nous pouvons définir la menstruation comme une nécrose superficie1le de la
muqueuse utérine, se produisant de façon cyclique chez la femme, la puberté
jusqu'à la ménopause en absence de la grossesse et qui s’objective par une
perte d'allure sanglante.
Puberté chez la fille
En
moyenne 1es filles atteignent la puberté un an plus jeune que les garçons. Chez
les filles, 1’apparition du premier saignement mestruel, la ménarche, annonce,
la puberté. A cette période le vagin, l’utérus et les trompes de Fallope
augmentent de volume tandis que des dépôts graisseux se font au niveau des
seins, des hanches et du mont de Vénus. De plus la partie glandulaire du sein
commence à se développer. Dés poils croissent au niveau du pubis et à divers
endroits du corps ; la voix, contrairement à celle du jeune garçon ne
subit qu'une légère modification.
IMPLICATION CLINIQUE
Troubles du cycle menstruel
La menstruation est une hémorragie cyclique due au bon fonctionnement
d'un mécanisme complexe mettant en jeu le système nerveux (hypothalamus), une
glande endocrine, (hypophyse), l’ovaire et la muqueuse utérine. Une anomalie de
l'un de ces organes peut donc entraîner des troubles au cycle. Il existe
plusieurs troubles du cycle menstruel comme l’aménorrhée qui est 1 'absence des
règles ou des menstruations.
8 Les seins
(les glandes mammaires ou mamelles)
Situation Les mamelles sont placées sur la paroi antérieure du thorax,
entre le sternum et une ligne verticale tangente à la limite antéro‑interne
de l'aisselle. Dans le sens vertical, elles s'étendent de la troisième à la
septième cote.
Le mamelon est entouré d'une surface pigmentée
annulaire, d'un diamètre de 4 à 5 centimètres, appelée aréole ou auréole. Rosée
chez la jeune fille, elle prend une teinte plus foncée dès le début de la
grossesse. Sa surface est rendue inégale par la présence de petites éminences
appelées tubercules de Morgagni, formées par de volumineuses glandes sébacées.
La glande mammaire se compose de plusieurs
glandes indépendantes les unes des autres au nombre de dix à vingt. Chacune
d’elles, constitue un lobe. Chaque lobe représente une glande en grappe qui se
divise en lobules et en acini.
Canaux
galactophores.‑ Chaque lobe possède ;un canal excréteur ou canal
galactophore, dans lequel se jettent les canaux provenant des lobules. Les
canaux galactophores, en nombre éga1 à celui des lobes, se dirigent par un
trajet sinueux vers le mamelon. Ils présentent, avant de s'engager dans le
mamelon, une dilatation de 1 centimètre à 1 centimètre et demi et large d'un
demi-centimètree, appelé sinus ou ampoule galactophore. Au‑delà du sinus,
les canaux galactophores se dirigent en ligne droite vers le sommet du mamelon,
où ils s'ouvrent par les pores ga1actophores.
IMPLICATION
CLINIQUE
Le
cancer du sein
25% de femmes qui
meurent d'un cancer ont un cancer du sein. C'est un des, cancers le plus
fréquent et le plus meurtrier de la femme. Il s'observe chez nous chez des
patientes entre 30 à 50 ans, mais il peut se rencontrer chez les femmes plus
jeunes.
Le cancer
se révèle par une petite tuméfaction que perçoit la patiente dans l'un de ses
seins. Les cellules cancéreuses forment une petite masse qui grossit et envoie
très vite des métastases (cancers filles) le long des voies lymphatiques et à
distance.
C'est pour
tout cela que la précocité du diagnostic reste le meilleur élément de guérison.
On conseillerai un autopalpation systématique chaque mois chez toutes les
femmes à l’age de la procréation immédiatement après le règle. Un nodule doit être examine microscopiquement
pour un diagnostic exact..
Le système nerveux cérébro‑spinal est responsable
de nos activités conscientes et volontaires.
Il comprend des organes des sens qui recueillent
divers types d’informations et les transmettent à deux centres nerveux, la
moelle épinière et le cerveau. Ces centres élaborent des réponses du type moteur
qui assurent notre adaptation aux circonstances extérieures. Les influx nerveux
sensoriels et moteurs sont transportés à travers l'organisme par un système
complexe de nerfs.
