Philip Wood 2005
Cours de
Statistique Descriptive:
Defn. : Science du groupement
méthodique des faits qui se présent a une évaluation numérique.
3 éléments
essentiels
1. Groupement
(anémie, VIH ….), 2. numérique (mathématique, nombre avec une maladie, nombre
sans maladie, nombre des cabinets…) (
sexe 1 & 2, niveau d’études), 3. évaluation – essentielle surtout pour inferentielle – analyse, comparaison…
Science jumeau =
épidémiologie : Etude des différents facteurs de l’apparition et évolution
des phénomènes de la santé.
Simple
description des résultats = Statistiques Descriptive
Analyse à
profondeur = Statistiques Inferentielle.
Exemple 2: Etude anémies : Enfants admis à l’hôpital
d’Oicha pendant 3 mois en 2003.
Age Effectif Avec Sans %
|
0-1 |
209 |
51 |
158 |
24 |
|
|
1-2 |
54 |
26 |
28 |
48 |
|
|
2-3 |
17 |
11 |
6 |
65 |
|
|
3-4 |
15 |
9 |
6 |
60 |
|
|
4-5 |
5 |
5 |
0 |
100 |
|
|
Total |
|
102 |
|
|
|
Les enfants de
quel âge souffrent d’avantage de l’anémie ?
Réponse 1.
Enfants de l’age 0-1 = 51 enfants parmi 102 avec anémie
2. Enfants de 4-5 – 100%
étaient anémique.
Mais il y a
seulement 5 enfants de l’age de 4-5ans.
Est-ce que ce résultat est par hasard ? Les statistiques inferentielle
peut nous dire.
Ici on a fait une
simple description de ce que nous avons trouvé.
IMPORTANT. C’est
toujours nécessaire de comparer un échantillon avec la (une) population duquel
l’échantillon fait part.
Exemple
2 : Est-ce le tabac contribue la
bronchite? (remplissez les boites vides)
|
FUMEURS |
Quotidienne |
Peu ou jamais |
TOTAL |
% |
|
Avec bronchite |
49 |
111 |
160 |
|
|
Saines |
270 |
1230 |
1500 |
|
|
|
|
|
|
|
Hypothèse- Fumer
le tabac n’a aucun effet néfaste.
Exemple 3 :
Etude: Malades hépatiques qui boivent de l’alcool (remplissez les boites vides)
|
ALCOOL |
Quotidienne |
Peu ou jamais |
TOTAL |
|
|
Malades |
15 |
35 |
50 |
|
|
Saines |
311 |
1417 |
1728 |
|
|
|
|
|
|
|
Hypothèse- Boire
de l’alcool n’a aucun effet néfaste.
Exemple 4 :
Est-ce que les moustiquaires diminue la paludisme ? Enfants admis avec
paludisme nov 05
|
Paludisme |
Avec
moustiquaire |
Sans
moustiquaire |
TOTAL |
|
|
Malades |
21 |
29 |
50 |
|
|
Autres maladies |
115 |
235 |
350 |
|
|
|
|
|
|
|
Données numériques = dénombrement. Defn : Trouver le nombre de quelque chose.
La valeur de
chaque caractère est à découvrir
Quatre
descriptions des études (8 possibilités) (Types d’études) :
1. Direct ou 2.
indirect: Données collectionnées directement sur terrain ou 2 indirectement par
les registres etc. Par documents (indirects) ou par observation des sujets = direct.
3. Etudes
prospectives (Etude commence à partir d’aujourd’hui), 4. rétrospectives (Ancien
cas retrouvés d’un registre) On trouve
que dans le registre il y a les éléments que les gens ont oublie à noter. L’étude rétrospective peut être moins exacte
mais plus facile que cela soit grande.
5.. Dénombrement
instantané = étude transversale. (Par
exemple nombre de cas de telle maladie aujourd’hui.) 6. Continue = étude
longitudinale (Par exemple évolution de
traitement d’un group des malades.)
7.. Etude de
toute une population (souvent trop difficile) ou 8. une étude d’un échantillon
de la population.
Besoin de
précision, honnêteté, organisation, patience, pratique et une certaine
connaissance du sujet sans préjugé, puis une analyse avec soin pour éviter les
erreurs.
