EMBRYOLOGIE Science qui étudie le développement de l’œuf et de l’embryon
Dr Philip Wood 5.06
La formation d’un enfant a toujours fasciné les
hommes.
Son étude aide :
1. Dans la compréhension de la structure et
fonction moléculaire de nos corps
2. De comprendre notre sexualité
3. De comprendre les malformations congénitales
Plan du cours : 1. Introduction 2. Principes
généraux de développement 3. Appareils génitaux et gamétogenèse 4.
Développement embryonnaire précoce 5. Les malformations congénitales. 6.
Développement du fœtus et les modifications a la naissance
1. Principes Généraux du développement :
Il y a 4 processus fondamentaux pour un œuf fécondé
de devenir un enfant :
1. Différentiation (une cellule devienne plusieurs
espèces des cellules différentes) 2 Morphogenèse (les cellules s’amassent pour
former un organe) 3 Croissance (Il y a une croissance qui est bien règle est il
s’arrête) 4 Reproduction (certaines cellules retiennent leur capacité de reproduire)
Pour Scott Gilbert, auteur d'un des meilleurs traités de biologie du
développement, l'embryologie moderne a pour objet de répondre à quatre grands
types de problèmes classiques.
1. Le problème de la différenciation
Différentiation
veut dire une diversité anatomique et physiologique des cellules (Structure et
fonction)
Comment est-ce
que les cellules tous originaires d’une seule cellule développent dans les
manières différentes ?
L'un des faits les
plus marquant du développement embryonnaire est la génération d'une diversité
de cellules à partir d'une cellule unique (l'œuf fécondé). Un organisme
unicellulaire est constitué d'une seule cellule qui doit assurer de très
nombreuses fonctions. Cette cellule unique doit être capable de prendre en
charge toutes les fonctions nécessaires au métabolisme cellulaire. Au
contraire, chez les organismes pluricellulaires, il y a répartition des tâches,
si bien que certaines cellules (en général regroupé en organe) assurent
certaines fonctions pour l'ensemble de l'organisme alors que d'autres se
spécialisent et assurent d'autres fonctions.
Cette spécialisation fait appel aux mécanismes de la différenciation
cellulaire qui permet l'acquisition de caractères nouveaux et la répartition
des tâches au sein de l'organisme en croissance.
Les différents niveaux de différenciation
1. Différenciation au niveau tissulaire
Lors des processus de différenciation, certaines cellules forment un
ensemble coopératif ou tissu. Par exemple, des cellules peuvent s'associer par des
jonctions, quel que soit leur type, et former un épithélium (tissu jonctif).
Cette organisation s'oppose aux tissus conjonctifs où les cellules sont isolées
dans une matrice extracellulaire.
2. Différenciation au niveau cellulaire
Lors de sa différenciation, une cellule peut acquérir des caractères qui
permettront de la différencier des autres types cellulaires. Ainsi, une cellule
musculaire striée squelettique (rhabdomyocyte) présente des filaments
contractiles cytoplasmiques réalisant une striation.
Il y a les différences profondes dans la structure moléculaire des cellules avec une fonction différente. Par exemple les molécules dans la rétine sont différentes des molécules dans un tendon.
1.
Les mitoses
asymétriques
Si une cellule divise en 2 cellules qui sont en
tout point semblables entre elles la mitose est dite symétrique. Si les 2 cellules filles différentes par
leurs quantité ou constituants cytoplasmiques la mitose est dite asymétrique
2 Les
inductions. On parle d’induction lorsque le devenir d’une population cellulaire
est modifiée par une autre population cellulaire (ordinairement dans le
voisinage). C’est une influence de proximité : La population modifiée est
dite « induite » et réponde aux signaux donne par une population
« inductrice ». Les cellules induite auront les caractéristiques
différentes des originaux.
2. Le problème de la morphogenèse
Comment est-ce que les cellules se réunissent et
s’organisent en organes ? =
morphogenese
L'acquisition de la forme des organes est un processus hautement régulé qui entraîne la formation de structures similaires (avec quelques variantes mineures) chez tous les animaux d'une même espèce. Pas une masse amorphe des cellules :
Mais pour que la morphogenèse puisse se réaliser,
il faut d'abord que les cellules qui forment des tissus se reconnaissent entre
elles et communiquent entre elles. 1.Une partie de ces interactions s'explique
par la présence de molécules membranaires. Ces molécules forment les familles
des molécules d'adhérence dont le rôle au cours de la morphogenèse est capital.