Le cerveau et la moelle contiennent également des
centres appartenant au Système Nerveux Végétatif car nos deux systèmes nerveux
sont étroitement liés l'un à l'autre.
Les centres nerveux sont entourés d'un ensemble
d'enveloppes protectrices appelées méninges. La substance nerveuse centrale ne
comprend pas seulement des neurones, mais également un grand nombre de cellules
qui ne participent pas directement à l'activité nerveuse mais forment, autour
des neurones, un tissu de soutien et de nutrition. L'ensemble de ces cellules
porte le nom de Névroglie.
1) Origine embryonnaire
Dans
l'embryon des vertébrés, le système nerveux central prend naissance à partir de
l'ectoblaste dorsal où se forme d'abord une longue dépression appelée gouttière
neurale.
Cette gouttière s'enfonce peu à peu dans l'embryon
et se referme sur elle-même pour devenir le tube neural, bordé latéralement par
deux formations nerveuses, les crêtes neurales qui donneront ultérieurement les
ganglions spinaux.
2) Divisions fondamentales du cerveau
Au cours de l'évolution des vertébrés, le cerveau a
constamment accru son volume avec une différenciation progressive de ses
différentes parties. Il en est résulté un organe très complexe.
Le télencéphale
est la partie antérieure du cerveau. Elle comprend une paire de protubérances
volumineuses, les Hémisphères cérébraux. Le Diencéphale constitue, dans le cas de l'homme, la partie centrale
du cerveau. Il contient le 3e ventricule qui a la forme d'une fente verticale.
Le sommet du diencéphale porte l'epiphyse en haut et de sa base, se détachent les
nerfs optiques et la tige de l'hypophyse. Deux centres nerveux importants sont situés
dans le diencéphale, le thalamus et l'hypothalamus. Le Mésencéphale produit les pédoncules cérébraux. Le Métencéphale porte du côté dorsal, une
importante formation nerveuse, le cervelet, au niveau duquel se trouve le 4eme
ventricule. Le Myélencèphale est la
partie inférieure de l'encéphale qui se prolonge dans la moelle au‑delà
du trou occipital. Sa dénomination anatomique est moelle allongée ou bulbe
rachidien.
1) Les méninges
On appelle méninges trois enveloppes contiguës
entourant le cerveau et la moelle épinière.
La Dure‑mère
est la partie externe des méninges. C'est une paroi fibreuse et résistante,
appliquée contre les os du crâne ou des vertèbres. Elle forme une sorte de sac
enfermant complètement les centres nerveux.
L'arachnoïde est une mince membrane collée à la
face interne de la dure-mère. Elle est séparée de la pie‑mère par un
espace dans lequel elle envoie de fins prolongements conjonctifs anastomosés
qui aboutissent à la pie‑mère. Ces prolongements laissent de nombreux
interstices libres appelés « espaces sous‑arachnoïdiens ». Ces espaces
sont remplis du liquide céphalo‑rachidien qui amortit les chocs éventuels
reçus par les centres nerveux.
La pie‑mère
est une membrane molle, très vascularisée sur sa face interne. Elle est
appliquée directement sur la masse du tissu nerveux dont elle suit toutes les
irrégularités.
Le
liquide céphalo‑rachidien (LCR) est un liquide clair comme de l'eau. Il
entoure le cerveau et la moelle, et remplit les ventricules cérébraux ainsi que
le canal épendymaire. Sa composition est assez proche de celle de la lymphe,
mais on n'y trouve que quelques rares lymphocytes.
Le LCR est produit par les plexus choroïdes, des
membranes très plissées et vascularisées situées dans les ventricules
cérébraux.
Lors d'une infection des méninges (méningite) le
LCR devient troublé. Dans les cas de maladie du sommeil, il peut contenir des
trypanosomes. L'examen du LCR peut se faire après une ponction lombaire dans
les espaces sous‑arachnoïdiens, au niveau des vertèbres L4 et L5.
2) La névroglie
Les neurones. des centres nerveux sont environnés
de petites cellules, environ 10 par neurone, appelées cellules gliales ou cellules
de la névroglie. On distingue trois types principaux de cellules gliales:
‑ des cellules à longs prolongements
réunissant les neurones aux capillaires sanguins, ce sont des cellules
nourricières ;
‑ de petites cellules entourant les fibres
nerveuses, ayant sans doute un rôle analogue à celui des cellules de Schwann.
‑
des cellules très petites et très mobiles, portant des prolongements ramifiés.