Besoin souvent d’une étude préliminaire. Est-ce qu’il y aura assez de cette maladie
(événement) de rendre l’étude utile ?
Dépouillement
Defn : Analyse minutieux du dénombrement.
Par :
a)
pointage
– un questionnaire est entré dans un registre et puis on addition des
colonnes
b)
fiches
perforées (Carte perforée) (Carte
trouée et une aiguille pour sélectionner certaines caractéristiques qui sont
représenté par un trou dans la carte)
c)
ou ordinateur
{avec programme accès ou Excel ) Exemple les résultats de nos examens)
N.B. Vous voulez
étudier un sujet précise (par ex une maladie) mais vous devrez toujours
recueilli l’information sur la population dans laquelle se trouve cette
maladie.
Exemple 1. : Etude porte à porte pour vérifier la cicatrice de BCG
chez les gens des ages différentes dans un quartier :
= étude directe, prospectif, transversale, d’un échantillon
A étudier le nombre avec cicatrice par rapport au nombre total vu.
Exemple 2 : Analyse de tous les gens opéré pour une hernie a Beni en
2005 à partir du registre a la salle d’opération.
= étude indirecte, rétrospectif, étude transversale, d’un échantillon.
A étudier le nombre des hernies par rapport au nombre total des opérations.
Exemple 3 : Etude des cas de paludisme chez 2 groups des enfants 1.
Qui a eu une vaccine expérimentale, 2. Un groupe semblable sans vaccin
= étude directe, prospectif, longitudinale, d’un échantillon.
A étudier le nombre des cas de paludisme dans un group par rapport auautre.
Exemple 4 : Suivie de 2 groupes des diabètes un qui reçoive insuline
l’autre diabinase pour voir leur longueur de vie.
= étude directe, prospectif, longitudinale d’un échantillon
A étudier les deux groupes.
Soit consciemment ou inconscieusement on propose
une hypothèse, à accepter ou rejeter, puis on établir une étude pour l’épreuve
de cette hypothèse. Dans les exemples en
haut l’hypothèse puisse être 1. C’est bon d’avoir le BCG 2. Les hernies sont
plus fréquentes chez les hommes. 3. Un
vaccin contre le paludisme est efficace. 4. Les gens vivent plus longtemps avec
insuline.
T.P.
1. Faites une
étude des WC dans un quartier ou vous habitez.
Voir 10 maisons, combien ont un WC?
2. Comment faire
une étude rétrospective longitudinale du paludisme ?
3. Comment faire
une étude des cancers du sein dans notre coin ?
Ratio : Partie de la population avec un caractère par rapport aux autres dans la population avec un autre
caractère. Exemple : Nombre de la
population qui sont hypertendus par rapport avec les normotensives.
Rapport: nombre avec un caractère par rapport au total. Exemple : Nombre des WCs dans un
quartier par rapport au nombre de maisons dans ce quartier.
N.B. Tout le
monde qui faites cette étude n’aura pas le même résultat – on appelle ceci la variance.
La variance
dépende souvent de la taille de l’échantillon.
Votre échantillon est une fraction (%) de la population totale qui est trop difficile à étudier en totale. La plus grande votre échantillon le moins la
variance. Il y a moins de variance si
votre échantillon est pris par hasard et qu’il n’y ait pas trop d’un ou autre
caractère spécifique dans la totale.
Aleantoire : La choix de la population, qu’on va
étudier, doit être normalement par hasard.
Il y a une gamme des règles pour choisir un échantillon dans une
manière complètement au hasard (voir chapitre 8). On appelle une telle échantillon sans biasis un échantillon aleantoire.
Dans vos
conclusions sans doute vous tirez les conclusions qui puissent être appliquer à
une population plus grande que votre échantillon. Par exemple vous pouvez tirer la conclusion
que tous le monde doit … dormir sous une moustiquaire. Mais faites attention. Est-ce que votre échantillon est
représentatif de la population mondiale, ou de RDC, de Nyankunde, d’Oicha, de
l’Hôpital d’Oicha, ou de salle 10 de l’hôpital d’Oicha ? C’est inutile de dormir sous moustiquaire la
ou il n’y a pas de paludisme. Tirez vos
conclusions avec soin.