(elles collent les cellules ensemble). 2. Par ailleurs, pour que les organes se
développent de façon harmonieuse, il est nécessaire que les cellules dialoguent
entre elles. Cette communication passe par les molécules sécrétées qui agissent
sur des récepteurs (membranaires ou nucléaires). On peut classer les molécules sécrétées selon
leur mode de diffusion. Si celui‑ci est général par le biais de la
circulation sanguine, on parle d'hormone. Au contraire, certaines molécules
agissent localement après diffusion dans le liquide intercellulaire (molecules
d’adherance etc).
3. Le problème de la croissance
Comment est ce que la croissance des cellules est réglée ?
Une des conséquences majeures du développement embryonnaire est la
croissance de l'organisme en devenir. Toutefois, cette croissance est régulée
et ne se fait pas de façon anarchique.
Afin de limiter la taille de chacun des organes, il faut imaginer qu'il
existe des phénomènes de contrôle du nombre des divisions cellulaires. Ainsi,
plus que par le problème de la prolifération cellulaire, le problème de la
croissance est dominé par la notion d'arrêt (ou de restriction) des
mitoses. Quand il n’y a plus de
restriction vous avez un cancer.
La direction du cellule et de sa croissance se trouve au noyau, dans les chromosomes, et petits segments des chromosomes qui s’appellent les gènes. Les gènes sont constitues de l’ADN et comprissent la matière génétique d’un individu (le génome d’un individu).
On peut
penser que le noyau c’est le cerveau de la cellule. Un gène est la plus petite unité de matière
génétique qui détermine un seul caractère (Par ex couleur des yeux). On peut penser qu’un chromosome est une
chaînette des gènes. L’ensemble de tous
les gènes chez quelqu’un s’appelle le génome. Chaque cellule contient quelque
30,000 gènes.
GENOTYPE = les instructions génétiques contenues chez
un individu = le meme pour chaque cellule.
Phénotype = l’expression du génotype dans la structure physique de quelqu’un.
Mort des cellules - L'APOPTOSE
La mort cellulaire joue un rôle très actif pendant le développement.
Une loi générale du développement embryonnaire est la formation de très
nombreuses cellules en nombre beaucoup plus important que les besoins
définitifs. Cette caractéristique permet une meilleure force de l'espèce.
Seules les cellules fortes fonctionnelles et utiles seront maintenues pendant
la phase de mort cellulaire, les cellules non fonctionnelles étant éliminées. «
mort cellulaire programmée » ou « apoptose » (Programmee par le noyau ?)
Exemple 1: la morphogenèse
de certaines parties du corps. Ainsi, les mains et les pieds sont produits sous
la forme de palettes dans lesquelles tous les doigts sont fusionnés. Les
cellules interdigitales sont éliminées par mort cellulaire ce qui permet la
morphogenèse des doigts et des orteils. En cas de défaut de mort cellulaire, il
y aura fusion 'totale ou partielle de plusieurs doigts. Cette malformation est
appelée syndactylie.
Exemple 2: les ovocytes (follicules) de l’ovaire. Il y a 7 millions d’ovocytes a la fin du 7e
mois intra-utérin, 2 millions à la naissance et 300,000 a la puberté. Ces cellules disparaissent par apoptose.
4. Le problème de la reproduction
Après avoir donne naissance à tout les cellules
dans notre corps comment est-ce que certains cellules puissent retenir la
possibilité de se reproduire ? Ainsi, il faut essayer de comprendre
comment des cellules de l'embryon échappent à toutes les stimulations de
différenciation pour garder leur pluripotentialité, seule garante de la
possibilité d'une reproduction ultérieure.

2. Appareils génitaux et gamétogenèse
L’appareil génital
masculin Anatomie (voir TP 2)
Le testicule
est situé dans les bourses hors de la cavité abdominale où il s'est
primitivement différencié.
Le testicule
est en rapport étroit, par une de ses faces, avec l'épididyme, structure en
cimier de casque qui constitue les premières voies génitales masculines. Le
testicule a une forme ovoïde et est recouvert sur sa face antérieure par une
séreuse, la vaginale du testicule. La vaginale est constituée comme toutes les
séreuses de l’organisme par deux feuillets. À partir de cette capsule,
s'individualisent des cloisons conjonctives qui séparent le testicule en 200 à
300 lobules qui contiennent chacun 2 à 3 tubes séminifères.
Ces tubes extrêmement contournés se terminent
dans les tubes droit se jettent dans un réseau communique avec les voies de
sortie du testicule (l'épididyme). Les tubes séminifères sont le lieu de la
gamétogenèse masculine.