Elles sont phagocytaires et considérées comme appartenant au système réticulo‑endothélial.
1) Description de la moelle
a)
Morphologie externe
La moelle est un cordon blanc long d'environ 45 cm
avec un diamètre moyen de 1 à 1,2 cm. Elle est située dans le canal vertébral
et se termine en pointe au niveau de la 2e vertèbre lombaire où elle
se ramifie en de nombreux nerfs. Sur toute sa longueur, elle est entourée des
méninges. Les espaces sous arachnoïdiens sont particulièrement importants en
dessous de la 2e vertèbre lombaire où la moelle a fait place à un faisceau de
nerfs appelé «queue de cheval ». C'est à ce niveau que se font les ponctions
lombaires.
Entre chaque vertèbre, une paire de nerfs se
détache à droite et à gauche de la moelle. Les deux nerfs originaires du même
côté, fusionnent en un nerf spinal unique qui débouche par le trou de
conjugaison et se divise ensuite en une branche ventrale et une branche
dorsale.
b)
Structure interne de la moelle
Une coupe transversale de la moelle au niveau du
thorax montre:
‑ une masse importante de substance blanche
périphérique, formée de fibres myélinisées, réparties en plusieurs faisceaux
parallèles,
‑
de la substance grise qui dessine une sorte de H au centre de la moelle. Les
deux pointes ou cornes postérieure de la substance grise sont les prolongements
des racines postérieures des nerfs spinaux. Les deux cornes antérieures se
poursuivent dans les racines antérieures des mêmes nerfs ;
‑ au centre de la moelle, une fin canal
aplati, le canal épendymaire, qui fait suite au 4e ventricule. C'est un vestige
du neurocoele embryonnaire.
On peut distinguer, dans la substance blanche, des
groupes ou faisceaux de fibres à fonctions déterminées, par exemple pour les
voies motrices directes, la sensibilité tactile etc.
c)
Les nerfs spinaux
Au niveau de chaque vertèbre se détache une paire
de nerfs spinaux. Comme la région du coccyx n'en produit qu'une paire, la
moelle porte 31 paires de nerfs répartis ainsi
‑ 8 paires de nerfs cervicaux (il y a une
paire avant CI et une paire après C7) ;
-
12 paires de nerfs dorsaux ‑ 5 paires de nerfs lombaires ; ‑ 5 paires
de nerfs sacrés ; ‑ 1 paire de nerfs coccygiens (parfois 2).
IMPLICATION CLINIQUE
Dermatomes
La surface cutanée (la bande de la peau) qui est
rendu sensible par chaque nerf spinal s’appelle un dermatome. En cherchant le
niveau d’anesthésie avec une tige d’ouate on peut localiser précisément le
niveau de section de la moelle épinière après une fracture important de la
colonne vertébrale.
Chaque paire de nerfs s'insère sur la moelle par
deux racines distinctes. La racine postérieure est sensorielle et porte un
ganglion spinal dans lequel sont rassemblés les corps cellulaires des fibres
nerveuses. La racine antérieure est motrice et ne porte pas de ganglion. Les
deux racines se réunissent au‑delà du ganglion, puis le nerf spinal se
divise en une branche ventrale et une branche dorsale. Ces deux branches sont
mixtes, c'est‑à‑dire que ces nerfs contiennent des fibres
sensorielles et motrices mélangées. Chaque nerf spinal est en communication
avec le système sympathique ainsi qu'on le dira plus loin.
Certains groupes de nerfs spinaux s'anastomosent et
échangent des fibres, ils forment des Plexus qui innervent des régions
déterminées du corps.
‑ Le plexus cervical (CI‑C4) commande
la région du cou.
‑ Le plexus brachial (C5‑C8 et DI)
innerve l'épaule et le bras.
‑ Le plexus lombaire (LI‑L4) se
rapporte à la jambe et au bas‑ventre. Il produit le nerf fémoral.
‑ Le plexus sacré (L5, SI‑S3 OU S4)
donne le gros nerf sciatique qui descend jusqu'au pied et donc l'inflammation
est très douloureuse (sciatique).
La moelle est un centre nerveux puisqu'elle élabore
certains types de réponses que nous appelons réflexes. Mais elle est également
un organe de conduction nerveuse transmettant les influx sensoriels vers
l'encéphale et recevant de celui‑ci, les influx moteurs qui sont
acheminés vers les différentes parties du corps.
a)
La moelle, centre réflexe
Le réflexe est l'activité nerveuse la plus simple.