Prévalence et
incidence.
A. La
prévalence
La prévalence est la mesure du nombre de cas d'une maladie donnée, à un moment donné dans une population.
On l'obtient par
le recensement des individus malades de la collectivité. C'est donc un
paramètre qui nous renseigne sur l'importance d'une maladie ou d'une infection
dans une population à un moment déterminé. C'est pourquoi on l’appelle un indice statique. L’indice prévalence
= nombre total des cas à un moment donné pour chaque 1000 personnes dans la
population totale
Exemple :
Donc La prévalence de tuberculose au Congo (en 2004) est vers 20%0
Quand on
multiplie par 1000, on exprime l’indice en %o. Il arrive qu'on multiplie par
100 000: on l'exprime alors en "pour 100 000".
On peut
distinguer deux indices de prévalence:
a) la prévalence instantanée, celle dont
nous venons de parler, qui concerne le nombre de malades recensés à un moment
donné
b) la prévalence de période qui compte
tous les cas ayant existé pendant la période étudiée. Tous deux se calculent
par rapport à la même population de référence.
T.P.
Exemple : 1.
Dans un village de 3 450 habitants, il y a 79 cas de tuberculose; calculer le
taux de prévalence par mille.
2. Dans un
village de 3 450 habitants le centre de santé reçoive 152 cas de paludisme
sévère en novembre et 74 en février.
Calculer la prevelance de période de paludisme
pour novembre et février.
B. L'incidence
L’incidence
est une mesure dynamique, de mouvement. On l’obtient
En dénombrant les
cas nouveaux de la maladie étudiée, dans la population, survenus pendant une
période donnée. La période est
souvent une année.
Il y a les autres
taux qui sont tout à fait semblable a l’incidence = la mortalité (par an), la
natalité, la mortalité maternelle etc..
T.P. : 1.
Dans un village parmi 256 examens de la peau on trouve 217 positive pour
onchocercose. Le village compte 2147
habitants. Quelle est la prévalence?
2. En 1969 dans 7
pays africains avec une population de 38,141,000 on a compte 131,581 cas de
rougeole. Calculez le taux d’incidence.
3. Au Congo en
1984 il y avait 1,125,000 naissances parmi une population de 25 millions et
598,000 décès. Calculez le taux de
natalité et mortalité.
4. Le nord Kivu on compte 2 785 632
habitants. Pendant 2002 on a compté 54
876 cas de TBC dont 9 471 nouveau cas.
Calculer le taux d’incidence et prévalence.
Définition de la
statistique : Science du groupement méthodique des faits qui se présent a
une évaluation numérique.
Nombres,
mensuration
1. Pour-cent 60/100 %
Pour mille 600/1000 Pour dix
milles 6000 par 10.000
2. Fraction 6/10 = 3/5
3. Décimale – la plus facile a comprendre –
partie d’une unité 0.6
4. Pourcentile - ou centile – place d’un individu parmi 100
individus. Le pourcentile
en poids est marqué comme le « chemin de la santé » dans la carte
graphique. Tous les enfants normales
doivent se trouver entre ces 2 lignes (le 3eme et 97eme pourcentiles
des enfants en bonne santé).
T.P:1. Exprimez en % - 1. 0.5, 2.
0,035, 3. ¼, 4.
1/20, 5. 19/20, 6. ¾, 7.
75pourmille 8. 1.5 9.
1/3 , 10. 0.4
2. Exprimez en termes décimales: 11. 80% , 12
110% , 13 ¾ ,
14 2/5
, 15 1/3 , 16
26.5% ,17 75pourmille, 18 25% ,
19 1/3
, 20 100pourmille
3. Exprimez comme une fraction 21 80%,
22 26.5%, 23 0.65 , 24
0.5, 25 66% , 26
0.3333, 27 1.75,
28 200pourmille, 29 0.25,
30 80%
Apprendre a
formulez votre résultat en mots. 800/1000 = 80% = 8/10 = 0.8 =
Huit cent pour mille ou quatre vingt pour cent.
T.P. 4. Exprimer
« six cent pour mille » dans les plus grands nombres de moyens
possibles.