Histologie
On peut
distinguer plusieurs tissus au sein du testicule.
un
compartiment exocrine chargé de la formation des gamètes (spermatozoïdes), les
tubes séminifères
un compartiment interstitiel et un compartiment endocrine responsable de
la synthèse et de la sécrétion des hormones masculines (testostérone
Les cellules responsables de la synthèse des hormones sont les cellules
de Leydig,
Contrôle des fonctions
testiculaires
Contrôle des fonctions testiculaires par l’axe
hypothalamo-hypophysaire
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Hypothalamus
GnRH (=gonadoliberine)
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Hypophyse
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LH FSH
Cellules Cellules
De Leydig de Sertoli
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Testosterone Inhibine
Les voies génitales extratesticulaires
La voie de sortie du testicule correspond à l'épididyme, structure en
cimier de casque qui coiffe le testicule.
L'épididyme est divisé en 3 portions : la tête, le corps et la queue.
Ces canaux confluent pour former le canal épididymaire qui draine les
spermatozoïdes de la tête vers la queue de l'épididyme.
À partir de la queue de l'épididyme, les voies génitales s'écartent du
testicule et forment le canal déférent ou Vas deferent.
Ce canal suit un trajet complexe dans les bourses, le canal inguinal
puis la région pelvienne.
Dans cette région, les vésicules séminales (glandes associées aux voies
génitales) s'ouvrent sur le canal déférent qui prend alors le nom de canal
éjaculateur : Ce canal s'abouche à la face dorsale de l'urètre
prostatique. à partir de ce moment, les voies génitales sont confondues avec
les voies urinaires (les différentes portions de l'urètre).
Les glandes associées aux
voies génitales Ces glandes déversent leur sécrétion dans les voies
génitales et participent ainsi à l'élaboration du sperme (liquide de
composition complexe permettant la survie, lors de leur transport, des
spermatozoïdes).
1
Les vésicules
séminales sont des glandes branchées sur l'extrémité des canaux déférents.
Elles sécrètent des glycoprotéines, de l'acide
ascorbique, des prostaglandines et surtout du fructose necessaire a la survie
des spermatozoides.
2. La prostate
secrete un liquide riche en enzymes, acide citrique et en ions (Zn Mg Ca)
L'APPAREIL GENITAL FEMININ
Après la puberté, l'activité génitale de la femme est caractérisée par
la survenue de cycles.
En effet, l'activité n'est pas continue comme chez l'homme mais se
déroule selon des variations cycliques qui affectent tous les organes de
l'appareil génital. Ainsi, on peut
décrire un cycle hypophysaire, hormonal, ovarien (ou folliculaire) et utérin
(endométrial ou menstruel).
Ces cycles durent en moyenne 28 jours.
Conventionnellement, le cycle féminin débute le 1e jour des règles.
Le cycle féminin est divisé en 2 phases : (1) la phase proliférative
(pendant laquelle l'épithélium utérin se reconstitue et les follicules
mûrissent) qui se termine lors de l'ovulation au 14e jour du cycle et (2) la
phase sécrétoire (ou phase progestative) qui s'achève avec les règles
suivantes.
Ce cycle est contrôlé par les hormones hypophysaires gonadostimulantes
que sont la FSH (hormone stimulant la folliculogenèse) et la LH (hormone
lutéinisante). La FSH et la LH sont
libérées sous l'action de la GnRH (ou gonadolibérine), hormone hypothalamique.
Anatomie (voir TP 1)
L'ovaire est en situation pelvienne, mesure 4 à 5 cm de diamètre et est
en étroit contact avec le pavillon de la trompe qui le recouvre.
La surface
ovarienne est constituée par un épithélium cubique unicellulaire (l'épithélium
germinatif) qui est en continuité avec l'épithélium péritonéal.
Le stroma sous‑jacent
est formé par un tissu conjonctif dense appelé albuginée de l'ovaire.
Le parenchyme
ovarien est divisé en 2 zones : une zone périphérique corticale et une zone
centrale médullaire.
La zone
corticale contient les follicules ovariens et est le siège de la
folliculogenèse. La zone médullaire est riche en tissu conjonctif lâche au sein
duquel on trouve nerfs, des vaisseaux sanguins et lymphatiques. Les nerfs et
les vaisseaux ovariens pénètrent par le hile ovarien qui est en rapport avec le
mésovarium (le feuillette de péritoine qui attache l’ovaire).
La maturation
des gamètes féminins se fait dans le cortex ovarien au niveau des follicules.
Cette maturation se fait de façon cyclique et représente le cycle folliculaire.
Le cycle folliculaire
La maturation
morphologique des follicules La maturation des follicules dure environ 6 mois
chez la femme.