C'est une réponse rapide et involontaire à une excitation, par exemple lorsque
la main s'écarte d'un objet trop chaud.
Le réflexe suppose 1a présence d'une excitation
sensorielle amenée à la' moelle par la racine postérieure du nerf spinal. Cet
influx est transmis, dans la moelle, à un ou plusieurs neurones moteurs qui
envoient des influx vers les muscles. par l'intermédiaire des racines
antérieures.
Certains réflexes sont extrêmement simples et ne
font intervenir que deux neurones, un neurone sensoriel et un neurone moteur.
Ce sont les réflexes directs ou monosynaptiques. Ils sont rares, c'est le cas,
par exemple, du réflexe rotulien dans lequel un coup porté sur le ligament en
dessous de la rotule provoque automatiquement une extension de la jambe.
IMPLICATION CLINIQUE
Paralysie flasque : paralysie spastique
Quand il y a atteint d’un nerf périphérique
(section d’un nerf, injection dans le nerf sciatique, poliomyélite) les
réflexes sont abolis et s’il s’agit d’un nerf motrice il y a une paralysie
flasque. Par contre si le réflexe reste intact et la paralysie c'est à cause
d’un problème de l’encéphale ou la moelle épinière, il y a une rigidité des
membres qui s’appelle une paralysie spastique.
La plupart des réflexes sont polysynaptiques ou
indirects. L'influx arrivant dans la moelle est transmis, par des neurones
d'association, dans l'autre moitié de la moelle et à d'autres niveaux. Une
réponse est donc émise par un nombre plus ou moins important de nerfs spinaux.
b)
La moelle comme centre de conduction nerveuse
La moelle se continue dans l'encéphale par
l'intermédiaire du bulbe rachidien, elle communique ainsi avec les différents
centres du cerveau. Elle y conduit les influx nerveux reçus des racines
postérieures. Les parties de la moelle qui réalisent cette conduction
sensorielle sont les voies ascendantes puisqu'elles montent vers le cerveau.
Les voies descendantes transmettent les influx
moteurs que le cerveau envoie vers le corps.
Toutes les voies de transmission «croisent » c'est‑à‑dire
que les influx qui se rapportent à une moitié du corps, dépendent du côté
opposé de l'encéphale.
Les voies
ascendantes ou sensorielles partent des terminaisons sensorielles de la peau et
des muscles, elles pénètrent dans la moelle et montent vers l'encéphale. Les voies ascendantes directes croisent dans
le bulbe et de là, gagnent le cortex cérébral. Les voies ascendantes indirectes
ou cérébelleuses sont d'abord reçues par le cervelet qui est un centre de
coordination pour les mouvements. Elles se dirigent ensuite vers l'hémisphère
cérébral du côté opposé.
Les voies
descendantes sont les voies motrices volontaires. Elles partent du cortex
cérébral et aboutissent aux muscles striés. Certaines descendent directement
vers la moelle, d'autres passent d'abord par le cervelet. On comprend dès lors,
que des lésions de la moelle peuvent causer des troubles très divers d'après
l'endroit où elles se produisent.
c). Le
cerveauOn appelle cerveau ou Encéphale l'ensemble des
formations nerveuses contenues dans la boîte crânienne. Le cerveau est le
centre de toutes les activités psychiques supérieures, conscience de soi,
actions volontaires, mémoire, réflexion, états psychologiques divers. Le
cerveau contient un nombre de neurones évalué communément à 10 milliards. Ces
neurones sont interconnectés par de très nombreuses synapses. Il n'est donc pas
étonnant que le fonctionnement d'un organe aussi complexe ne soit encore que
très imparfaitement connu.
La
substance blanche remplit les espaces situés sous le cortex, elle est formée de
fibres myélinisées. Le Corps calleux, est formé d'un amas de fibres reliant les
deux hémisphères.
Au centre
du cerveau, de part et d'autre du 3e ventricule, se trouvent des masses de
substance grise: les noyaux gris du cerveau. Ce sont des centres nerveux d'une
grande importance dont il sera question plus loin. Les plus volumineux sont le
thalamus, le noyau caudé et le noyau lenticulaire.
Le cerveau a été divisé en Aires cérébrales,
chacune de ces aires correspondant à une activité déterminée.