5. Exprimer en
décimale: 61%,100%,1/4, 1/6, 300 0/00, 78%, ½, 5/8, 9/15
, 75pourmille
On recherche un
phénomène, un trait, une propriété, caractère et ceci sont les variables. (A ne pas confondre avec la variance – en
haut). Un autre nom pour les variables
est les données.
La valeur de
chaque caractère est à découvrir.
Une valeur
aléatoire est une valeur qu’on ne peut pas prédire avec certitude. (Aléatoire veut dire au hasard)
Les caractères quantitatifs sont ceux avec une valeur numérique. Les qualités ne sont pas numériques mais on
peut donner un numéro a une qualité pour qu’on puisse l’analyser par les moyens
mathématiques.
Il y a 2
Caractères quantitatifs – continue (taille, poids, vitesse…..) = nombre exact
avec virgule ou fraction. Pour les
valeurs continues il se peut que ce soit plus claire, plus facile à étudier, si
on groupe ces résultats (donnes ou variables) en classes ou tranches (par
exemple hommes entre 40ans et 49ans).
-
- discontinue (ou discrètes ou nominales)( no d’enfants, no
lits…….). Discontinue veut dire un
nombre exact. Ceci sont les valeurs
quantitatives nominales ( = discrètes ou discontinues) (par ex, nombre d’années
d’études, nombre de bouteilles de coke, nombre des lits). Donc ce sont toujours les nombres arrondis.
Les valeurs qualitatives – Les études peuvent mesurer les variables
qualitatives. Les valeurs qualitatives
ont besoin d’être codifiées, c’est à dire exprime par un numéro. Le sexe puisse
être exprime 1=homme 2=femme. (N.B. Le sexe est une valeur dichotomique (di-
veut dire 2)– parce qu’il n’y a que 2 possibilités.)
Qualitatives –
codifiées – 1 célibat, 2 marié, 3 veuf etc….
Années d’écolage.
La différence
entre qualitative discontinue et qualitative est parfois difficile a comprendre. Tous les deux sont un numéro exact (arrondi).
Les variables
doivent être cohérentes pour faire une comparaison. C’est à dire tous les données appartiennent
au même groupement pour permettre les chiffres décrire ce groupement. Impossible a comparer les oranges et les
pommes – ils sont différents ! Les
valeurs sont homogènes – quand il
traite le même sujet
Les valeurs doivent être précises et établies
d’une façon systématique.
T.P. : 1. On
veut savoir le besoin en lits a la maternité.
Dans un hôpital
on a eu 905 accouchements dans l’année 2000.
Ceci représente combien par mois ? Par semaine ? Par jour ? Si tous les mamans restent à l’hôpital pour
un moyen de 4 jours on a besoin de combien de lits ?
2. Les suivants sont quels caractères (Quantitative
continue, discontinue ou qualitative) ?
1. Sexe d’un malade, 2. Age d’un enfant
3. Nombre de lits dans un hôpital
4. Profession d’un consultant 5.
Région d’origan d’un malade 6. Tp d’un malade 7.
Durée de vie d’un cancerese 8. Salaire d’un ouvrier 9. Population d’un pays 10 Etat civil d’un malade.
a) Moyenne
= somme des valeurs divise par nombre des cas
T.P. A calculer : L’age moyen de 10
élèves en G1 : 20 23 23 29 21
24 30 23 22 19
Moyen = m
(Grec m minuscule)
m = x1 + x2 +……/ N x1 = l’age du premier étudiant (20 ans), x2=
l’age de la prochaine (23) etc.. N= le nombre total des étudiants = 10 dans cet
exemple.
On exprime la moyenne en termes universels
comme m =
Sx/ N ∑ = S majuscule en grec et veut dire
« la somme de ». x = chacun
des 10 ages. Divisé par le nombre
d’étudiants total = N = 10 (dans cet exemple)
.
Avantage de la moyenne
C'est un paramètre parfaitement compréhensible pour le public et son calcul
est simple.
Inconvénient de la moyenne
Avec peu des données (distributions à faible effectif), le calcul de la
moyenne est très influencé par les valeurs les plus grandes et les plus
petites. C'est donc un paramètre insuffisant, qui devra être complété par d'autres.