Les follicules primordiaux Ils mesurent environ 50 mm de diamètre. Ils sont composés d'un ovocyte 1
bloqué en prophase de la 1e division méiotique et d'une seule assise cellulaire
de 3 4 cellules folliculaires aplaties.
Leur nombre total est fixé au cours de la vie fœtale dès la fin du 7'
mois de la grossesse. Il existe à ce stade environ 7 millions d'ovocytes 1.
Entre le 7' mois intra‑utérin et la fin de la grossesse, de
nombreux follicules primordiaux s'atrophient (apoptose) si bien qu'il existe 2
millions de follicules à 1a naissance. Cette atrésie se poursuit jusqu'à la
puberté où l'on compte 300 000 follicules.
Les follicules primaires Les follicules primaires mesurent 60 à 80 mm. Les follicules secondaires :L’ovocyte est entouré par 3 ou 4 couches de
cellules folliculaires et par la thèque interne : Les follicules antraux un cavité liquidienne se forment, l’antrum.
Comme la cavité est asymétrique elle refoule l'ovocyte entouré de
cellules folliculaires formant la corona radiata, vers un des pôles du follicule.
Les follicules sélectionnés
et le follicule dominant
À la fin du cycle précédent, certains follicules mesurant 2 à 5 mm sont
sélectionnés dans chaque ovaire.
Ces follicules, suite à l'augmentation du taux de FSH qui est
concomitante de la période périmenstruelle, sont stimulés et augmentent encore
de taille (multiplication des cellules de la granulosa et augmentation de la
synthèse des stéroïdes).
Après les règles (donc au cours nouveau cycle menstruel), un follicule
est sélectionné sur sa taille (5 à 8 mm) et devient le follicule dominant.
Celui‑ci inhibe la croissance des autres follicules sélectionnés
précédemment.
Il continue de croître jusqu'à la période ovulatoire. Au 12' jour du
cycle, il mesure plus de 2 cm de diamètre et produit de grandes quantités
d'œstradiol.
Après l'ovulation, sous l'action de la LH, la granulosa est envahie par
des capillaires provenant de la thèque interne.
Les cellules de la granulosa sont transforme en cellules du corps jaune qui sécrètent progestérone.
En absence de grossesse, à la fin
du cycle, corps jaune s'atrophie et laisse place à une cicatrice fibreuse, le
corpus albicans.
La croissance folliculaire
basale = folicule secondaire
en follicule preantral et dure 70 jours.
La sélection Chez la femme âgée de 24 a 33 , 3 a 11
follicules sont sélectionnés par ovaire chaque mois.
La dominance Un des follicules sélectionnés devient dominant et le développement des
autres follicules est arrêté.
Les hormones sexuelles féminines varient au cours du temps, réalisant un
appelé cycle hormonal.
Ce cycle dure environ 28 jours et est caractérisé par 2 phases de 14 jours.
La 1er phase est dite oestrogénique. Elle fait immédiatement suite aux
règles. La sécrétion oestrogénique est assurée par les follicules en
maturation.
La 2eme phase est caractérisée par la présence d'œstrogènes avec
progestérone. Par abus de langage, on caractérise souvent cette phase sous 1a
phase progestative.
Variations du taux des oestrogènes et de la progestérone: Régulations du cycle hypothalame-hypophysaire
![]()
Hypothalamus
GnRH
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HYPOPHYSE
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FSH LH
Cellules
de
Cellules de
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La
granulosa Androgenes la theque interne
Oestrogenes Inhibine
Les trompes
Le pavillon, l’ampoule, l’isthme, la portion
interstitielle
Quelle que
soit la région anatomique, la trompe est formée d'une muqueuse, musculeuse et
d'un tissu externe (séreuse ou adventice).
Constituée de
fibres musculaires lisses, elle se contracte de façon rythmique permettant le
transport de l'embryon de l'ovaire (lieu de l'ovulation) et l'ampoule tubaire
(lieu de la fécondation) vers la cavité utérine (lieu l'implantation).
On peut
comprendre comment le blenno puisse interrompre ce mouvement.
L'utérus
La paroi utérine est composée par une musculeuse très épaisse (ou
myomètre) faite de fibres musculaires lisses entrecroisées. L'ensemble est
limité par une adventice. On décrit plusieurs portions dans l'utérus: le corps
utérin et le col utérin (portion de l'utérus qui s'extériorise dans le vagin).
Le cycle menstruel
Après les règles, l'endomètre régénère à partir de la couche basale qui
persiste Pendant la phase cestrogénique, l'endomètre subit une prolifération
qui assure la régénération (phase proliférative). Il s'ensuit une augmentation
de l'épaisseur de l'endomètre.