Aire
motrice pyramidale. En avant de la scissure de Rolando, le cortex est divisée
en régions commandant les diverses parties du corps. Ces régions sont d'autant
plus étendues que les organes qu'elles concernent sont capables de mouvements
plus complexes.
La zone du cortex située devant l'aire motrice
intervient dans la coordination des mouvements en fonction des sensations. Elle
est donc responsable de la précision des mouvements (adresse).
Aire
sensorielle consciente. Située en arrière de la scissure de Rolando, cette zone
reçoit les sensations acheminées par la moelle
‑ sensations extéroceptives provenant de la
peau (toucher, chaleur, froid)
- sensations proprioceptives venant des muscles et
permettant de connaître la position des membres ;
- sensations intéroceptives comme la faim et la
soif.
A cette aire, est jointe l'aire psychosensorielle
où sont réalisées les associations entre sensations.
Aire
visuelle. Elle est localisée dans le lobe occipital. Aire auditive. Située dans
le lobe temporal, elle reçoit les influx des nerfs auditifs. Aire olfactive.
Elle se trouve dans le lobe frontal. Chez l'homme, elle ne joue qu'un rôle très
secondaire.
d)
L'électroencéphalogramme, EEG
Le cerveau est le siège d'une activité électrique
constante. Il est possible d'enregistrer cette activité électrique en disposant
des électrodes sur la tête et en les reliant à un appareil enregistreur très
sensible. On obtient ainsi des tracés d'ondes qu'il est possible d'interpréter.
L'EEG permet de déceler et de localiser des tumeurs
du cerveau. Les cas d'épilepsie sont caractérisés par des séries désordonnées
d'ondes cérébrales. L'absence d'impulsions cérébrales (EEG plat) est le signe
de la mort cérébrale.
e)
Coordination entre les deux hémisphères
Chaque hémisphère constitue en fait, un centre
nerveux complet capable de fonctionner séparément. L'hémisphère droit est plus
apte à reconnaître des formes, des structures d'ensemble, à réaliser une
interprétation globale des données. L'hémisphère gauche traite les informations
de façon analytique. Pour prendre un exemple simple, lors de l'audition d'un
air de musique, l'hémisphère droit perçoit la mélodie et l'hémisphère gauche
les notes qui la constituent.
Chez les gauchers la spécialisation des hémisphères
est inversée.
a) Les corps striés
Au niveau du thalamus, le diencéphale contient deux
noyaux gris formant ensemble le corps strié ainsi appelé à cause des faisceaux
obliques de substance grise traversant la substance blanche.
Ces noyaux sont liés à la régulation des mouvements
car des lésions à leur niveau provoquent différents troubles de la motricité
(tremblements, mouvements plus ou moins désordonnés).
b) Le thalamus
Le thalamus ou couche optique est un noyau
volumineux situé contre le 111* ventricule.
Le thalamus est responsable des mouvements
exprimant les émotions. On l'appelle parfois "le centre des
émotions".
c) L'hypothalamus
C'est un centre extrêmement important car il
contrôle de nombreuses réactions végétatives et émotionnelles: thermorégulation,
sommeil, instinct sexuel. Il règle l'ingestion des aliments et de la boisson
par les sensations de faim et de soif. Il détermine l'état émotionnel du corps,
plaisir ou aversion. L'hypothalamus agit sur la sécrétion hormonale du lobe
antérieur de l'hypophyse. Par cet intermédiaire, il règle un grand nombre de
fonctions végétatives. Il produit lui‑même deux hormones, l'ocytocine et
la vasopressine (ADH) qui sont libérées au niveau du lobe postérieur de
l'hypophyse.
1) Le cervelet
a) Description
Le cervelet est situé sous la région occipitale du
cerveau. Il comprend trois lobes couverts de replis parallèles: un mince lobe
médian appelé Vermis et deux grands lobes latéraux, les hémisphères
cérébelleux.
b) Rôles du cervelet
Le cervelet est le centre principal pour la
coordination des mouvements. A cet effet, il reçoit des informations de l'organe
de l'équilibre situé dans l'oreille interne ainsi que les sensations tactiles
et proprioceptives. Il assure l'équilibre du corps de façon purement réflexe,
particulièrement lors de la station debout. Il coordonne les mouvements volontaires
ou semi‑volontaires comme la marche, la préhension des objets etc. Les
troubles dans le fonctionnement du cervelet se traduisent par des gestes
incohérents et désordonnés.