Souvent on estime la moyenne par l’étude d’un échantillon. Exemple : Pour estimer l’age moyenne
d’une classe on doit savoir l’age de tous les étudiants pour trouver μ
mais on peut calculer pour 10 étudiants pris au hasard pour dire que leur
moyenne estimée (m) sera semblable au classe complète.
b. Le mode: Le mode est la
valeur de la variable à laquelle correspond l'effectif le plus grand ( = la fréquence la plus élevée). Dans le
cas d’une série groupée en classes, on parle de classe modale, celle qui
correspond à la plus grande fréquence (cas d'une variable continue).
Le mode des âges de 10 élèves en
G1 : 20 23 23 29 21
24 30 23 22 19 = 23 (23 apparaisse 3 fois)
Avantages du mode :
Sa détermination est immédiate aussi bien sur le graphique que sur le
tableau statistique. Sa signification est évidente, car il est intéressant de
connaître la valeur de la variable qui revient le plus souvent au cours des
observations.
Inconvénients du mode :
Le mode n'a de signification que si l'effectif correspondant est nettement
supérieur aux autres effectifs. En outre, une série statistique peut posséder
plus qu’un ou plusieurs modes. Le mode perd alors beaucoup de sa signification.
Il se peut aussi que le mode n'existe pas.
Exemple d’une série avec 2 modes : 20 23 23
21 19 25 23 25 22 25
c. La médiane et les
quantiles
La médiane est la valeur de la variable qui se trouve au milieu d’une
distribution quand les
données sont rangées par ordre croissant ou décroissant. Autrement dit, la médiane est la valeur de la
variable telle que la somme du nombre de toutes les valeurs qui se trouve en
dessous est égale à la somme de toutes les valeurs qui se trouvent au‑dessus.
Pour la trouver c’est le donnée tout au milieu d’un groupe impair ou entre 2
résultats d’un groupe en nombre pair.
La médiane des âges de 10 élèves en
G1 : 20 23 23 29 21
24 30 23 22 19 – arrangé en ordre 19 20 21 22 23 23 23 24 29 30 - nombre pair donc entre le 5eme et 6eme =23
Avantage de la médiane
Elle est indépendante des valeurs les plus grandes et les plus petites:
elle prend donc un grand intérêt dans la description des séries très
asymétriques.
Inconvénient de la médiane
Elle n’est pas
aussi familière au public que la moyenne.
On peut également
marquer la médiane sur les graphiques
Les quantiles sont les
divisions d’une série de données pour que chaque division ait le même nombre
des données.
La médiane est parfois appelée quantile d'ordre 2, parce qu'elle divise la série en deux parties
égales.
Exemple: le cas de l’age des enfants à charge d’un personnel. Classons les
83 données (enfants) dans l'ordre croissant:
1 1 1 1 1 11 1 1
1 1 1
1 1 1
1 2 2 2
2 2 2
2 2 2
2 2 2
2 2 2
2 2 2
2 2 2
2 2 2
2 2 2
2 2 2
2 2 2
3 3 3 3
3 3 3
3 3 3
3 3 3
3 3 3
3 3 3
3 4 4 4
4 4 4
4 4 4
4 4 5 5
5 5 6
Il y a 83 enfants
(données).
La médiane est donc la valeur se trouvant au milieu, soit, ici, la 42eme.
Il y en a 41 au‑dessous et 41 au‑dessus. La 42ème donnée est 2. La
médiane est donc 2ans.
Il existe d'autres quantiles. Ce sont,
principalement, les quartiles, les déciles et les centiles. Nous avons déjà dit
que la médiane divise une série en deux parties égales. De même, les quartiles
sont les 3 valeurs de la variable qui divisent la série en 4 parties contenant
chacune le même nombre d’observations. Les déciles sont les 9 valeurs qui
divisent la série en 10 parties contenant chacune le même nombre d'observations.
Les centiles sont les 99 valeurs qui divisent la série en 100 parties contenant
chacune le même nombre d'observations.
T.P. Dans l’exemple en haut on veut diviser les
enfants en 4 groupes – donner les 3 quartiles d’age qui décrivent ces 4
divisions.