Après l'ovulation, sous l'action de la progestérone, les cellules des
glandes endométriales sécrètent (phase sécrétoire). Les cellules du chorion se
gonflent, leur cytoplasme s'emplit. de glycogène. La muqueuse est alors
réceptive pour la nidation.
En absence de fécondation, le taux sanguin des hormones chute,
entraînant une constriction des vaisseaux du chorion. Il s'ensuit une ischémie
conduisant à la desquamation de l'endomètre (les règles).
Le vagin Le vagin fait suite à l'utérus et s'ouvre à l'extérieur par la région
vulvaire.
3.
MEIOSE ET GAMETOGENESE (Voir TP 4)
Chez les êtres humains comme chez tous les vertébrés, la fécondation
permettant la reproduction est réalisée par la fusion d'une cellule d'origine
maternelle (l'ovocyte) et d'une cellule d'origine paternelle (le
spermatozoïde).
Tout individu contient 2 lots de 23 chromosomes dans ses cellules, on
parle de cellules diploïdes (avec 46 chromosomes).
Chaque paire de chromosomes a une origine double, un chromosome provient
du père et l'autre de la mère.
Pour que l'individu issu de la fécondation soit diploïde, il est
nécessaire que la quantité de chromosomes des gamètes soit divisée par 2. On
parle alors de cellule haploïde. Le passage d'une cellule diploïde à une
cellule haploïde est réalisé par 2 divisions cellulaires successives, appelées
méiose.
Dans l’espèce humaine il y a 23 paires de chromosomes. La ségrégation méiotique peut donc faire
apparaître 223 soit 8.4 millions de gamètes différents (sans tenir
compte de l’enjambement ou crossing over).
Spermatogenèse (voir TP 5)
La spermatogenèse permet la formation des gamètes masculins. Dans
l'espèce humaine, la spermatogenèse dure environ 74 jours.
Le spermatozoïde Le gamète masculin est une cellule dont la structure est très complexe,
correspondant à une cellule très différenciée. On distingue 4 régions. ‑
La tête correspond au noyau très condensé coiffé par l'acrosome. ‑ La
pièce intermédiaire contient 2 centrioles dont un est associé au complexe
flagelle, l'axonème, qui occupe une position centrale. Dans cette région, se
trouvent les mitochondries qui assurent les apports énergétiques du
spermatozoide ; cellule mobile. La pièce intermédiaire se termine au
niveau de l'anneau.
‑ La
pièce principale est centrée par l'axonème entouré par une gaine fibrillaire. ‑
La pièce terminale ne contient plus que le complexe de l'axonème.
Maturation du spermatozolide
dans l'épididyme
Au cours de son séjour dans l'épididyme, le spermatozoïde acquiert une
maturité qui lui est indispensable pour pouvoir être fécondant. Cette
maturation entraîne l'acquisition de mouvements directionnels et non plus au
hasard. De plus, des protéines membranaires, indispensables pour la
fécondation, se mettent en place au cours de cette phase de maturation.
Toutefois, ces protéines sont encore masquées, non accessibles à l'extérieur.
La capacitation
C'est la dernière étape de maturation du spermatozoïde. Elle permet
l'acquisition du pouvoir fécondant. Elle se déroule dans les voies génitales
féminines. La capacitation démasque les protéines membranaires permettant la
liaison avec la zone (ou membrane) pellucide préalable à la fécondation. C'est
un processus transitoire qui dure entre 50 et 240 minutes, puis en absence de
fécondation, le spermatozoïde perd sa capacitation.
Chez l’homme les 2 testicules forment environ 200 millions de
spermatozoides par jour dans un volume entre 2 a 6 ml. La concentration varie entre 30 a 100
millions de spermatozoides par ml.
Ovogenèse
A noter ici les différences entre la formation des ovocytes et celle des
spermatozoïdes.
1.
La différence
majeure est le blocage de la méiose, rendant compte du caractère discontinu de
l'ovogenèse. Ainsi, toutes les cellules de la lignée germinale féminine sont
bloquées au stade de prophase de la 1er division de méiose vers la fin du 7e
mois foetal. La reprise de la gamétogenèse féminine se fait lors de l'ovulation
; l'ovocyte I qui est libéré lors de cette phase, reprend le processus de
méiose sous l'action des hormones hypophysaires. La 1" division de méiose
se poursuit et permet de donner naissance à 2 cellules filles.
2.