2) Le tronc cérébral
Le tronc cérébral est formé par le métencéphale et
le myélencéphale. C'est un organe comprenant de nombreux centres nerveux se
rapportant à la vie végétative.
‑ coordination de certains types de
mouvements volontaires complexes, par exemple la mastication, la salivation et
la déglutition ;
‑ détermination de l'état d'éveil, c'est‑à‑dire
de lucidité consciente
‑ régulation du rythme respiratoire et du
rythme cardiaque ainsi que de la tension sanguine par contraction des vaisseaux
;
‑ en général, coordination des informations
se rapportant au cortex, aux noyaux gris et au cervelet.
Aux 31 paires de nerfs spinaux signalées plus haut,
il faut ajouter 12 paires de nerfs dits crâniens parce qu'ils partent
directement de l'encéphale. Ceci porte à 43 le nombre de paires de nerfs
produits par le S.N.C.S. Les nerfs crâniens sont numérotés de I à XII en
fonction de leur position. Leur nom rappelle leur fonction. Ils innervent
surtout, mais pas uniquement, la tête et le cou.
1. Nerf olfactif. Ses terminaisons partent du
sommet des fosses nasales, traversent la lame criblée de l'ethmoïde et gagne le
bulbe olfactif où des synapses les mettent en communication avec l'aire
olfactive.
II. Nerf optique. Il débute aux cellules
ganglionnaires de la rétine. Les deux nerfs optiques croisent partiellement
dans le chiasma optique, en avant de l'hypophyse.
111. Nerf oculomoteur commun. Il commande les
muscles moteurs du globe oculaire.
IV. Nerf pathétique. Il innerve le muscle élévateur
de l'œil.
V. Nerf trijumeau. Ce nerf part du pont de Varole.
C'est un nerf mixte, à la fois motrice mais surtout sensoriel. Il se divise en
trois branches :
‑ le nerf ophtalmique apportant les
sensations de la surface de l'œil, du nez et du front;
‑ le nerf maxillaire supérieur innervant les
dents, les gencives et la lèvre de
la mâchoire supérieure ;
‑ le nerf maxillaire inférieur se rapportant
à la mâchoire inférieure.
VI. Nerf oculomoteur externe. Il provoque la
rotation de l'œil vers l'extérieur.
VII. Nerf faciaL C'est aussi un nerf mixte,
apportant les sensations de l'avant de la langue. Il comprend des fibres
parasympathiques pour la salivation (sublinguales et sous‑maxillaires) et
pour les glandes lacrymales.
Mais il comporte surtout des fibres motrices pour
les muscles de la face.
VIII. Nerf auditif Ce nerf est formé de deux branches
venant de l'oreille interne:
- le nerf cochléaire amenant les sensations
acoustiques
- le nerf vestibulaire pour l'équilibre.
IX. Nerf glosso‑pharyngien. Un nerf mixte
apportant les sensations de la partie postérieure de la langue et du pharynx.
Il commande les mouvements du pharynx et la sécrétion des parotides.
X. Nerf pneumogastrique ou vague.. C'est le plus
long des nerfs crâniens. Il descend jusqu'aux organes digestifs du sommet de
l'abdomen. Il comprend des fibres sensorielles venant du système respiratoire
et du système digestif. Par des fibres parasympathiques, il agit sur le cœur,
les sécrétions digestives et divers autres organes.
XI. Nerf spinal. Inséré à la fois sur le bulbe et la
moelle, il innerve des muscles du pharynx, de l'épaule et du bras.
XII. Nerf grand hypoglosse. C'est le nerf qui
commande les mouvements de la langue.
Nos organes internes fonctionnent de façon
parfaitement coordonnée, sans que nous en ayons conscience. Notre cœur bat,
notre estomac se contracte, nos glandes internes travaillent sous le contrôle
d'un système nerveux particulier appelé autonome ou végétatif ou encore
sympathique, dont les influx ne parviennent pas au cortex cérébral.
Le S.N. végétatif comprend en fait deux systèmes
d'actions plus ou moins antagonistes :
‑ le Sympathique
(ou orthosympathique) dont les fibres terminales ont l’adrénaline comme
neuromédiateur. Ses centres nerveux se trouvent dans la partie thoracique de la
moelle et les ganglions de la chaîne grand sympathique.