On utilise les centiles dans la carte graphique
des poids des enfants normales. Ces 99
valeurs décrivent les poids de 100 enfants typiques normaux. On l’appelle « la route de la
santé ».
TP 1. Dans la
maternité de Nyankunde en 2000 on a eu les accouchements suivants :
J81, F 68 M73
A78 M80 J78
J82 A75 S73
O73 N72 D73
Trouvez la
moyenne, la médiane et les modes des accouchements.
2. Dans un examen
de pharmacologie les étudiants ont gagné les points sur 20 suivants :
10.1 12.7 10.9
10.5 11.3 12.3
12.8 11.6 10.9
13.8
Trouvez la
moyenne, la médiane et les modes de leur points.
Une graphique
doit toujours avoir 1. un titre, 2. Les coordonnées (axes, y et x, avec
échelles), 3. Une trace (des résultats).
Il y a plusieurs
types des graphiques : 1. Graphique a courbes. 2. Graphique en colonne =
Histogramme (en colonnes (par groupe).
Une colonne dans un histogramme montre les résultats des groupes qui
sont semblables. Par exemple une colonne
puisse être les gens de 20 a 29ans. Donc
la prochaine colonne doit être les 30 a 39 etc.. On appelle ceci « l’intervalle de
classe ».
Donc il y a une
limite supérieure, une limite inférieur et un centre de chaque classe.
Exemple : 1.
Résultats des examens : nombre des étudiants avec 45-49 points, 50-54, 55-59 etc….
2. Histogramme de
la pluie journalière pendant octobre.
3. On peut
exprimer le résultat comme un diagramme en cercle.
4. Graphique a
courbes de la mortalité à cause de TBC en France entre 1900 et 2000. A partir
de ce graphique on peut formuler une hypothèse pour expliquer la courbe.
5. Carte
graphique des enfants (Enf et Santé p108). La courbe de poids
Comment être sûr que l'enfant grandit normalement et est en bonne santé?
Déjà l'aspect général de l'enfant est révélateur de son état de nutrition et de
santé: il est robuste, fort, sa peau est souple, ses muscles fermes; il joue,
il ne pleure pas à tout moment, et il a bon appétit.
Mais un moyen certain pour affirmer le bon état de santé et de nutrition
est la pesée mensuelle lors de la consultation préscolaire. Si le poids de
l'enfant se trouve dans le "bon chemin » et augmente régulièrement,
la nutrition et santé de l'enfant sont bonnes.
Courbe de poids et santé de l'enfant –
utilité :
L’enregistrement
du poids de l'enfant peut servir à 1.surveiller le rythme de croissance
2. détecter les premiers symptômes révélateurs
d’une carence en calories ou en protéines
3. évaluer les effets d'un traitement destiné à
corriger ces carences 4. juger du
succès ou de l'échec des programmes d'éducation nutritionnelle.
Comme un médecin se base sur certains signes cliniques extérieurs de la
maladie, tels que l'évolution de la température pour l’évolution de la maladie
le médecin utilise le poids pour évaluer le rythme de croissance. Le corps,
comme tout organisme vivant, grandit depuis sa naissance jusqu'à la taille
adulte. Sa croissance est particulièrement intense durant les cinq premières
années de la vie. Ses besoins nutritionnels sont exigeants. Chez l'enfant de moins de cinq ans, si le
poids n'augmente pas normalement, c'est que quelque chose ne va pas. Le
ralentissement, et par conséquent le retard de croissance, constitue le premier
signe d’un danger imminent de malnutrition latente. Durant cette période,
croissance et santé sont étroitement liées. Un facteur infectieux ou une
carence alimentaire se manifestent aussitôt par un retard ou un arrêt de
croissance. Les symptômes de malnutrition franche surviennent donc le plus
souvent après une période plus ou moins longue pendant laquelle le poids de l'enfant
est demeuré stationnaire. C'est cette période de ralentissement de la
croissance qui permet d'avoir l'attention attirée sur le problème de la
nutrition et qui facilite la prévention des formes graves.
En résumé, nous retenons qu'un enfant bien
nourri est en bonne santé, ce qui se traduit par une courbe de poids
excellente: "bonne alimentation = bonne santé = bonne croissance = bon chemin
sur la courbe de poids".