Contrairement
aux spermatocytes, les cellules féminines issues de la 1er division de méiose
sont très asymétriques. Ainsi, la méiose masculine produit 4 gamètes qui sont
potentiellement fécondants alors que la méiose féminine ne donne naissance qu’ à un seul gamète fonctionnel. On suppose que cette
sélection (aussi que les 144 ovocytes parmi 7 millions qui sont libérés lors
des règles) est pour assurer les embryons forts.
LA FECONDATION (voir TP 6)
La 1re étape du développement est la formation d'un nouvel individu (ou
reproduction) issu de la fusion entre un gamète mâle et un gamète femelle.
Cette étape essentielle dans la création d'un nouvel organisme est appelée la
fécondation. Elle permet la fusion des 2 gamètes produits par les organismes
mâle et femelle. Ce mécanisme est une nécessité imposée par la méiose qui
assure la formation de cellules haploïdes. Lors de la fécondation, les 2
gamètes haploïdes fusionnent pour restaurer la diploïdie.
Ainsi est assurée la pérennité (vie eternelle) de l'espèce avec des
descendants différents de leurs parents mais porteurs de la même quantité de
matériel génétique.
L'attraction des spermatozoïdes par l'ovocyte
Dans l'espèce humaine, la fécondation est interne et se déroule dans
l'ampoule de la trompe. L'un des problèmes de la fécondation humaine est le
petit nombre de gamètes qui sont présents sur les lieux d'une possible
fécondation. En effet, seul un ovocyte est produit par cycle. Au contraire, les
spermatozoïdes déposés dans les voies génitales féminines sont très nombreux
(entre 60 et 600 millions par éjaculat).
Toutefois, les gamètes mâles ont
une longue distance à parcourir pour parvenir au niveau de l'ampoule de la
trompe. On estime que seuls 100 à 150 spermatozoïdes parviendront à
destination. Ainsi pourra être réalisée une sélection des gamètes les plus
performants pour assurer la fécondation.
Plusieurs mécanismes différents et successifs
assurent la prévention de la polyspermie.
1. Blocage rapide
Le blocage rapide de la polyspermie fait intervenir des modifications du
potentiel de repos de l'œuf. (grâce au fait que le membrane est semi perméable
il agit comme une pile de batterie. Le potentiel de repos de l'ovocyte est de
l'ordre de ‑ 70 mV différences de concentrations ioniques de part et
d'autre de la membrane (la concentration cytoplasmique en ions Na* est
particulièrement faible).
Secondes après
la fusion membranaire entre les 2 gamètes, le potentiel de se modifie et
devient positif à +20 mV.
La membrane
spermatozoïde ne peut pas fusionner avec un oeuf dont le potentiel est
positive.
2. Blocage lent
La zone pellucide est transformée sur le plan biochimique, la rend
inapte à la liaison avec d'autres spermatozoïdes.
2.
Développement embryonnaire précoce
1.
Premier semaine du développement :
La 1re semaine du développement correspond à la phase
préimplantatoire, (Voir TP 7)
c'est à dire la phase de
migration de l'embryon dans la trompe puis dans la cavité utérine avant la
phase de nidation.
L'embryon est libre dans les liquides de sécrétion tubaire et utérin.
Il ne grandit pas mais se divise activement (entraînant de ce fait une
diminution de la taille des cellules filles).
Les cellules filles issues de l'oeuf fécondé sont appelées blastomères.
Les divisions de l'oeuf produisent une segmentation qui intéresse
l'ensemble du zygote.
Dans l'espece humaine, les divisions sont asymétriques, entraînant la
formation de cellules qui n'ont pas toutes la même taille. Les cellules les
plus grosses sont appelées macromères, les plus petites micromères.
De plus, ces divisions sont asynchrones. Au 4e jour, lorsque l'embryon
humain est composé de 16 à 30 cellules, il entre dans la cavité utérine et a un
aspect sphérique (on l'appelle morula).
À ce moment il absorbe du liquide qui se collecte entre les cellules
formant une cavité (le blastocèle)(future sac viteline) et l'embryon prend le
nom de blastocyste ou blastula (5e jour).
La formation du blastocèle s'accompagne d'une croissance du diamètre de
l'embryon.. Cette croissance associée à la perforation de la zone pellucide par
digestion enzymatique entraîne une sortie de l'embryon de la zone pellucide (un
espece de coq d’oeuf fait des glycoproteines) (ou éclosion), permettant les
interactions de l'embryon et de la muqueuse utérine qui seront primordiales
pour la nidation (qui se déroule pendant la 2' semaine).
La compaction
Jusqu'aux stades de 16 à 32 cellules (chez l'être humain), les
blastomères sont sphériques, tous visibles au microscope et peuvent etre
séparés facilement les uns des autres (mécaniquement).
À partir de ces stades les blastomères s'aplatissent, augmentent leur
surface de contact avec les cellules voisines, réduisent la taille de l'espace
intercellulaire. Ce phénomène est appel compaction.
Le résultat le plus spectaculaire de la compaction est la formation de 2
types cellulaires distincts au sein de l’embryon : Les cellules externes
polarisees, jointes par des jonctions serrees qui forment le trophoectoderm et
les cellules internes qui forment du reste des tissus.
Les cellules externes, dans les heures qui suivent la compaction,
développent des complexes de jonction intercellulaire.
DEUXIEME SEMAINE DU
DEVELOPPEMENT
La 2e semaine du développement correspond à la phase d'implantation du blastocyste
dans la muqueuse utérine (= nidation).
La nidation fait suite directement à l'éclosion qui a conduit à la
libération du blastocyste de la zone pellucide (une espèce de coq d’œuf fait
des glycoprotéines) couche.
La nidation
L'ovocyte de mammifère, est une cellule pauvre en réserves
cytoplasmiques. (cf œuf poule).
La nidation est un temps
essentiel puisqu'elle va permettre à l'embryon de contacter l'organisme
maternel et de pouvoir recevoir des apports nutritionnels.
Pour que la nidation se déroule correctement, il faut que le blastocyste
et la muqueuse utérine puissent interagir.
L’anomalie de la nidation
donne une grossesse ectopique (Voir TP 8)
D'un point de vue schématique, on peut distinguer 4 temps durant la
nidation :
‑ les modifications du blastocyste et de la
muqueuse utérine permettant leur interaction ultérieure,
‑ les interactions blastocyste‑épithélium
utérin,
‑ le franchissement de l'épithélium utérin
par le blastocyste,
‑ les interactions entre le blastocyste et le chorion de la
muqueuse utérine.
Développement du
trophectoderme
Syncytio‑ et
cytotrophoblaste
Le
trophectoderme résulte de la compaction qui entraîne une première segregation
de lignage (differentiation) lors de la 1re semaine du développement.
Les cellules
externes du blastocyste (= trophoectoderme) à la fin de la 1er semaine subit de considérables modifications au
cours de la 2e semaine, sous l'action d'interactions avec la muqueuse utérine.
Les cellules du trophectoderme au contact de la muqueuse utérine fusionnent
entre elles et prennent, de ce fait, un caractère syncytial (cellules
multinucleaires) (formant ainsi le syncytiotrophoblaste). Ces cellules sont
responsables des propriétés d'invasion de la muqueuse utérine. Au 9e‑10e jour embryonnaire, le
blastocyste est entierement à l'intérieur de la muqueuse utérine et il est
complètement recouvert de syncytiotrophoblaste.
Par contre,
les cellules du trophectoderme interne (qui ne sont pas au contact de la
muqueuse utérine) ne se transforment pas en syncytium et gardent leur caractère
mononucléé. Elles forment le cytotrophoblaste.
À partir de la
formation des 2 dérivés syncytio‑ et cytotrophoblastes, on n'utilise plus
le terme de trophectoderme (réservé au stade précoce préimplantoire) mais le
terme général de trophoblaste. (voir TP 9)
TROISIEME SEMAINE DU
DEVELOPPEMENT
À l'issue de la 2e semaine du développement, le masse cellulaire interne
a vacuolé pour produire une cavité amniotique et un disque embryonnaire qui est
organisé en 2 couches : l'endoderme primitif et l'épiblaste.
Seul l'épiblaste (feuillet le plus superficiel) participe à la formation
de l'embryon dans l'espèce humaine.
Formation de la ligne
primitive
La ligne primitive
À la fin de la 2e semaine du développement, l'épiblaste forme une
structure discoide baignée par le liquide contenu dans la cavité
amniotique. (voir TP 10) Celle‑ci est limitée par l'épiblaste a
un cote et les amnioblastes a l’autre.
Si on découpe les bords de la cavité amniotique et qu'on observe
l'épiblaste par voie supérieure, celui‑ci forme un feuillet unicellulaire
parfaitement homogène morphologiquement à la fin de la 2e semaine.
À partir du 15e jour embryonnaire (environ), l'épiblaste subit une
transformation qui aboutit à la formation d'un sillon médian et caudal (la
ligne primitive). La ligne primitive est une gouttière qui apparaît au niveau
de la partie caudale du disque embryonnaire et qui s'étend vers l'avant. Vingt‑quatre
heures après le début de sa formation, elle est limitée en avant par une
dépression et un amas de cellules épiblastiques qui forme le noeud (dit noeud
de Hensen ). La ligne primitive établit
l'axe céphalocaudal (ou rostro‑caudal) de l'embryon.