Présentation de la courbe de poids (système proposé par Jelliffe)
Voici comment se présente la courbe de
poids se trouvant sur la fiche de consultation préscolaire (v. plus loin,
schéma I).
a. Cinq rectangles se suivent,
divisés chacun en 12 parties dans le sens de la largeur et 18 parties dans le
sens de la hauteur. Ces divisons horizontales et verticales leur donnent
l'aspect de grilles.'
Chaque grille représente une année de vie
• la première grille à gauche = de 0 à 1 an
• la deuxième grille = de 1 à 2 ans
• la troisième grille = de 2 à 3 ans
• la quatrième grille = de 3 à 4 ans
• la cinquième grille = de 4 à 5 ans.
b. Les cases inférieures de chaque
grille servent à indiquer les douze mois de l'année. La colonne de droite de
chaque grille est numérotée de 2 à 19 = le poids de l'enfant, en kilos.
C. Chaque grille est traversée par
deux lignes grasses obliques. Elles partent de l'extrémité inférieure gauche et
suivent une direction ascendante. Elles sont presque parallèles au départ, mais
s'écartent l'une de l'autre en progressant vers l'extrémité de droite.
d. Entre
ces lignes grasses, trois lignes obliques, plus minces, suivent la même direction, allant de gauche à droite.
e. Au centre de la troisième
grille se trouvent cinq chiffres superposés les centiles (voir en haut):.
Chaque chiffre désigne une ligne de poids. Ordinairement la ligne maximale est
95% des poids moyens jugé normaux et pris de référence, donc 95% des enfants
normaux. Le ligne inférieur est 5% des enfants normales de cet age – ceux qui
sont petits mais tout à fait normaux. On trouvera ci‑dessous la
signification des espaces situés entre ces lignes, espaces appelés, lés
"routes" ou "chemins". En pesant l enfant au moins une fois
par mois, on voit en effet que les points qui représentent son poids forment
une ligne propre à l'enfant. Cette ligne de poids semble suivre l'un des
"chemins" qui se trouvent devant l'enfant (à sa droite sur le
graphique).
f. A l'extrémité supérieure
gauche se trouve un "tableau alimentaire". Ce tableau attire
l'attention de la maman et de l'éducateur sur l'importance du régime alimentaire
de l'enfant et sur le rôle fondamental que joue l'alimentation dans la
croissance de l'enfant.
g. Dans le coin inférieur droit, on trouve une petite grille: «Prévention
du paludisme". Elle présente cinq divisions horizontales = les cinq
premières années de la vie de l'enfant, et douze divisions verticales = les
douze mois de ces cinq premières années. Ces petites cases sont destinées à
noter chaque mois si l'enfant reçoit un médicament préventif de la malaria.
Actuellement, on abandonne la chimioprophylaxie
systématique du paludisme chez tous les enfants de 0 à 5 ans. On la réserve à
des enfants à risque: anémie falciforme, enfant fragile... Pour tous les
autres, on propose plutôt un traitement présomptif de toutes les fièvres par la
chloroquine. Ceci pour retarder l'apparition d'une résistance à la
chloroquine.
h. Au verso voir la composition familiale, les vaccinations, et du
développement etc.

T .P. ;1. Trouvez un graphique de
l’évolution de l’infection de VIH en Afrique.
2. Chercher les
graphiques pour montrer les défis du millenium en Afrique.
Choix de
l'échantillon
Toutes les
personnes pouvant être retenues dans une enquête constituent la population de
référence, mais il est rare d'en étudier la totalité. Il est plus courant d'en
sélectionner un échantillon également appelé population étudiée, de telle sorte
que chaque personne appartenant à la population de référence ait une chance
égale d'être incluse dans l'étude. De cette façon, la population étudiée sera
probablement représentative de la population de référence. Un échantillonnage
incorrect ou insuffisant est une erreur fréquente dans les enquêtes.
L'étude de la
population entière peut demander trop de temps, de personnel et d'argent. De
plus, les dimensions d'une telle étude pourraient être source d'erreurs
supplémentaires. Dans certaines circonstances, l'examen de la population
entière est cependant inévitable, par exemple, lorsqu'on veut recenser tous les
cas survenant au cours d'une épidémie ou lorsque la sélection d'un groupe de
personnes serait ressentie comme une discrimination.