Formation des feuillets primordiaux
Formation de l'endoderme définitif
Le 1er feuillet qui se met en place lors de la gastrulation (= la mise
en place des feuillets primordiaux) est l'endoderme définitif (dès le 16e jour
embryonnaire). Les cellules
endodermiques prennent naissance dans l'épiblaste au niveau du noeud, migrent
et s'insinuent entre les cellules de l'endoderme primitif qu'elles refoulent
latéralement (phénomène d'intercalation).
(Voir TP 11)
Formation du
mésoderme -
Ingression des cellules mésodermiques
A partir du 16e jour embryonnaire, le 3e feuillet embryonnaire (ou
mésoderme embryonnaire) se met en place à partir de l'épiblaste.
Les cellules qui produisent le mésoderme embryonnaire sont initialement
situées au niveau du feuillet superficiel le long de la ligne primitive. Ces cellules migrent et occupent un feuillet
intermédiaire entre endoderme et ectoderme.
Évolution du
mésoderme - somites et lames latérales
L'évolution du mésoderme commence dès la 3e semaine. Le mésoderme para‑axial
produit des structures segmentées (ou métamérisées) qui prennent le nom de
« somites ». Le premier somite est formé le 20e jour. Puis, la
formation des somites se fera selon un gradient rostro‑caudal. Chez l'homme, il se forme 42 à 44 paires de
somites qui seront les vertebraes et les structures associes.
Le mésoderme des lames latérales se dispose en 2 couches : une couche
ventrale associée à l'endoderme et appelée splanchnopleure, et une couche
dorsale associée à l'ectoderme et appelée somatopleure.
Formation des vaisseaux et
du cour
Dès le 19e jour embryonnaire, des ébauches vasculaires (tubes
endocardiques) se mettent en place dans une région en forme de fer à cheval
(aire précardiaque) et située en avant et latéralement par rapport à la plaque
neurale et à la membrane pharyngée. (voir
TP 12)
QUATRIEME SEMAINE DU
DEVELOPPEMENT
1. La neurulation
La plaque neurale encore
superficielle et dorsale se modifie, forme le tube neural qui est internalisé
dans l'embryon et recouvert par l'ectoderme de surface. Cette étape
morphogénétique est appelée neurulation. (Voir TP 7)
La neurulation primaire - Façonnage et courbure de
la plaque pour former le
systeme nerveuse centrale
La neurulation primaire rend compte de la formation du tube neural
rostral. On distingue 2 temps successifs : le façonnage (shaping) et la
courbure (bending).
Le tube neural s’allonge caudalement par formation d’un cylindre plein
qui se creuse secondairement de cavités qui fusionnent pour former une lumière centrale
en relation avec la lumière du tube neural sus-jacent.
2.
La délimitation
Le deuxième temps essentiel de la
4e semaine du développement est la séparation progressive des tissus
embryonnaires et extra embryonnaires. Cette phase, complexe car elle fait
intervenir des mouvements dans les 3 directions de l'espace et dans le temps,
est appelée délimitation.
Délimitations céphalique et caudale forme la tete
et les fesses
Délimitation
corporelle
1.
Croissance et
dissociation des somites
2.
L’endoderme
forme un cylindre ou tube. (Le canal alimentaire)
Avec la
délimitation céphalique et caudale il y a une rotation des membranes a chaque
but de ce tube – les membranes pharyngée et cloacale.
3. Le bourgeon de
membre.
Chez l’homme c’est au cours de la 4e semaine que s’ébauchent
les bourgeons de membres. (voir TP13)
4.Le pronephros (Rein primatif)
Au niveau le plus rostral se différencie le
pronephros. Il degener et disparaît vers
le 24e ou le 25e jour embryonnaire chez l’homme pour etre replacer par les
reins definitifs.
5. MALFORMATIONS CONGENITALES = les fœtopathies ou
embryopathies.
Il y a 9 causes des malformations
congénitales : (= 9 pathogèneses ou origines des maladies ou categories
physiopathologiques) qui peuvent intervenir lors de les 9 mois de la grossesse
d’une femme. Les agents qui causent les
malformations congénitales sont appelés les tératogènes (quelque chose qui peut
provoquer des malformations ou des monstruosités chez le fœtus ou l’embryon).
Probablement les agressions pendant les 3 premiers
mois sont les plus importants.
1.
Trauma
a)
Un coup de
pied (accident de route) sur l’abdomen d’une femme enceinte au moment de la
formation d’une structure peut donner une malformation. Par exemple un accident
pendant la fusion des processus labiaux peut donner une fente labiale.