Il existe deux
méthodes principales pour tirer un échantillon d'une population de référence :
1.
Echantillon aléatoire (tout à fait par hasard) et
2.
Echantillon systématique.
Exemple s’il s’agit d’une étude maison à maison pour étudier par exemple
la possession d’une moustiquaire ; il existe les tables des nombres aleatoire qui vous indique que vous devrez (par exemple)
aller à maison 45 puis 32 ….. Mais c’est
plus facile d’aller systématiquement – par exemple chaque 3eme maison.
Donc pour des
raisons statistiques, l'échantillonnage aléatoire a plus de chances d'être
représentatif, mais l'échantillonnage systématique peut être plus facile à
réaliser en pratique.
Donc on doit décider quelle sera l'unité d'échantillonnage. Ce peut être
des personnes, des maisons ou des villages, selon les cas. Puis on doit sélectionner le point de départ
en utilisant une méthode aléatoire garantissant que toute unité a une chance
égale d'être retenue. Cela peut être
fait soit par tirage au sort, soit en utilisant une table de nombre
aléatoire. Puis on continue en utilisant
les nombres aléatoires ou dans une manière systématique (une admission hospitalière sur 3, une
maison sur dix dans une rue etc.)
3. Echantillonnage en grappe:
Il est souvent impossible d'obtenir une base d'échantillonnage pour des individus. Une solution consiste à utiliser des villages tirés au sort ou des foyers plutôt que des individus. On recommande un tel échantillonnage en grappe, par exemple, la « technique des 30 grappes de 7 unités ». Trente villages ‑ ou grappes de maisons ‑ sont tirés au sort, dans chaque grappe 7 maisons sont alors choisies aléatoirement. Cette technique a été mise au point à l'origine pour estimer la couverture vaccinale, mais elle est maintenant largement utilisée pour toutes sortes d'enquêtes descriptives.
Inconveniences : Cette méthode d'échantillonnage ne donne pas une estimation suffisamment précise pour les maladies rares. Elle ne convient pas non plus pour mesurer des changements intervenant dans l'état de santé d'une population.
Avantages : Les échantillons en grappe ont plusieurs avantages :
1. Il ne nécessite qu'une, base
d'échantillonnage simple, par exemple liste des villages.
2. . L'enquête est plus facile et plus rapide car
les gens sont regroupés.
3.. C'est une
façon de faire qui est souvent mieux acceptée par la population.
En général, plus l'échantillon est grand,
plus l'estimation de la fréquence sera fiable.
En revanche, lorsqu'une précision plus importante est requise ou que la
prévalence est faible, un échantillon beaucoup plus grand sera nécessaire.
Pour les études mathématiques des résultats (statistiques inferentiels)
on a besoin d’un minimum de 30 résultats qui puisse être comparés.
T.P. 1. Pour estimer la couverture
vaccinale de BCG dans une aire de santé on visite 210 maisons (dans 2 villages)
pour examiner les cicatrices sur le bras des enfants. Dans un village on trouve 95% de 108 enfants avec une cicatrice dans, dans
un autre 34% de 183 enfants. Donnez la prevelance d’immunisation dans les villages, et dans
l’aire. Donnez quelques explication de
ces résultats.
2. Dressez une table de récolte des données pour
une enquête sur la relation entre le taux d'hémoglobine et l'ankylostomiase en
fonction de l'âge et du sexe de sujets dans un village.
1. Erreurs d’inscription et d’observation.
Les mesures
peuvent être facilement inexactes. C'est en général la faute de l'enquêteur qui
mesure mal et non celle des instruments ou des sujets, on parle alors d'erreur due à l'observateur. Il peut
cependant exister des erreurs dues aux instruments si ceux‑ci ne sont pas
contrôlés régulièrement, par exemple le zéro ajusté sur les balances. Une autre
source courante d'erreur est la mauvaise transcription de l'information sur les
formulaires ou les questionnaires d'enquête.
Donc les erreurs
puissent être :
1.
De
l’observateur – expérience, vision, ouïe, personnalité….
2.
D’inscription
– oublie, vraies erreurs, des vrais semblables